| UNIVERSITE
de Liège Département d'Anesthésie-Réanimation |
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INFORMATIONS A
L'USAGE DES PATIENTS |
| Toute intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie doit faire l'objet d'une consultation préalable auprès d'un Médecin Anesthésiste-Réanimateur | PAGE EN COURS DE CONSTRUCTION | |
Les
rendez-vous peuvent s'obtenir aux numéros suivants : |
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CHU
de Liège - Sart Tilman |
: | 04 366 77 86 |
CHU
Notre Dame des Bruyères |
: | 04 367 96 29 |
CHU
Centre Ville - Policlinique L. BRULL |
: | 04 270 30 30 |
| Une
brochure explicative sur l'Anesthésie est à votre disposition
sur cette page (bas de page) |
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DEFINITION DE L'ANESTHESIE Le mot "anesthésie"
signifie l'insensibilité aux douleurs provoquées par les
actes médicaux ou chirurgicaux. |
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La sédation La sédation est une anesthésie générale plus légère. Tout comme l'anesthésie générale, la sédation diminue la respiration et les réflexes de protection de vos poumons. Les mesures de sécurité seront les mêmes que pour toute anesthésie générale. La sédation est utilisée dans des procédures opératoires légères ou des explorations médicales, endoscopiques, peu douloureuses mais désagréables. |
| L'anesthésie sous hypnose ou hypnosédation * Mise au point en 1992 au CHU de Liège,
l’hypnosédation est une technique qui utilise l’hypnose
au moment de l’anesthésie. Les premières descriptions de l’état d’hypnose sont anciennes. Il faut néanmoins attendre les années ‘50 pour que l’on envisage de l’introduire dans les procédures médicales. L’hypnose étant un excellent moyen de relaxation, elle est, depuis, utilisée en médecine pour régler des problèmes engendrés par l’anxiété. Mais les plus importantes recherches médicales dans le domaine de l’hypnose ont porté sur l’usage de cette technique dans le contrôle de la douleur. On a en effet découvert que l’hypnose pouvait avoir un réel impact à ce niveau puisqu’elle permet de bloquer les signaux de douleur quand ils atteignent le cerveau, en substituant une autre sensation à celle de la douleur. L’hypnosédation trouve là son origine. C’est en effet dans ce cadre que la possibilité d’utiliser l’hypnose en lieu et place d’une anesthésie générale a vu le jour. Comment se déroule une hypnosédation? Une anesthésie sous hypnose
n’est possible que pour certains actes chirurgicaux : des actes
de petite chirurgie comme l’extraction de polypes dans le nez, de
dents de sagesse ou des interventions plus sérieuses comme les
opérations de chirurgie plastique et maxillo-faciale, de la thyroïde,
ORL, gynécologique (hystérectomie… ). Lorsque l’acte chirurgical le permet, on propose l’hypnosédation aux patients qui redoutent l’anesthésie générale, à ceux qui désirent faire l’expérience de l’hypnosédation ou ont une contre-indication à l’anesthésie classique. Comment cela se passe-t-il ? Si vous êtes amené à subir une hypnosédation, vous êtes généralement accueilli le matin même de l’intervention et recevez une prémédication destinée à vous détendre, avant la chirurgie. Une fois au bloc opératoire, vous êtes confortablement installé sur la table d’opération, au besoin à l’aide de coussins. L’équipe médicale met en place un monitoring classique (mesure du battement du cœur, de la pression artérielle) et prévoit une procédure d’urgence qui permet à tout moment de recourir à une anesthésie générale. L’hypnose peut alors commencer. Dans la salle d’opération, le médecins anesthésiste-réanimateur diffuse une musique lancinante et vous invite à vous détacher de l’environnement en fixant un point. Outre la musique, la salle est plongée dans un silence relatif : on diminue le volume sonore des bips, les médecins et infirmiers chuchotent. Le médecin anesthésiste-réanimateur parle d’une voix monocorde, lentement, avec un langage répétitif. Vous entrez en état d’hypnose : vos muscles se relâchent, vous vous immobilisez, votre fréquence respiratoire se ralentit. Cet état de conscience modifiée est maintenu pendant toute l’intervention par l’accompagnement verbal du médecin anesthésiste-réanimateur qui suggère l’évocation d’un souvenir agréable qu’il aura convenu avec vous avant votre arrivée au bloc (vacances en montagne, pratique d’un sport…). Vous restez donc conscient au cours de l’acte mais vous êtes toujours envahi par une sensation de détente. Vous vous dissociez de ce qui se passe dans la salle et dans votre corps en allant rechercher dans votre mémoire des moments agréables pour les revivre. L’état d’hypnose est assez agréable : cela ressemble à ce qui se passe le matin