Carte blancheUne autre Europe pour une autre mondialisation
Créée en France en 1998, Attac est aujourdhui un mouvement international, présent sur tous les continents et fort de quelque 50 000 membres. Face à linfluence des marchés financiers sur les décisions politiques autant quéconomiques, il sagit de démontrer que la réflexion et la mobilisation collectives peuvent rendre aux citoyens une forme de contrôle démocratique, garant dun monde dont le moteur serait non pas le profit mais la solidarité. La spécificité dAttac est sans doute le travail théorique quelle mène sur les mécanismes à modifier, y compris les mécanismes de pensée qui trop souvent font que nous ne percevons même pas notre complicité passive dans des aberrations économiques criantes, que ce soit la restructuration dentreprises locales ou le sort de millions dAfricains condamnés à la famine. Dans cet esprit, Attac organise un Congrès européen citoyen qui se tiendra les samedi et dimanche 22 et 23 septembre aux amphithéâtres de lEurope. Alors que la Belgique assure la présidence de lUnion européenne, et au moment du passage à leuro, des citoyens et représentants dorganisations venus de toute lEurope travailleront à lélaboration dalternatives aux modèles qui nous sont habituellement proposés en matière de construction européenne, ou dans les différents traités et chartes officiels. On peut se réjouir quune telle initiative puisse se tenir dans les locaux de lULg, notre Université montrant ainsi quelle tient à prendre part aux grandes questions de société du moment.
Si le vendredi matin est réservé à une manifestation de rues organisée par les syndicats et regroupant le secteur associatif, et le samedi soir à un rassemblement festif et culturel organisé par diverses associations locales dans la grande salle du manège de lancienne caserne Fonck, les journées du samedi et du dimanche seront, elles, entièrement consacrées aux travaux du congrès, tantôt en séances plénières tantôt en ateliers. Quatre grands thèmes seront développés en séances plénières puis en ateliers. Une résolution finale présentera les diverses alternatives envisagées. Animé par Bernard Cassen (président dAttac-France, directeur général du Monde diplomatique), latelier sur la fiscalité sinterrogera sur la possibilité économique et politique de taxer les transactions financières, déliminer les paradis fiscaux et daboutir à une distribution équitable de la richesse. La dimension sociale de lEurope, et en particulier le sort des services publics et de lenseignement, sera présenté par Riccardo Petrella (professeur à lUCL, président du groupe de Lisbonne). Susan George (vice-présidente dAttac-France, directeur associé du Transnational Institute) sintéressera à lorganisation du commerce à léchelle mondiale (y compris le modèle agricole et les accords sur les droits à la propriété intellectuelle). Quant à latelier sur les rapports Nord-Sud, il abordera lannulation de la dette extérieure des pays du Tiers-Monde et la possibilité dun développement mondial guidé par des préoccupations humaines; il sera présenté par Eric Toussaint, président du Comité pour lannulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM) et collaborateur scientifique au département des sciences politiques à lULg. Lors de la séance de clôture, quatre autres personnalités prendront la parole, dont une Australienne et une Sénégalaise. Des représentants de nombreuses associations du monde entier vont se rassembler à Liège. Nous espérons vivement la participation massive du public liégeois et en particulier de la communauté universitaire : cest bien de notre avenir quil sagit. Christine Pagnoulle Pour en savoir plus : |
Ensemble contre le cancer
Lidée était audacieuse : implanter des extensions du service universitaire de radiothérapie dans différents hôpitaux régionaux. Dans les faits, des accélérateurs linéaires, cest-à-dire des appareils de traitement du cancer, ont été installés à la clinique Saint-Joseph, au CHR de la Citadelle à Liège et, depuis peu, au Centre hospitalier de lArdenne à Libramont. Et les praticiens de ces institutions travaillent en concertation étroite avec les équipes de radiothérapeutes du CHU. Irradier pour guérir Les activités médicales, radiophysiques et administratives sorganisent ainsi dans des endroits distincts qui ne cessent de communiquer entre eux. Une décentralisation des infrastructures de soins qui a exigé la mise en place dun réseau de communication adapté : des fibres optiques technologie oblige pour assurer immédiatement la transmission dinformations entre les sites. La conception des liaisons est luvre de lAssociation liégeoise délectricité (ALE), avec le concours de la SNCB