UNIVERSITE de Liège
Département d'Anesthésie-Réanimation
INFORMATIONS A L'USAGE DES PATIENTS

Toute intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie doit faire l'objet d'une consultation préalable auprès d'un Médecin Anesthésiste-Réanimateur   PAGE EN COURS DE CONSTRUCTION
     
Les rendez-vous peuvent s'obtenir aux numéros suivants :
   
CHU de Liège - Sart Tilman
: 04 366 77 86
CHU Notre Dame des Bruyères
: 04 367 96 29
CHU Centre Ville - Policlinique L. BRULL
: 04 270 30 30

Une brochure explicative sur l'Anesthésie est à votre disposition sur cette page (bas de page)
[Cliquez ici pour y accéder directement]

1. DEFINITION DE L'ANESTHESIE
  L'anesthésie générale
    La sédation
  L'anesthésie régionale
  L'anesthésie sous hypnose ou l'hypnosédation
     
2. QUI ADMINISTRE UNE ANESTHESIE ?
     
3. L'EXAMEN PREANESTHESIQUE
     
4. LE JOUR DE L'ANESTHESIE
  Etre à jeûn
  La prémédication
  La sécurité
   
5. LE REVEIL
 
6. LES INCONVENIENTS ET COMPLICATIONS POSSIBLES
 
7. LE CONSENTEMENT ECLAIRE
 
8. LA FACTURATION
 

 

DEFINITION DE L'ANESTHESIE

Le mot "anesthésie" signifie l'insensibilité aux douleurs provoquées par les actes médicaux ou chirurgicaux.
On distingue deux grands types d'anesthésie : l'anesthésie générale et l'anesthésie régionale suivant que l'on "endort", soit le cerveau, soit les nerfs de la région intéressée. Parfois, ces deux techniques peuvent être utilisées en même temps.
On appelle réanimation, la surveillance et le soutien des fonctions essentielles du corps pendant l'anesthésie (respiration, tension artérielle, battements cardiaques...) mais aussi durant la période qui suit.


L'anesthésie générale

Cette technique d'anesthésie vous rend inconscient et insensible à la douleur.
Elle nécessite l'administration de médicaments qui agissent sur le cerveau.
Le médecin anesthésiste-réanimateur peut les administrer dans une veine ou par un masque appliqué sur le visage.
Ces deux techniques d'administration médicamenteuse peuvent être utilisées en même temps.

Ces médicaments extrêmement efficaces et fiables provoquent un sommeil artificiel très différent du sommeil naturel.
C'est ici qu'intervient la fonction de réanimateur de votre médecin anesthésiste-réanimateur. Il va surveiller et assurer une fonction correcte du coeur, des poumons, des reins et la protection du corps tout en permettant l'intervention du chirurgien. Il est aidé, pour cela, de nombreux appareils de surveillance très sophistiqués et contrôlés en permanence.
Dans certains cas, il utilisera un respirateur, un tube dans la trachée ou un masque pour apporter de l'oxygène à votre sang.

Le médecin anesthésiste-réanimateur surveillera d'autres fonctions de votre organisme comme le relâchement des muscles, la coagulation du sang et bien d'autres encore.

A la fin de l'intervention, le médecin anesthésiste-réanimateur arrêtera l'administration des médicaments anesthésiants et donnera parfois des antidotes à ces médicaments. Vous retrouverez ainsi la conscience et, progressivement, votre autonomie. Enfin, pour votre sécurité, vous serez encore surveillé après la fin de l'intervention dans une salle de réveil aussi appelée "Unité de Soins Post-Anesthésie" (USPA). Le médecin anesthésiste-réanimateur continuera à traiter votre douleur éventuelle après l'opération.


La sédation

La sédation est une anesthésie générale plus légère. Tout comme l'anesthésie générale, la sédation diminue la respiration et les réflexes de protection de vos poumons. Les mesures de sécurité seront les mêmes que pour toute anesthésie générale. La sédation est utilisée dans des procédures opératoires légères ou des explorations médicales, endoscopiques, peu douloureuses mais désagréables.


L'anesthésie régionale

Pour comprendre le mécanisme de l'anesthésie régionale, il faut savoir que la douleur est transmise par des nerfs.
Si on bloque cette transmission, une partie du corps est anesthésiée. Cette technique peut se réaliser en injectant, autour des nerfs concernés, des médicaments appelés anesthésique locaux.

