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Le carnaval de Stavelot avec les étudiants Erasmus
Carnival time with Erasmus students in Stavelot
26 mars 2006

Le carnaval de Stavelot est un des plus importants de Wallonie. Il est caractérisé par les "Blanc Moussîs" (littéralement : les habillés de blanc). Quelques jours avant, le professeur André Ozer, lui-même Blanc Moussî, a eu la gentillesse de présenter le folklore stavelotin aux étudiants, qui ont ainsi pu encore mieux profiter de la fête.

Une journée pleine de rires, de confettis et de bonne humeur...








 

Adrian Obae était de la partie. Il nous livre ses impressions :

C’est samedi, 26 mars. A Stavelot c’est un grand carnaval.
Nous partons de Liège dans un bus, et après une demi-heure, nous arrivons à Stavelot.
Il y a des jeunes partout, mais aussi des personnes âgées déguisées. Dès l’entrée dans la ville et jusqu’à l’endroit où le carnaval doit avoir lieu, tu peux voir des gens habillés de costumes divers l’un plus intéressant que l’autre.
Et c’est vrai, il y a une atmosphère de carnaval qui te frappe dès le début. De la musique, des choses à boire, des choses à manger, beaucoup de choses à manger, la foule, mais ce n’est que le début.
Une heure après, la ville toute entière est remplie de gens de tous les coins de la Belgique et pas uniquement. Ils se promènent tous afin de trouver la meilleure place pour voir l’immense cortège. Nous avons finalement trouvé nous aussi une place parmi la foule ! Il fait un peu froid et il pleut un tout petit peu, mais cela ne pose de problèmes à personne.
Le cortège apparaît. Viennent d’abord les « Blancs Moussis », habillés de blanc des pieds à la tête, portant des masques étranges aux immenses nez rouges. Ils tiennent dans leurs mains des ballons en intestins de porc et jettent des confettis des sachets qu’ils portent sur eux. Ce qui les rend plus intéressants encore c’est qu’ils ont tous les âges possibles en commençant par les plus vieux , d’à peu près 80 ans, et finissant par les plus jeunes –d’à peu près 3-4 ans. Ils sont vraiment incroyables !
Les « Blancs Moussis » sont suivis par d’autres gens masqués habillés de rouge ou de bleu, avec des robes très longues à grandes cercles métalliques. C’est aussi bien des femmes que des hommes. Suivent les chevaliers templiers avec leur char, leurs  épées, leurs armures, tout l’appareil… S’ensuivent les indiens qui dansent sur des rythmes très modernes et très connus, les cowboys aux pistolets, habillés de jaune, les égyptiens aux chars transportant des statues de leurs dieux, les ménagères qui ont mis leur linge à sécher, les hommes aux gros ventres, une variante de Blanche Neige et les 7 nains, les gens de Hawaï accompagnés par quelqu’un qui fait du ski nautique, les joueurs de tennis qui t’invitent à jouer avec eux et t’offrent un verre en même temps, les guerriers qui te demandent si tu ne veux pas participer à un duel… les tortionnaires eux aussi t’invitent à monter sur leur guillotine et te frappent avec un balai tout en te faisant sentir du mauvais fromage… Chaque cortège t’invite à t’impliquer d’une manière ou d’une autre, à boire avec eux un petit verre.
Et à nouveau les « Blancs Moussis » qui te frappent avec leurs ballons et te jettent des confettis. Mais la grande surprise : si tu ne fais pas attention tu peux recevoir un poisson qui sent mauvais directement sur la tête. Nous avons vu le poisson, mais celui qui était derrière nous n’a pas eu la même chance…
Et les surprises continuent. Il y a des chars immenses qui commencent à se profiler à l’horizon. Imaginez ce qu’il y a dans ces chars ! Des canons immenses qui font feu… Certains trébuchent. D’autres tombent. Nous, plus résistants, nous restons debout. Mais à quel prix ! Les confettis nous inondent, nous entourent, nous bombardent de tous côtés. Ils sont partout ! En seulement quelques instants, la place toute entière est inondée de confettis et le chemin est recouvert par une couche épaisse multicolore. Les petits sont les plus heureux. Ils ramassent les confettis et commencent la lutte contre les « méchants ».
La parade a pris fin. Après la guerre, il y a le butin : beaucoup de bonbons, des monnaies en chocolats, des caramels et… beaucoup de confettis…
Nous allons vers la place principale ou la place centrale. C’est ici que les célèbres Blanc Moussis vont danser et vont nous inviter nous aussi à danser ! Nous avons échappé à une grande partie des confettis. Les Blancs Moussis dansent et nous invitent nous aussi (c’est que sans le vouloir on est entraîné dans une sorte de ronde), c’est beau, c’est bon, mais nous avons oublié que les chars aux canons aux confettis sont aussi arrivés dans la même place et qu’ils font feu continu depuis un bon moment dans la foule. Nous sommes touchés nous aussi par les flots des confettis, et nous sommes à nouveau –évidemment –couverts de confettis. Après un tour complet, nous renonçons. Nous sommes fatigués. Nous prenons une pause pour aller boire quelque chose, pour nous rafraîchir.
Maintenant nous attendons la nuit et le feu d’artifices. Entretemps, nous visitons un peu la ville de Stavelot. C’est une belle ville, petite, intime, ayant des ruelles étroites qui montent ou descendent de tous côtés, d’autres rues serpentent à l’infini nous invitant –semblerait-il –à les suivre. Jolie petite ville, nous voyons les traces de la Guerre mondiale, nous voyons les monuments dédiés aux héros, et nous voyons aussi des traces plus anciennes des chevaliers templiers qui avaient bâti ici un immense cathédrale dont il ne reste plus aujourd’hui que des ruines et une immense porte avec un arche superbe. C’est ici qu’il y aura le feu d’artifice.
C’est l’heure des artifices. Nous occupons nos positions de défensive derrière les ruines et les barrages de la police. Le feu commence. Le ciel rougit sous une première explosion d’artifices, il devient ensuite bleu, jaune, à nouveau rouge, ensuite tout devient lumière sous une explosion immense de couleurs. Des raquettes lumineuses explosent et leur apogée apporte une explosion d’étoiles filantes. Et le feu continue. Il y a aussi des feux qui bougent dans le ciel noirci par la fumée. C’est le moment du grand final : mais il n’y a pas de fin. On pourrait dire que c’est fini tout comme il a commencé, mais, vraiment, il y a eu un grand final continu. Beau, Intéressant.
Voilà ! Il faut rentrer au bus. Nous le retrouvons, nous voulons y monter, mais il faut d’abord perdre le poids supplémentaire que nous avons recueilli, c'est-à-dire les confettis !
Finalement ! nous sommes un peu plus légers. Nous montons dans le bus. Nous sommes fatigués, exténués. Nous arrivons à Liège, le terminus de notre voyage. Epuisés, nous nous disons bonne nuit et partons chacun chez soi. Nous sommes arrivés dans nos chambres. Il faut dormir maintenant, donc BONNE NUIT et nous vous attendons dans d’autres excursions aussi. BONNE NUIT !

Adrian Obae
Université Polytechnique de Bucarest
Etudiant Erasmus à l’Université de Liège


 

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Mars 2006 - Cellule Internet