pour Libramont. « Nous pouvons, par exemple, vérifier à tout instant et en tout lieu si le traitement se conforme bien aux données fixées lors de la simulation* et de la dosimétrie**, explique Jean-Marie Deneufbourg, chef du service de radiothérapie. Ou encore contrôler, à partir dun hôpital, la précision dune irradiation qui se déroule dans une autre clinique. » Sans doute faut-il rappeler que la radiothérapie représente lune des armes efficaces dans le traitement des cancers. Les radiations ionisantes, utilisées à titre exclusif ou associées à la chimiothérapie et la chirurgie, interviennent en effet dans plus de la moitié des guérisons. « Les irradiations ont pour propriété de détruire préférentiellement les cellules en renouvellement rapide, caractéristique des cellules cancéreuses, précise Jean-Marie Deneufbourg. Le traitement intéresse la tumeur elle-même entourée dune marge de sécurité. Recevant une dose suffisante, les cellules malignes sont stérilisées.» Le service universitaire de radiothérapie se devait de partager sa compétence, lui qui affiche près de 2 000 cas traités annuellement, un appareillage des plus performants et une équipe oncologique très spécialisée. Pour Jean-Marie Deneufbourg, le paysage radiothérapique liégeois, tel quil se dessine aujourdhui, apporte une garantie pour une qualité optimale des soins. « La masse critique de cas nouveaux, ou de pathologies rares, indispensables pour acquérir une certaine habileté, est désormais atteinte. Des rivalités ont pu être dépassées et des collaborations fructueuses ont été conclues. Peu à peu, un réseau sest créé. » Comment fonctionne ce nouveau système ? Afin déviter double emploi et dépenses inutiles, simulations et dosimétries sont effectuées au Sart-Tilman. Une étape indispensable au terme de laquelle la suite du traitement est dispensée, sauf exception, dans linstitution dorigine du patient. « Il importe dépargner à des personnes parfois gravement souffrantes des déplacements souvent pénibles. La proximité géographique est ainsi lun des avantages majeurs de cette configuration multi-sites. » Tout pour le patient Autre atout : la sectorisation selon le type de cancer, possible grâce à la coopération de médecins spécialistes et de radiothérapeutes qualifiés en fonction de certaines localisations anatomiques (par exemple, cancer du sein, du poumon, etc.) ou de modalités techniques particulières. Quant à laccompagnement des patients, global et personnalisé, il est assuré par un personnel infirmier lui aussi spécifiquement formé. Enfin, dernier intérêt et non des moindres : laccessibilité financière du traitement est assurée par le respect des tarifs Inami. « Garantir des soins de qualité tant dun point de vue technique quhumain , cest là notre unique préoccupation, résume Jean-Marie Deneufbourg. Et cette organisation en réseau est la solution imaginée pour y parvenir. » Une initiative originale, en tout cas, qui vaut au CHU dêtre devenu le centre européen de référence de la firme Siemens en matière de radiothérapie. Véronique Stortoni |
Les compétences sur le chemin de lécole
Le Quinzième jour : Encore une journée sur les compétences ! Quest-ce qui a motivé le thème retenu pour cette journée ? Jacqueline Beckers : Il y a dabord les prescrits légaux auxquels on ne peut se soustraire. Le terme compétence, qui affleure officiellement pour la première fois en 1994 dans le document Socles de compétences dans lenseignement fondamental et au premier degré de lenseignement secondaire, est clairement défini dans le décret-missions de juillet 1997. Et le contenu de la formation initiale des agrégés de lenseignement secondaire supérieur apparaît, lui, dans le décret adopté le 30 janvier 2001 par le conseil de la Communauté française. Obligation y est faite aux formateurs de préparer les futurs enseignants selon les nouvelles exigences coulées dans les textes législatifs. Le Q.J. : Comment sexplique ce soudain empressement du monde politique à soccuper de la qualité pédagogique ? J.B. : Ce souci nest pas si neuf que cela. Souvenons-nous de limportant lifting que connut lécole à partir des années 70, à la suite de lintroduction dun rénové animé de louables préoccupations démocratiques. La même volonté dassurer une égalité des chances à tous se retrouve aujourdhui, à cette différence près que la massification de lenseignement sest poursuivie et que la variété des publics na cessé de grandir depuis des années. Deux choses sont dès lors en tension : dune part, un public scolaire moins sélectionné et souvent moins motivé et, dautre part, un monde du travail aux exigences de plus en plus pressantes. Le Q.J. : Est-ce le rôle prioritaire de lécole de voler au