Suivant la région que l'on cherche à anesthésier, la technique porte un nom différent. Ce sont cependant les mêmes médicaments qui sont utilisés.

Si l'anesthésie péridurale (utilisée couramment pour supprimer la douleur de l'accouchement) ou rachidienne permet d'endormir tout le bas du corps, il existe d'autres techniques qui permettent de n'endormir qu'un bras, une jambe ou un pied, par exemple.


L'anesthésie sous hypnose ou hypnosédation *

Mise au point en 1992 au CHU de Liège, l’hypnosédation est une technique qui utilise l’hypnose au moment de l’anesthésie.
L’hypnose n’a rien à voir avec le sommeil, il s’agit plutôt d’un état d’hyperconcentration détendue. En fait, dans l’état d’hypnose, l’inconscient occuperait l’avant-plan, laissant en veilleuse le conscient habituellement hyperactif.
Il semble que la majorité d’entre nous expérimente régulièrement une forme légère de transe hypnotique. Ainsi, il arrive parfois, que concentrés sur une idée ou une sensation, nous fassions complètement abstraction de la réalité environnante tout en poursuivant des activités comme marcher, conduire et… rater la sortie d’autoroute !

Les premières descriptions de l’état d’hypnose sont anciennes. Il faut néanmoins attendre les années ‘50 pour que l’on envisage de l’introduire dans les procédures médicales. L’hypnose étant un excellent moyen de relaxation, elle est, depuis, utilisée en médecine pour régler des problèmes engendrés par l’anxiété. Mais les plus importantes recherches médicales dans le domaine de l’hypnose ont porté sur l’usage de cette technique dans le contrôle de la douleur. On a en effet découvert que l’hypnose pouvait avoir un réel impact à ce niveau puisqu’elle permet de bloquer les signaux de douleur quand ils atteignent le cerveau, en substituant une autre sensation à celle de la douleur.

L’hypnosédation trouve là son origine. C’est en effet dans ce cadre que la possibilité d’utiliser l’hypnose en lieu et place d’une anesthésie générale a vu le jour.

Comment se déroule une hypnosédation?

Une anesthésie sous hypnose n’est possible que pour certains actes chirurgicaux : des actes de petite chirurgie comme l’extraction de polypes dans le nez, de dents de sagesse ou des interventions plus sérieuses comme les opérations de chirurgie plastique et maxillo-faciale, de la thyroïde, ORL, gynécologique (hystérectomie… ).
En fait, il semble possible de recourir à l’hypnosédation pour tous les cas où l’on peut utiliser une anesthésie locale. Notons néanmoins qu’en Belgique, l’investissement des équipes chirurgicales dans cette technique varie très fort suivant les hôpitaux. L’hypnosédation demande du temps et de l’énergie, une demande du patient, l’accord du chirurgien et une grande synergie entre tous les intervenants.

Lorsque l’acte chirurgical le permet, on propose l’hypnosédation aux patients qui redoutent l’anesthésie générale, à ceux qui désirent faire l’expérience de l’hypnosédation ou ont une contre-indication à l’anesthésie classique.

Comment cela se passe-t-il ?
Vous êtes vu en consultation prénaesthésique par un médecin anesthésiste-réanimateur formé aux techniques d’hypnosédation. La consultation n’a rien de particulier mais elle insiste sur l’importance de votre collaboration et votre rôle actif, sur votre motivation et votre confiance envers l’équipe opératoire et le médecin anesthésiste-réanimateur qui vous met en état d'hypnose. Il faut absolument que vous soyez volontaire.

Si vous êtes amené à subir une hypnosédation, vous êtes généralement accueilli le matin même de l’intervention et recevez une prémédication destinée à vous détendre, avant la chirurgie.

Une fois au bloc opératoire, vous êtes confortablement installé sur la table d’opération, au besoin à l’aide de coussins. L’équipe médicale met en place un monitoring classique (mesure du battement du cœur, de la pression artérielle) et prévoit une procédure d’urgence qui permet à tout moment de recourir à une anesthésie générale.

L’hypnose peut alors commencer. Dans la salle d’opération, le médecins anesthésiste-réanimateur diffuse une musique lancinante et vous invite à vous détacher de l’environnement en fixant un point. Outre la musique, la salle est plongée dans un silence relatif : on diminue le volume sonore des bips, les médecins et infirmiers chuchotent. Le médecin anesthésiste-réanimateur parle d’une voix monocorde, lentement, avec un langage répétitif. Vous entrez en état d’hypnose : vos muscles se relâchent, vous vous immobilisez, votre fréquence respiratoire se ralentit. Cet état de conscience modifiée est maintenu pendant toute l’intervention par l’accompagnement verbal du médecin anesthésiste-réanimateur qui suggère l’évocation d’un souvenir agréable qu’il aura convenu avec vous avant votre arrivée au bloc (vacances en montagne, pratique d’un sport…).

