Atlas des décharges d'ordures ménagères dans les pays en développement

Tunisie

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Sousse
Tunis

cadre

Introduction

Cadre législatif

Le PRONAGDES

Aspects pratiques de la gestion actuelle des déchets en Tunisie

La production de déchets ménagers en Tunisie et leur composition

Le climat en Tunisie

Remerciements

 

Cadre

Depuis près de dix ans, le Centre Wallon de Biologie Industrielle (CWBI, service du Professeur Thonart, Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux et Université de Liège) entretient des relations étroites avec plusieurs pays africains : Sénégal, Burkina Faso, Tunisie, Congo, etc. Les premiers projets avaient trait à la maîtrise des procédés de fermentation pour la fabrication de produits agro-alimentaires locaux de qualité (laits fermentés, vinaigre de fruits, condiments, ...).

Ensuite, le CWBI a pu faire valoir son expertise dans les domaines de l'environnement et plus particulièrement en matière de gestion biologique des décharges de déchets ménagers. Ce transfert de savoir-faire a été initié par un projet financé par l'Institut de l'Energie et de l'Environnement de la Francophonie (IEPF) sur l'étude de la problématique de la gestion des déchets solides en Afrique. Il a ensuite permis, par le biais d'autres projets, la création de liens étroits entre le CWBI et les responsables de la gestion des déchets au Mali, au Cameroun, au Sénégal, au Burkina Faso, en Tunisie et en Haïti. Ces projets jouissent, entre autres, de l'appui de la Région wallonne (DGRE-DRI) et de la Communauté française (CUD, coopérants APEFE). C'est dans ce cadre que le CWBI bénéficie d'un contrat de recherche de la Région Wallonne de Belgique afin d'étudier l'impact environnemental des décharges en Tunisie. Ce projet est mené en étroite collaboration avec le Centre International des Technologies Environnementales de Tunis (CITET). 

Les buts visés sont:

1. La constitution d'un atlas des décharges de Tunisie

2. Le transfert de connaissances en matière d'étude de l'activité biologique des décharges

3. L'étude de 3 décharges modèles

Dans le cadre de ce programme, plusieurs missions d'experts belges ont été effectuées:

Monsieur Mathias Lardinois s'est rendu en Tunisie du 6 au 18 décembre 1999 afin de collecter des informations sur la gestion des déchets et préparer le plan d'étude de 3 décharges tunisiennes (visite de différents sites, prélèvement des premiers échantillons, planification des opérations et du matériel à mettre en oeuvre et analyses physico-chimiques à effectuer). Au cours de cette mission, des rencontres avec des responsables du Ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire (MEAT), de l'Agence Nationale pour la Protection de l'Environnement (ANPE), de l'Office National de l'Assainissement (ONAS) et des collectivités locales ont permis de collecter de la documentation très intéressantes à propos de la gestion des déchets.

Monsieur Serge Hiligsmann s'est rendu du 3 au 10 juin 2000 en Tunisie afin de suivre les opérations de carottage et de mise en place du suivi des décharges étudiées (Raoued, Hynchir El Yahoudia et Kairouan), notamment en effectuant la collecte des premiers échantillons et en réalisant les analyses in situ.

Introduction

La propreté et la promotion des services liés à la gestion des déchets solides en général, et des ordures ménagères en particulier, sont  l’une des préoccupations majeures de la politique environnementale de la Tunisie. L’appui et le soutien apportés au plus haut niveau à l'amélioration de la propreté des villes tunisiennes, et notamment à la maîtrise de la gestion des déchets solides, constituent un atout majeur pour la réussite des programmes entrepris depuis 1992 dans ce secteur par le Ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire, en collaboration avec les autres organismes concernés et les collectivités locales.

En effet les années 1992 et 1993 ont été des années de mise au point du Programme National de Gestion des Déchets Solides (PRONAGDES) et de démarrage d'ambitieux projets d’aménagement de décharges contrôlées dans les chefs-lieux de gouvernorats et dans les grandes zones touristiques.

C'est ainsi qu'en  plus  des actions menées au niveau local, des actions importantes ont été menées au niveau central sous l'impulsion du ministère.