au réveil lorsqu’on se sent dans une bulle, que l’on n’a pas envie d’ouvrir les yeux, mais que toutes les perceptions sont extrêmement claires. Toutefois, sous hypnose, la réalité et les images créées par le cerveau ont tendance à se confondre. Après 5 à 10 minutes, le chirurgien place le champ opératoire et utilise l’anesthésiant local. Pendant toute l’opération, vous pouvez signaler l’inconfort par un signe de la main ou un clignement d’œil. Le médecin anesthésiste-réanimateur rassure de la main et prévient le chirurgien qui réinjectera alors un anesthésiant local. Les manipulations chirurgicales sont précises et douces ; toute l’équipe doit s’adapter à vos besoins physiologiques et psychologiques. Bien sûr, il faut une grande collaboration entre tous les membres du personnel présents. En fonction des gestes posés par le chirurgien, l’anesthésiste module son discours et vous conditionne pour que vous intégriez le geste à ce que vous vivez. Ainsi, l’injection d’un produit froid peut être associée à la sensation d’un glaçon que l’on suce lorsque l’on “ farniente ” autour de la piscine. Lorsque l’intervention est terminée, le médecin anesthésiste-réanimateur reprend une voix normale et vous invite à réintégrer un état de conscience normal. Vous séjournerez en salle de réveil pendant une trentaine de minutes pour surveiller les suites de l’intervention. Ensuite, vous pourrez retourner dans votre chambre et pourrez quitter l’hôpital le lendemain de l’intervention.
Des contre-indications ? On ne propose pas cette technique aux personnes qui présentent des contre-indications : allergies aux anesthésiques locaux, surdité, troubles psychiatriques ou démences.
Quels sont les atouts de l’hypnosédation ? Avantages majeurs : après une hypnosédation, vous pouvez boire et vous alimenter sans délai. Vous ne ressentez ni nausées, ni vomissements, et pouvez vous lever immédiatement. En outre, on a pu observer que, par
rapport aux patients opérés sous anesthésie
générale, ceux qui ont vécu une hypnosédation
en gardent généralement un excellent souvenir, dû
principalement à leur “ participation active à l’intervention
”. Ils montrent un état de détresse moindre durant
la chirurgie, ressentent moins de douleurs après l’opération,
se disent moins fatigués et consomment moins de médicaments.
Surtout, et c’est un des principaux atouts de cette technique, l’hypnosédation
laisse la conscience aux patients, ce qui, semble-t-il, leur permet de
récupérer et de se rétablir plus rapidement. |
| LE JOUR DE L'ANESTHESIE |
| Etre à jeûn... Pour votre sécurité,
il vous est demandé de ne rien manger ni boire plusieurs
heures avant votre anesthésie. |
| LE REVEIL Ce terme, source de confusion, devrait
idéalement faire place à celui de "retour à
la conscience". Pour les anesthésies
régionales , la récupération de la fonction des
nerfs est progressive et peut prendre plusieurs heures. La durée passée en USPA (salle de réveil) est très variable : rarement moins d'une demie-heure mais parfois plusieurs heures. Ce temps passé en USPA ne signifie pas nécessairement qu'il y a complication à l'intervention. Il se justifie souvent par un souci de sécurité accrue vis-à-vis de patients qui présentent certains risques spécifiques ou tout simplement pour mieux contrôler le résultat d'une opération chirurgicale. C'est seulement lorsque votre état sera parfaitement stabilisé que vous serez reconduit dans votre chambre. |
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INCONVENIENTS ET COMPLICATIONS POSSIBLES |
| Raucité (voix rauque) Lors d'une anesthésie générale, on introduit généralement un tube dans la trachée et entre les cordes vocales pour assurer l'arrivée d'oxygène aux poumons. L'anesthésie peut également rendre la bouche et la trachée sèches. Ces deux éléments sont souvent à l'origine d'une voix rauque pendant un à quelques jours après l'opération. |
| Troubles de la vigilance Les médicaments utilisés pour l'anesthésie sont de courte durée d'action. Toutefois, ceux utilisés contre la douleur et contre l'anxiété (donnés lors de la premédication) agissent beaucoup plus longtemps. Il est donc vivement déconseillé d'effectuer des tâches nécessitant une vigilance soutenue (conduire un véhicule par exemple) dans les 24 heures après une anesthésie et/ou une sédation. Les décisions importantes devront idéalement être évitées durant cette période. |
| CONSENTEMENT ECLAIRE |
| FACTURATION |
| Le remboursement de l'anesthésie est fixé par une convention avec les mutuelles (INAMI) ou dépend de la nature des actes médicaux dont vous allez bénéficier. |
| Une
brochure explicative sur l'Anesthésie peut être téléchargée
ci-dessous |
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