secours de la demande des entreprises ? J.B. : Non, bien sûr, mais il sagit quand même de préparer les jeunes générations à vivre dans un monde en pleine mutation et de les lester dune faculté dadaptation que leur imposera sans nul doute leur vie professionnelle ultérieure. Les enseignants, par conséquent, sont amenés non pas à diminuer la place des savoirs chez les élèves, mais à leur permettre daller chercher ces savoirs. Doù la définition de la compétence proposée en son article 5 par le décret-missions : il sagit de laptitude à mettre en uvre un ensemble organisé de savoirs, savoir-faire, attitudes permettant daccomplir un certain nombre de tâches. Le Q.J. : Existe-t-il un consensus sur le concept de compétence ? J.B. : Il y a certes des nuances avancées par les spécialistes, mais tous saccordent sur la spécificité opératoire de la compétence : elle suppose que lon mobilise toute une série de ressources pour faire face à une situation. Elle permet donc laction, une action finalisée. Autrement dit, je fais avec un but. Mais il est important de rappeler que savoirs et compétences ne vont pas les uns sans les autres : il convient de mobiliser les deux dans une situation-problème. Quand on associe du sable et de leau matières éminemment mouvantes , on peut obtenir du ciment. Le Q.J. : Et la réforme de lagrégation dans tout cela ? J.B. : Elle est notamment orientée vers lobjectif de préparer les futurs enseignants du secondaire à développer chez tous leurs élèves les compétences terminales exigées par le législateur. Au Cifen, nous avons, avant la réforme, appris à travailler en équipe, ce qui devrait nous permettre de rencontrer les objectifs ambitieux de professionnalisation des enseignants voulus par cette réforme. Limpulsion venue den haut a cependant contribué à soutenir et dynamiser notre action. Les moyens mis à la disposition de notre projet par lUniversité étaient indispensables pour le concrétiser. Il reste que la mobilisation pédagogique manque souvent de bras, ne fût-ce que pour la construction doutils à essayer dans les classes. Avis aux amateurs Propos recueillis par Henri Deleersnijder |
Lespace est une ruche
Lastre du jour avait, le 5 juillet, rendez-vous avec lincubateur du spatiopôle wallon : par un temps de canicule, des personnalités du domaine spatial et du monde liégeois ont inauguré la nouvelle infrastructure de Wallonia Space Logistics (WSL) dans le parc scientifique du Sart-Tilman. Cette initiative régionale soutenue par luniversité de Liège constitue une première en Europe et une référence pour lAgence spatiale européenne (ESA). Cest une véritable ruche où de nouvelles PME incubent des produits, services et emplois à forte valeur ajoutée en butinant sur les fruits high-tech de la recherche spatiale dans les centres, instituts et laboratoires universitaires. Parmi ces abeilles qui sont en train dessaimer grâce au maternage de WSL, une jeune entreprise se spécialise dans limagerie de télédétection spatiale. Herbert Hansen, son fondateur, a forgé son nom : KeyObs (raccourci anglais de lexpression observations clefs). Cet ingénieur formé au Centre spatial de Liège (CSL) et chez Spacebel Da Vinci a constitué une équipe pluridisciplinaire pour élaborer des solutions informatiques sur mesure pour le traitement des données des satellites dobservation multispectrale et radar. KeyObs se décrit comme un service multisectoriel dinformation géographique satellitaire. Il rassemble des géographes, des géologues et un ingénieur issus du CSL ou du laboratoire MICA (caractérisation des matières minérales naturelles). KeyObs privilégie les applications de limagerie spatiale pour des missions à caractère humanitaire et des activités de développement durable en Afrique centrale. Il propose par exemple à la République démocratique du Congo une technologie de pointe pour actualiser, à travers la couverture nuageuse, les cartes de son territoire et un système dinformation géographique sur ses ressources. Les données que KeyObs peut extraire des observations effectuées par des satellites de plus en plus performants doivent faciliter tant la prospection minière et la gestion forestière que la gestion des conflits et la solution aux problèmes de santé et dinfrastructures. Théo Pirard Pour en savoir plus : KeyObs SA, rue Bois LEvêque 36, 4000 Liège, tél. 04.254.34.83, fax 04.252.81.89, e-mail info@keyobs.com
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Businessmen en décalé