Vous restez donc conscient au cours de l’acte mais vous êtes toujours envahi par une sensation de détente. Vous vous dissociez de ce qui se passe dans la salle et dans votre corps en allant rechercher dans votre mémoire des moments agréables pour les revivre.

L’état d’hypnose est assez agréable : cela ressemble à ce qui se passe le matin au réveil lorsqu’on se sent dans une bulle, que l’on n’a pas envie d’ouvrir les yeux, mais que toutes les perceptions sont extrêmement claires. Toutefois, sous hypnose, la réalité et les images créées par le cerveau ont tendance à se confondre.

Après 5 à 10 minutes, le chirurgien place le champ opératoire et utilise l’anesthésiant local. Pendant toute l’opération, vous pouvez signaler l’inconfort par un signe de la main ou un clignement d’œil. Le médecin anesthésiste-réanimateur rassure de la main et prévient le chirurgien qui réinjectera alors un anesthésiant local. Les manipulations chirurgicales sont précises et douces ; toute l’équipe doit s’adapter à vos besoins physiologiques et psychologiques. Bien sûr, il faut une grande collaboration entre tous les membres du personnel présents. En fonction des gestes posés par le chirurgien, l’anesthésiste module son discours et vous conditionne pour que vous intégriez le geste à ce que vous vivez. Ainsi, l’injection d’un produit froid peut être associée à la sensation d’un glaçon que l’on suce lorsque l’on “ farniente ” autour de la piscine.

Lorsque l’intervention est terminée, le médecin anesthésiste-réanimateur reprend une voix normale et vous invite à réintégrer un état de conscience normal.

Vous séjournerez en salle de réveil pendant une trentaine de minutes pour surveiller les suites de l’intervention. Ensuite, vous pourrez retourner dans votre chambre et pourrez quitter l’hôpital le lendemain de l’intervention.

Des contre-indications ?

On ne propose pas cette technique aux personnes qui présentent des contre-indications : allergies aux anesthésiques locaux, surdité, troubles psychiatriques ou démences.

Quels sont les atouts de l’hypnosédation ?

Avantages majeurs : après une hypnosédation, vous pouvez boire et vous alimenter sans délai. Vous ne ressentez ni nausées, ni vomissements, et pouvez vous lever immédiatement.

En outre, on a pu observer que, par rapport aux patients opérés sous anesthésie générale, ceux qui ont vécu une hypnosédation en gardent généralement un excellent souvenir, dû principalement à leur “ participation active à l’intervention ”. Ils montrent un état de détresse moindre durant la chirurgie, ressentent moins de douleurs après l’opération, se disent moins fatigués et consomment moins de médicaments. Surtout, et c’est un des principaux atouts de cette technique, l’hypnosédation laisse la conscience aux patients, ce qui, semble-t-il, leur permet de récupérer et de se rétablir plus rapidement.

* Article rédigé par Florence Coutellier, revue "En Marche" du 2 décembre 2004.


QUI ADMINISTRE UNE ANESTHESIE ?

En Belgique, seul un médecin peut administrer une anesthésie.

Pour être reconnu et agrée "Médecin Anesthésiste-Réanimateur ", ce médecin doit suivre, en plus de ses 7 années de médecine générale, 5 années de spécialisation pour apprendre et maîtriser les techniques d'anesthésie, de soins intensifs, de médecine d'urgence et du traitement de la douleur notamment.


L'EXAMEN PREANESTHESIQUE

Pour mieux vous connaître et adapter son anesthésie, le médecin anesthésiste-réanimateur établira préalablement votre bilan de santé. Votre médecin traitant peut évidemment l'aider à établir le dossier. Des recommandations précises pour l'examen préanesthésique ont été rédigées par la profession

Cet examen préanesthésique est très important. Il permet de définir les risques liés à toute procédure d'intervention.
C'est pourquoi il vous est demandé de répondre sincèrement aux questions qui vous seront posées. Il y va de votre sécurité.
Une attention particulière sera apportée aux médicaments que vous utilisez habituellement. Il est donc utile d'en dresser une liste précise avant la consultation. Par exemple, un simple comprimé d'aspirine pris pour un mal de tête quelques jours avant l'intervention est important à signaler.