 Le gouvernement tunisien a défini une stratégie dont les objectifs principaux sont :

- Assurer la gestion des déchets sans mettre en danger la santé publique ni l'environnement.

- Encourager la minimisation quantitative et qualitative de la production des déchets.

- Encourager le recyclage et la valorisation.

- Etablir des méthodes et une infrastructure assurant l'élimination au moindre coût économique et environnemental.

La gestion des déchets est traitée d'une manière globale : elle prend en compte toute la chaîne, de la production jusqu'à l'élimination acceptable, et intègre tous les aspects : économiques, financiers, environnementaux, techniques et institutionnels.

Les aspects économiques et financiers se fondent sur le double principe du pollueur payeur et du producteur récupérateur. Ils impliquent de développer une réflexion sur les procédés de recouvrement des coûts : aménagement de la fiscalité locale, mise en place de redevances, etc.

Parmi les options techniques retenues, le compostage paraît une forme de valorisation intéressante à développer en Tunisie du fait de la forte proportion de déchets organiques. 

La composante information et sensibilisation est considérée comme essentielle pour obtenir le succès d'un plan de gestion efficace et durable du secteur des déchets solides.

Enfin, sur le plan institutionnel, la mise en place d'un cadre approprié permettra de regrouper les compétences et de mobiliser les capacités nécessaires au développement d'une gestion durable du secteur des déchets.

Cadre législatif

La loi Organique des Communes (LOC) et la loi relative aux déchets et au contrôle de leur gestion et de leur élimination (LDCGE) constituent les deux textes réglementaires de base régissant le secteur des déchets solides.

La Loi Organique des Communes n°95-68 du 24/7/95 confie dans son article 129 la responsabilité " du ramassage, du tri, du traitement, de l’enlèvement, de l’enterrement des ordures dans des dépotoirs contrôlés " aux collectivités locales.

La loi 96-41 relative aux déchets et au contrôle de leur gestion et de leur élimination a défini les principes de responsabilité et les moyens d’action pour maîtriser la gestion des déchets solides. La loi comprend un certain nombre de dispositions et de principes tels que :

- le principe du pollueur - payeur ;

- le principe du producteur récupérateur qui s’inscrit dans le cadre de la réduction à la source.

La loi 96-41 a été suivie en 1997 par la parution du décret n°97-1102 fixant les conditions et les modalités de reprise et de gestion des sacs d’emballage et des emballages utilisés.

D’autres décrets d’application de la loi sont en cours d’établissement et plus particulièrement ceux relatifs à la gestion des déchets dangereux et des filières.

Le PRONAGDES

Le Programme National de Gestion des Déchets solides, ménagers, industriels ou spéciaux (PRONAGDES) a été lancé en 1993 pour doter le pays d'unités de traitement des déchets domestiques, de plates-formes de traitement des déchets toxiques et dangereux et trouver des solutions adéquates pour chaque type de déchet et en valoriser le maximum.

Il a également pour objectif  la prévention et la réduction de la production des déchets et de leur nocivité.

Actions programmées

- Réhabilitation en espace vert des décharges fermées: cas de la décharge de Yahoudia, devenue pour une grande partie le Parc El Mourouj, inauguré par le Président de la République le 5 juin 1999, journée nationale et mondiale de l'environnement.

- Réhabilitation ou fermeture de décharges spontanées, dont 400 ont été recensées.

- Réalisation de 29 centres de traitement dans les villes, chefs-lieux de gouvernorat et zones touristiques. Le centre de traitement des déchets ménagers et assimilés du Grand Tunis (à Jebel Chakir) s'étend sur 47 ha (sur une réserve foncière totale de 126 ha) pour une capacité d'accueil de 2000 tonnes/jour, soit 700.000 tonnes/an.

- Réalisation d'une plate-forme de traitement des déchets solides, industriels, spéciaux et dangereux : le centre de Jradou, gouvernorat de Zaghouan, d'une capacité de 85 000 tonnes/an, en concrétisation des engagements pris par la Tunisie dans le cadre de la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et leur élimination. Les travaux sont prévus pour la période 2000 – 2001.