Les formations à horaire décalé existent depuis une vingtaine dannées. Elles ont été mises sur pied afin de répondre à la demande croissante de travailleurs désireux dobtenir un titre universitaire. Mais la nouvelle licence en gestion de lentreprise est spécifique : certains étudiants non universitaires de type long, en économie notamment ont la possibilité déviter lannée préalable habituellement obligatoire. Dautres auront accès au deuxième cycle à condition de réussir un examen dadmission ou en présentant un module de cours complémentaire de 120 heures en vue dune mise à niveau. La licence 2000-2001 comptait 54 étudiants, ce qui fait delle une des plus grosses licences de la faculté dEGSS. « Cest, pour linstant, le seul indicatif du succès de ce projet, confie François Pichault. Mais nous navons pas encore le recul nécessaire pour pouvoir apporter des statistiques.» Si le taux de réussite ne pourra être calculé quaprès les sessions dexamens, certaines indications montrent que la nouvelle licence attire une majorité de gradués diplômés en 2000. Ils anticipent les pressions de leurs futurs employeurs, surtout dans le domaine de la finance. Les étudiants sont unanimes : « Le but est de valoriser notre premier diplôme en deux ans seulement. Lavantage de cette formule, entre autres, est le grand choix doptions à lintérieur des modules qui permet une formation spécialisée. » Marylin Mahy
Contacts : Albert Corhay, e-mail A.Corhay@ulg.ac.be |
www.tricherie.com
Il faut bien lavouer, le phénomène de la filouterie aux examens demeure plutôt marginal en regard des risques encourus par les fraudeurs avérés. Les règlements sont dailleurs très clairs à cet égard : létudiant pris en flagrant délit est récompensé par un zéro à lépreuve et des peines académiques peuvent aggraver cette sanction Pourtant, à lheure où les nouvelles technologies envahissent notre quotidien, certains individus plus finauds que studieux ont su adapter les méthodes antédiluviennes aux évolutions du marché. Ainsi, le quotidien italien La Republica révélait en juin dernier que les téléphones portables et les PDA connectables (ordinateurs de poche) avaient investi lenceinte de centres dexamen du bac transalpin, permettant aux étudiants de faire valoir une solidarité de classe en permettant un accès à des corrigés dépreuves mis en ligne en temps réel sur des chats, forums ou autres sites internet. Ici radio campus Bien que ces appareils soient logiquement bannis des salles dexamen de notre Alma mater, la miniaturisation peut faire le lit de la tentation, sachant que les plus petits PDA ont lapparence dune carte de crédit de moins dun centimètre dépaisseur. Et si pareille collaboration ne semble donc nullement envisageable dans le contexte universitaire, le campus liégeois nest pourtant pas totalement épargné par la fraude high-tech. Ainsi, il y a trois ans, lors dun examen de la faculté de Médecine vétérinaire, un étudiant peu scrupuleux fut interpellé par un surveillant curieux de comprendre le fonctionnement de son walkman. Sous le coup de la surprise, le mélomane pastiché opta pour le repentir immédiat et confessa tout de go lutilisation systématique dun émetteur-récepteur miniature en fréquence modulée pourvu dun écouteur et dun micro lors de chaque épreuve des deux premières années de candidature. Nul ne sait ce quil advint de son camarade radiophoniste amateur posté à lextérieur de lamphithéâtre avec les syllabi, mais létudiant fut exclu de lULg sur décision rectorale. En marge de ce cas anecdotique, dautres manuvres illicites liées au développement de linternet risquent néanmoins dengendrer une problématique plus aiguë. Il savère déjà que bon nombre de travaux rendus pas les étudiants, notamment en Philo et Lettres, seraient de plus en plus souvent acquis lors de bourses déchanges online. Pire, un commerce lucratif de travaux prêts à remettre est déjà établi aux États-Unis et tendrait à se mettre en place chez nous, selon un de nos confrères français. Il ne sagit pourtant pas de se leurrer : tous les sujets ne sont pas (encore ?) disponibles sur la toile. Par contre, les fastidieuses traductions de textes passeraient sans complexe par des traducteurs en ligne entièrement gratuits. Le résultat nest certes pas parfait, mais le gain de temps semble justifier lopération déloyale. Sous-doués, pas tant que ça Vecteurs de fraude à léchelon global, les réseaux informatiques le sont également au plan de lintranet. Peut-on valablement affirmer quaucun étudiant na jamais piraté une information confidentielle relative à un examen, alors quun étudiant en sciences appliquées eut accès il y a peu, grâce au PC dun assistant à ses cotes dexamen ? « Comme dans le cas de gros organismes financiers, les victimes dun acte de piratage ne sen vantent pas, note un informaticien du CIPL, Et lorsque lon nous appelle, cest que les choses sont allées loin ou quil est déjà trop tard. » En réalité, les nouvelles technologies ne changent rien au phénomène de plagiat mais elles pourraient susciter, dans le futur, une réflexion plus pédagogique que répressive sur limmixtion du microprocesseur dans les salles de cours. Car les adeptes de lantisèche ont beau dire, rien ne remplace une tête bien faite. Fabrice Terlonge