Au CHU de Liège, des consultations d'anesthésie-réanimation sont organisées tous les jours de la semaine. Le service général des rendez-vous (voir numéros en haut de page) conviendra avec vous d'une date et d'une heure pour que vous rencontriez un médecin anesthésiste-réanimateur de l'hôpital où vous serez opéré. Cette consultation est aussi importante pour la chirurgie dite "d'un jour" souvent réalisée à l'hôpital de jour. Pour les opérations réalisées en urgence ou pendant une hospitalisation, un médecin anesthésiste-réanimateur viendra vous vous voir directement en salle.

Cet examen préanesthésique vous donnera l'occasion de discuter du choix des techniques pour votre anesthésie, de la préparation spécifique à votre intervention masi aussi de poser toutes les questions que vous désirez.


LE JOUR DE L'ANESTHESIE


Etre à jeûn...

Pour votre sécurité, il vous est demandé de ne rien manger ni boire plusieurs heures avant votre anesthésie.
Votre estomac doit être vide pour l'intervention.


La prémédication

Pour diminuer votre anxiété avant l'intervention, le médecin anesthésiste-réanimateur prescrira certainement une prémédication. (médicaments que l'on vous donnera peu avant votre départ pour la salle d'opération)
Il s'agit de médicaments qui vous préparent à l'anesthésie et à l'intervention.
Souvent, le traitement que vous prenez habituellement sera poursuivi. En effet, dans la plupart des cas, l'arrêt brutal de ce traitement indispensable à votre santé peut avoir des conséquences sérieuses.
Toutefois, le médecin anesthésiste-réanimateur est le plus compétent pour juger des médicaments à arrêter ou à administer avant l'anesthésie. Votre traitement pourra être adapté à l'intervention. Ceci souligne l'importance de la consultation préanesthésique, car certains traitements peuvent ou doivent être suspendus ou adaptés plusieurs jours avant l'intervention.


La sécurité

Durant toute l'anesthésie, le médecin anesthésiste-réanimateur vous surveillera de façon continue.
Cette surveillance lui permet de prendre, sans délai et en cours d'intervention, toutes les mesures et décisions nécessaires pour votre sécurité et d'adapter, de manière permanente et en temps réel, l'anesthésie aux actes du chirurgien.


LE REVEIL

Ce terme, source de confusion, devrait idéalement faire place à celui de "retour à la conscience".
Celui-ci est progressif et dépend de l'élimination, par votre organisme, des médicaments anesthésiants qui vont ont été donnés. Cette élimination dépend de plusieurs facteurs : l'âge, le poids, le fonctionnement des reins, du foie, du coeur et des poumons. De plus, tous les médicaments donnés au cours de l'anesthésie ne s'éliminent pas à la même vitesse.
Le médecin anesthésiste-réanimateur a les moyens d'estimer la qualité de votre "retour à la conscience". Dès que votre état le permet, vous quitterez la salle d'opération (ou le local d'intervention) et serez dirigé vers l'Unité de Soins Post-Anesthésie, (USPA) encore appelée "salle de réveil".

Pour les anesthésies régionales , la récupération de la fonction des nerfs est progressive et peut prendre plusieurs heures.
A un certain stade de "récupération", il est même possible de pouvoir bouger le membre endormi mais de ne rien sentir.
Pouvoir bouger ne signifie pas récupérer une force normale. Donc, avant de pouvoir s'appuyer sur une jambe ou un bras qui ont été anesthésiés, il est impératif de demander l'avis du médecin anesthésiste-réanimateur ou de l'infirmièr(e).
Le maintien en "salle de réveil" n'est pas nécessaire pour toute cette période.

La durée passée en USPA (salle de réveil) est très variable : rarement moins d'une demie-heure mais parfois plusieurs heures. Ce temps passé en USPA ne signifie pas nécessairement qu'il y a complication à l'intervention. Il se justifie souvent par un souci de sécurité accrue vis-à-vis de patients qui présentent certains risques spécifiques ou tout simplement pour mieux contrôler le résultat d'une opération chirurgicale. C'est seulement lorsque votre état sera parfaitement stabilisé que vous serez reconduit dans votre chambre.