- Construction d'unités de compostage des déchets ménagers et d'unités de traitement et de stockage des déchets toxiques.

- Lancement du système de tri sélectif des déchets domestiques : l'expérience pilote menée à la cité El Khadhra, à Tunis (dans le cadre de la coopération luxembourgeoise) a servi au développement de grands projets tel celui du Grand Sousse ou celui des villes du bassin de la Mejerda (principal cours d'eau du pays).

Aspects pratiques de la gestion actuelle des déchets en Tunisie

D'une manière générale, il n'existe pas un système standard de gestion des déchets commun à l'ensemble du pays. En effet, cette pratique dépend essentiellement des municipalités, et donc des moyens qu'elles peuvent  mettre en place.

Les systèmes de collecte sont très diversifiés et vont de la collecte porte-à-porte à l'aide de charrettes   jusqu'à l'utilisation de conteneurs et de bennes tasseuses. La précollecte étant assurée par les habitants.  Il existe également des centres de transferts qui servent de point de repture de charge au niveau des  grandes villes.

  Les déchets étant collectés, ils sont presque exclusivement transportés vers des  décharges . Dans le meilleur des cas, ils sont alors compactés et recouverts d'une couche de terre. Toutefois, cela est rare et dépend des moyens disponibles au niveau de la commune . Par contre, l'incinération est presque souvent pratiquée, soit par les gestionnaires, soit par les récupérateurs, soit par combustion spontanée.

La plupart des activités de recyclage sont le fait du secteur privé informel. Celui ci concerne essentiellement le métal, le papier et le textile. Par ailleurs il existe en général de nombreux "récupérateurs" opérant sur la décharge.  . Bien que le principe d'une telle pratique soit louable, la manière anarchique dont elle est effectuée en fait une opération non controlée  et à haut risque. Cette opération sera réalisée dans le future dans des centres de tri et de transfert en cours de construction.

Cependant, la situation telle que décrite ci-avant est en évolution et susceptible de s'améliorer considérablement  grace à l'avancement de la mise en place du programme.

En effet, grâce au PRONAGDES et aux moyens financiers débloqués, de nouveaux centres d'enfouissement techniques sont aménagés (CET) en appliquant des principes de conception écologiques  tels que l'étanchéification du fond de la décharge, l'exploitation en casiers ou encore la mise en place systématique d'un réseau de collecte des lixiviats.

A l'heure actuelle, cinq (5) CET sont en exploitation:

Le Centre d'Enfouissement Technique de Jebel Chakir:

Le système d'élimination des déchets ménagers et assimilés du Grand Tunis comprend une infrastructure constituée par:

Ø    Un Centre d'Enfouissement Technique à Jebel Chekir

Ø    Trois Grands Centres de Transfert  installés à Raoued, Djedaida et Ben Arous et équipés de conteneurs compacteurs

Le site de Jebel Chekir est situé dans le Gouvernorat de Tunis à 10 km environ au sud-ouest de Tunis. Le site se trouve à mi-chemin des villages d'El Attar et de Bir El lazzar. L'accès au site se fait à partir de la MC 37. En première phase elle couvre une superficie de 47 hectares pour une réserve foncière totale de 123 ha et sa capacité actuelle est de 2 000 tonnes par jour

Cette décharge est la nouvelle décharge contrôlée du Grand Tunis. Elle est en exploitation depuis mai 99 et remplace les décharges de Hynchire El Yahoudia et de Raoued. Elle a bénéficié d'études poussées et est construite avec des techniques modernes: imperméabilisation du fond, canalisation de drainage des lixiviats, construction en double pente, remplissage en casiers, pont bascule, clôture, couverture journalière des déchets, etc.

Les déchets qui y arrivent sont essentiellement des déchets ménagers amenés par bennes compacteuses, mais des tracteurs amènent également des déchets d'autres natures: textiles, plastiques, résidus organiques, etc.

Cette décharge bénéficie de techniques de construction et de gestion modernes et est un exemple à suivre pour tout les pays de la région.