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Olympiades de chimie
Alexandre Depouhon (Photo : P.G.) Elève de lAthénée royal dArlon, Alexandre avait été lauréat des Olympiades nationales francophones en 2000. Après un perfectionnement à lULg (voir QJ n°105), il est sélectionné et part, confiant, « faire un beau voyage en Inde ». Lexigence du concours limpressionne : « Les questions sont, pour la Belgique, du niveau de la licence. Certaines nations mettent un point dhonneur à préparer les étudiants, tels des athlètes, pour quils décrochent une médaille dor. Cest le cas de la Chine, par exemple, qui entraîne ses étudiants durant un an pour ces Olympiades ! La concurrence est rude et moi, jy allais pour le plaisir » Une décontraction récompensée par une médaille, ce qui nétait plus arrivé à un Belge depuis 1986. Lexamen dentrée des ingénieurs réussi, Alexandre est inscrit à la faculté des Sciences appliquées de lULg.
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Mise à jour au STE
Postulant que lévolution technologique demeure au service de lhomme et non linverse, le Service de technologie de léducation de luniversité de Liège (STE) fut porté sur les fonts baptismaux à linitiative du Pr Dieudonné Leclercq, il y a une quinzaine dannées. Dans une conjoncture défavorable pour les enseignants en quête de postes à décrocher, lobjectif était à lépoque daccroître leurs qualifications, en les rendant capables de créer des programmes didacticiels. Linformatique, se révélant alors un outil incontournable en cours de domestication, il était également utile den expérimenter les potentialités sur le terrain. Sadapter aux évolutions technologiques A lheure actuelle, STE-Formations uvre à anticiper lavenir par le biais dintitulés énigmatiques tels que la programmation powerbuilder ou Java qui viennent compléter un panel de formations bigarré allant de linternet à la bureautique, en visitant linfographie, le cd et web design ainsi que le multimédias. Mais dans ce secteur au développement effréné, il semble évident que toute optique prospectiviste se heurte à limpossibilité de se cadrer à long terme. « Il est effectivement difficile davoir une vision davenir au-delà dun ou deux ans, dautant que nous essayons de travailler en totale adéquation avec les besoins des entreprises », confirme Pierrette Pirard, responsable des relations extérieures. Dès lors, laccent est mis sur lautoformation des stagiaires et vise, à travers lauto-apprentissage de certains cours, à générer des professionnels capables de sadapter aux évolutions technologiques du marché. Répondant à la mission universitaire de service à la collectivité, les formations proposées sont autant accessibles aux demandeurs demploi (bénéficiant de la gratuité) quaux entreprises et aux services universitaires. Plus de 150 stagiaires patinent chaque année les claviers des ordinateurs up to date de cet organe de formation professionnelle. Passeport pour lemploi Dans le cas des chômeurs, les sessions intensives sétalent sur six mois à lissue desquels une attestation mentionnant la liste des cours réussis est délivrée. Avec un taux record de 80% de réinsertion professionnelle, STE-Formations peut se targuer doffrir une formation concrète et réellement efficace. Travaux et tests dévaluation non éliminatoires ponctuent un cursus calqué sur le même schéma : cours, stage en entreprise et projet au choix présenté par létudiant à mi-parcours, ce qui lui offre loccasion de mettre en uvre les qualifications acquises durant la première partie de la formation. Tous les projets réalisés furent dailleurs présentés, lors de la journée portes ouvertes, aux futurs élèves certes, mais également aux futurs employeurs qui ne manquent pas de venir y effectuer chaque année une moisson spécifique. La formule traduit donc bien une volonté daccompagnement des stagiaires au seuil de lembauche, notamment grâce à un cours de recherche active demploi et à un suivi des élèves durant lannée succédant à lobtention de leur attestation finale. Un test conditionne laccès à ces formations aux places limitées et certains prérequis (même non académiques) peuvent être exigés. Mais laccent est davantage placé sur la motivation qui, de toute évidence, demeure un ingrédient fondamental dans la recherche dun emploi.
STE -Formations 04.366.90.50
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