INCONVENIENTS ET COMPLICATIONS POSSIBLES


Allergies

Pendant une anesthésie et une opération chirurgicale, le patient entre en contact avec de nombreuses substances inconnues de son organisme : médicaments anesthésiques, antibiotiques, liquides de perfusion, ciment de prothèses, latex des gants du chirurgien, etc...
Certaines personnes peuvent être allergiques sans le savoir à l'une de ces substances et présenter des réactions plus ou moins importantes : urticaire, asthme, baisse de tension artérielle par exemple. Exceptionnellement, ces allergies peuvent entraîner des réactions graves que l'on appelle "choc anaphylactique". Les patients qui ont des allergies connues doivent donc en faire part au médecin anesthésiste-réanimateur le plus tôt possible (lors de la consultation préanesthésique par exemple)


Nausées et vomissements

Malheureusement, des nausées et vomissements peuvent survenir après une intervention. Différents facteurs sont à l'origine de ces désagréments. Il peut s'agir de l'anxiété, des médicaments utilisés pour l'anesthésie, de ceux utilisés pour combattre la douleur mais aussi du type d'intervention (laparoscopies, interventions abdominales...)
Toutefois, le médecin anesthésiste-réanimateur dispose de médicaments qui sont destinés à diminuer la fréquence de cette complication.


Douleur post-opératoire

De nombreuses techniques efficaces permettent aujourd'hui d'atténuer et même de supprimer la douleur suivant une opération.
Le médecin anesthésiste-réanimateur vous expliquera les méthodes les plus efficaces qu'il utilisera pour vous aider à mieux supporter cette période.


Raucité (voix rauque)

Lors d'une anesthésie générale, on introduit généralement un tube dans la trachée et entre les cordes vocales pour assurer l'arrivée d'oxygène aux poumons. L'anesthésie peut également rendre la bouche et la trachée sèches. Ces deux éléments sont souvent à l'origine d'une voix rauque pendant un à quelques jours après l'opération.


Troubles de la mémoire et de la concentration et fatigue accrue.

Toute situation de stress (et l'opération en est une !) ainsi que l'anesthésie générale peuvent perturber la mémoire.
Il peut donc arriver que vous sembliez pleinement conscient après une anesthésie ou sédation et que le chirurgien vous raconte le résultat de l'intervention mais que vous ne vous souveniez plus de rien une fois rentré dans votre chambre.
Il faudra attendre l'élimination complète des médicaments pour récupérer cette faculté de mémorisation qui peut durer plus ou moins longtemps chez certains patients.


Troubles de la vigilance

Les médicaments utilisés pour l'anesthésie sont de courte durée d'action. Toutefois, ceux utilisés contre la douleur et contre l'anxiété (donnés lors de la premédication) agissent beaucoup plus longtemps. Il est donc vivement déconseillé d'effectuer des tâches nécessitant une vigilance soutenue (conduire un véhicule par exemple) dans les 24 heures après une anesthésie et/ou une sédation. Les décisions importantes devront idéalement être évitées durant cette période.


Complications graves

Si l'anesthésie connaît actuellement un degré de sécurité jamais égalé auparavant, il existe un risque imprévisible mais exceptionnel de complications majeures (le risque zéro n'existe pas !)


CONSENTEMENT ECLAIRE


Comme pour tout acte médical, vous pouvez refuser une anesthésie. Au cours de votre entrevue avec le médecin anesthésiste-réanimateur (consultation préanesthésique), il vous informera du type d'anesthésie le mieux adapté à votre intervention et vous demandera de ce fait votre consentement. Vous pourrez évidemment lui poser toutes les questions que vous jugerez nécessaires pour vous aider dans votre décision.

Pour les enfants et les personnes mineures ainsi que pour les personnes légalement incapables de prendre une décision,
le consentement sera demandé au représentant légal (père, mère, tuteur).


FACTURATION


Le remboursement de l'anesthésie est fixé par une convention avec les mutuelles (INAMI) ou dépend de la nature des actes médicaux dont vous allez bénéficier.

Une brochure explicative sur l'Anesthésie peut être téléchargée ci-dessous

ATTENTION :

Vous devez disposer du programme ADOBE ACROBAT READER° pour pouvoir lire ces notes.
Vous pouvez télécharger GRATUITEMENT ce programme en cliquant sur l'icône de droite.
Suivez les instructions pas à pas pour le téléchargement et l'installation.


 

Cliquez sur l'image de gauche pour télécharger cette brochure en format PDF (Taille : 902 Ko)

[Retour à la page d'accueil]