4 CET réalisés dans le carde du programme de protection du bassin versant de la Medjerdah

Le projet des 11 villes du bassin versant de la Medjerdah, co-financé par la coopération allemande et initié depuis maintenant une dizaine d'années, a pour objectif principal la sauvegarde des ressources hydrauliques vitales constituées par l'oued Medjerdah, ses affluents et les barrages qui y sont implantés. Cela est important car cet oued est le principal cours d'eau permanent en Tunisie, ce qui en fait un source d'eau douce très précieuse. Les premiers travaux réalisés concernent les villes de Beja, Jendouba, Siliana et Medjez El Bab, pour lesquelles des décharges contrôlées ont été mises en place et les dépôts sauvages progressivement réhabliltés.

Les déchets dangereux et le centre de traitement de jradou

Ce centre de traitement des déchets dangereux se situ à Jradou a une capacité annuelle qui avoisine les 85 000 tonnes . Il dessert les gouvernorats de sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan, Zaghouan, Nabeul, Ben Arous et Tunis

La conception du centre s'articule autour de 4 plate-formes

Une plate-forme comprenant la zone administrative, le laboratoire

Une plate-forme de traitement physico-chimique et de solidification/stabilisation

Une plate-forme pour le stockage

Une plate-forme pour les locaux techniques(ateliers, lavages etc.. )

Le systeme Public de reprise et de valorisation des emballages ( Eco-Lef)

Eco-Lef est un systeme public de reprise et de valorisation des emballages utilisés qui a été instauré par le décret n 97-1102 . En effet depuis janvier 1998 tout producteur et tout distributeur qui commercialise des sacs ou des produits emballés est tenu de pourvoir à la reprise de ses sacs et emballages utilisés en vue de les réutiliser ou de les valoriser.

Actuellement la quasi totalité des industriels conditionneurs d'eau, de boissons gazeuses, de jus et de derivés du lait ont adhéré au système ECO LEF .

Un reseau de point Eco Lef de collecte et transfert des déchets d'emballage a été mis en place notamment dans les grandes villes.

La production de déchets ménagers en Tunisie et leur composition

On observe une grande disparité dans la composition des déchets ainsi que dans les quantités produites selon le niveau de vie des gens et leur structure résidentielle (villes de plusieurs milliers d'habitants comparées à des villages de quelques centaines d'habitants).

De plus, des variations journalières sont également observées en fonctions notamment des jours de marché. Enfin, il existe une grande variation selon les saisons, et ce particulièrement dans les zones touristiques. Ainsi, des variations de plus de 50% sont observées à Hammamet entre l'hiver et l'été.

En 1995, 1,3 millions de tonnes de déchets ont été produites, ce qui représente une production annuelle moyenne de 213 kg par habitant. A titre de comparaison, les habitants du Grand Tunis ont produit près de 300 kg par habitant et par an, ce qui confirme les disparités énoncées ci-avant.

En 1997, la composition des déchets annoncée à titre indicatif par le MEAT était la suivante:

Ordures végétales 68 %

Papiers et cartons 11 %

Plastique, cuir et caoutchouc 7 %

Textiles 3 %

Métaux 4 %

Verre et céramique 2 %

Substance diverses 5 %

Toutes ces valeurs sont sujettes à des variations saisonnières et régionales significatives. On note cependant la forte proportion de déchets biodégradables et celle appréciable de déchets recyclables.

Avec l’amélioration du niveau de vie, la composition des déchets va évoluer : la proportion des matériaux organiques biodégradables ira probablement en diminuant alors que celle des plastiques et des autres matériaux synthétiques qui mettent beaucoup plus de temps à se décomposer va augmenter.

Le climat en Tunisie

La Tunisie est un pays de climat semi-aride, caractérisé par la rareté des ressources en eau et par une forte variabilité du climat dans l’espace et dans le temps.

Les précipitations sont très variables d’une région à l’autre. Dans le Nord, région la plus fertile, les pluies sont suffisamment abondantes la plupart des années (entre 400 et 1.000 mm par an) pour permettre les cultures non irriguées.

Dans la région centrale, qui ne compte que 15 % environ des terres, le niveau des pluies et de 200 à 400 mm, ce qui est insuffisant pour les cultures non irriguées.

Quant au sud, qui représente 60 % de la superficie du pays, c’est une région désertique où les précipitations n’atteignent pas 200 mm. Le régime des pluies est caractérisé par une grande variabilité, avec des fortes pluies qui peuvent, en 24 heures, faire tomber 100 mm d’eau. Ces orages produisent un ruissellement rapide, qui entraîne une érosion excessive du sol, recharge insuffisamment la nappe phréatique et produit de violentes inondations.

La Medjerda, qui coule dans le nord du pays, est le seul cours d’eau permanent majeur. Son débit varie beaucoup en juin et juillet, il ne dépasse pas la douzième de ce qu’il atteint en février. Dans le nord, les eaux de surface représentent une ressource estimée à 2.100 mm3 par an, soit 80 % environ du potentiel du pays. Dans la région centrale, les cours d’eau sont intermittents ; ils descendent de l’Atlas en se dirigeant vers le sud et leur eau s’évapore dans des marais salés. Dans le sud, même les cours d’eau intermittents sont rares.

Tableau 1 : Ressources en eau de la Tunisie, sans considération de salinité (mm3 par an) 

Sources

Potentielles

Exploitables

Valorisées

A valoriser

Eaux de surface

2.630

2.100

1.400 (67 %)

700 (33 %)

Eaux souterraines Puits de surface

664

664

701 (106 %)

- 37 (- 6 %)

Puits profonds

1.080

1.080

870 (81 %)

210 (19 %)

Total

4.374

3.844

2.971 (78 %)

873 (22 %)

Source : Ministère de l’agriculture, 1994

Tableau 2 : Distribution régionale des ressources en eau (mm3 par an)

            

Eaux souterraines       

Eaux de surface

Total

Nord

410

2 008

2 418

Centre

 45

 307

 352

Sud

 10

 199

 209

Total

 465

2 514

2 979

 

Le niveau de consommation de l’eau dépend beaucoup des précipitations car l’irrigation constitue la principale utilisation de l’eau (80 % environ de la demande totale) et elle est très irrégulière dans la région septentrionale, largement irriguée.

La salinité des ressources en eau limite gravement l’emploi possible. Seulement 50 % des ressources eau ont une salinité inférieure à 1,5 g/l et peuvent donc être utilisées sans restriction. L’eau de surface est généralement peu salée (à l’exception de celle des affluents qui se jettent dans la Medjerda à partir du sud), mais 16 % (300 mm3) de l’ensemble des eaux souterraines présentent une salinité supérieur à 1,5 g/l, et 30 % de la nappe aquifère de surface une salinité supérieure à 4,0 g/l. La salinité de l’eau d’irrigation réduit les rendements des cultures et, pour préserver la fertilité du sol, il faut installer de coûteux systèmes de drainage. L’effet de la salinité sur le bilan hydraulique est une donnée importante pour la planification des ressources en eau.

La pluviométrie annuelle en Tunisie est de 336 mm en moyenne

Le tableau ci-dessous permet de visualiser la situation pluviométrique mensuelle dans les Différents gouvernorats lors de l'année. Il montre la grande variabilité des pluies en Tunisie. (Le Grand Tunis regroupe les trois gouvernorats de Tunis, Ben Arous et l'Ariana)

 

                            LE DEFICIT DE LA PLUVIOMETRIE

 

région

Pluie cumulée

 

1993-1994

1994-1995

 

1995-1996

 

 

 

Moyenne (mm)

Pluie(mm)

Déficit % p/r moy.

Pluie(mm)

Déficit % p/r moy

Pluie(mm)

Déficit%

 

Nord Ouest

603

353

41

417

31

791

+32

 

Nord Est

491

310

37

340

31

795

+62

 

Centre Ouest

318

152

52

218

31

548

+44

 

Centre Est

313

115

63

139

56

664

+112

 

Sud Ouest

117

69

31

78

33

225

+92

 

Sud Est

175

114

35

117

33

389

+123

 

TUNISIE

336

186

45

218

35

554

+65

 

Remerciements

 

Le Centre International des Technologies Environnementales de Tunis (CITET):

Madame la Directrice générale Amel BENZARTI
Le Directeur Recherche Développement Monsieur MAROUANI
Monsieur F. MHIRI

 

Le Ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire:

Monsieur Ouenes Mahmoud

 

L'Agence Nationale de Protection de l'Environnement:

Mme A. SIALA, MM. A. BENMARZOUK, A. ISMAEL, M. TOUMI, A. RHOUMA, T. ESMAÏL, B. TARMIZ et M. NAHLI

 

La municipalité de Bizerte:

Mr. J. BENZARTI

 

La municipalité de Kairouan

M. M. Said ZRIBI

 

Nous possédons également de nombreux autres contacts dans ce pays et nous avons déjà développé des projets en partenariat avec les autorités locales.

Nous tenons tout particulièrement à remercier:

L'Ecole Supérieure des Industries Alimentaires de Tunis (ESIAT), et en particulier:

Monsieur le Directeur Abdelkader CHERIF
Monsieur le Professeur Moktar HAMDI
Monsieur le Professeur MAHJOUB

Les Mairies des villes et autres représentants locaux responsables de la gestion des décharges visitées.

Mademoiselle Frédérique HUPIN, diplômée DES en génie sanitaire de la FUSAGx en 1998 ayant réalisé une mission CGRI d'étude des décharges en Tunisie pour le CWBI.

 

Sources bibliographiques

Ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire, Rapports Nationaux sur l'Etat de l'Environnement, 1993 à 1998 (CD-Rom)

Agence Nationale de Protection de l'Environnement, plaquette d'information "Gestion des déchets solides et Embellissement des villes: PRO.NA.G.DE.S, ECO-Lef, Embellissement"

Agence Nationale de Protection de l'Environnement, "Etude sur la gestion des déchets solides dans le district de Tunis; Ière phase: rapport d'identification de solutions", 1993

Agence Nationale de Protection de l'Environnement, "Etude sur la gestion des déchets solides dans le district de Tunis; 3ème phase: étude d'exécution rapport général", 1994

Office National de l'Assainissement, "PRONAGDES: Analyse des déchets, Sousse, partie A 1.2", 1995

Office National de l'Assainissement, "Concept de Gestion des déchets solides pour les villes de Béja, Jendouba, Siliana et Medjez El Bab", 1995

Office National de l'Assainissement, "Projet 11 villes de la Medjerdah: 1ère tranche - Déchets solides - (4 villes); Avant projet détaillé de la décharge contrôlée de la ville de Medjez El Bab", 1995

Office National de l'Assainissement, "Projet 11 villes de la Medjerdah: 1ère tranche - Déchets solides - (4 villes); Avant projet détaillé de la décharge contrôlée de la ville de Béja", 1995

Office National de l'Assainissement, "Projet 11 villes de la Medjerdah: 1ère tranche - Déchets solides - (4 villes); Avant projet détaillé de la décharge contrôlée de la ville de Jendouba", 1995

Office National de l'Assainissement, "Projet 11 villes de la Medjerdah: 1ère tranche - Déchets solides - (4 villes); Avant projet détaillé de la décharge contrôlée de la ville de Siliana", 1995

Office National de l'Assainissement, "PRONAGDES, Projet de Décharge contrôlée de Zaouïa-Sousse dans le Gouvernorat de Sousse, Rapport Technique d'exécution, devis descriptif", 1995

Ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire - Direction de l'Environnement Urbain, "Inventaire des dépotoirs sauvage et des décharges dans les communes chefs lieux de gouvernorat et les cinq zones touristiques et proposition des solutions en vue de leur fermeture ou réhabilitation; Mission A: Inventaire, diagnostic et données de base", volume 2: Annexes, 1995

 

 


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Sart-Tilman, B 40
B-4000 Liège - Belgique

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Passage des Déportés, 2
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Contacts:

 

P.Thonart@ulg.ac.be

 

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