Archives du Quinzième jour du mois, mensuel de l'Université de Liège.
N°127. Octobre 2003.

 

 

Fédé

Nouveau pas de deux


*C'est en pleine vacation, temps de l'adoubement pour certains édiles universitaires, qu'eut lieu le sacre des deux nouveaux co-présidents de la Fédé. Au terme d'une inédite présidence féminine à deux voix, deux garçons présideront à la destinée de cet observatoire estudiantin sur l'actualité logiquement foisonnante de l'année académique à venir.

Photo: Françoise Denoël

Olivier Cant et Nicolas Brugali veulent une Fédé proche des étudiants


" Pourriez-vous écrire un article pas trop sibyllin ? " Cette requête formulée de conserve par Olivier Cant (2e tech ingénieur civil) et Nicolas Brugali (1e licence histoire), outre le fait de souligner la prolixité présumée de leur intervieweur, traduit sans détours une volonté de clarté et d'accessibilité réaffirmée par la Fédé. Car dans la logique du renouvellement presque complet de ses organes constituants, l'organisation se veut plus que jamais proche et attentive vis-à-vis des étudiants. Que ce soit individuellement, par le biais de nombreuses commissions ou à travers l'assemblée générale, beaucoup d'entre eux nourrissent en effet de leurs idées cet immense réceptacle à projets de la place du 20-Août.

Projets divers et motivés

Le labo photo, la délégation envoyée au Bénin, la radio 48 FM ou "l'Autre pack" sont autant d'exemples à l'image de la diversité des centres d'intérêt cultivés, voire même portés à bout de bras par autant de motivés. " C'est vrai que pas mal de projets n'attendent que l'arrivée d'étudiants pour être redynamisés. En plus, en termes d'infrastructures et de moyens, nous n'avons pas à nous plaindre ", assure Nicolas, avant qu'Olivier n'ajoute que tout est vraiment utilisé dans l'intérêt maximum des pensionnaires de nos amphithéâtres. Précision inutile lorsque l'on connaît l'esprit participatif et responsable qui prévaut au sein de la Fédé. D'autant que notre homme fit déjà ses preuves lors d'un mandat antérieur accompli avec Karin, co-présidente l'année passée, et que sa résurrection n'est que factice : " J'étais resté trésorier et il m'a paru utile de me réinvestir davantage afin d'incarner la continuité au milieu des nombreuses nouvelles têtes qui ont investi la place à l'issue du dernier scrutin. Certains projets restent identiques et d'autres fluctuent au gré des personnes qui ont à cœur de les faire vivre. " Une expérience qui servira… ses prédécesseurs dans leurs aspirations à la quiétude puisqu'il est de tradition que les anciens présidents gardent leur téléphone en permanence allumé, le temps que les nouveaux acèrent leurs dents de lait.

Cette trêve de questions candides, les dossiers récurrents de la rentrée ne la respecteront pas ! D'ores et déjà, "l'Autre pack" (visant à sensibiliser au commerce équitable), l'accueil des étudiants Erasmus, la réapparition du P'tit toré (le journal estudiantin enjolivé grâce au talentueux Mike, ectoplasme vespéral des guindailles trop arrosées, par ailleurs promu au rôle d'interface entre l'Agel et la Fédé) autant que l'actualité du concours vété, la réorganisation de la représentation étudiante au sein de l'Alma mater suivant le décret de participation ou le fameux bal de l'ULg se bousculent à l'ordre du jour.

Bal

En ce qui concerne le bal, considéré à juste titre comme la plus grosse soirée de Liège, peu de changements viendront améliorer la recette d'une "formule qui gagne", selon l'expression glissée par Olivier. Un morceau de bar en plus, davantage d'espaces de rencontre et de discussion aideront sûrement à contenter les 8000 personnes attendues ce premier vendredi de novembre. Soit, nous confie Nicolas, un objectif de 500 personnes en plus que l'an passé. Gageons qu'à l'identique de leur volonté constante de défendre les intérêts des étudiants, notamment à travers le maintien de prix compétitifs dans l'ensemble des cafétérias du campus, nos deux présidents resteront attentifs à ce que l'on n'y sacrifie ni le prix, ni la qualité sur l'autel de la rentabilité.

 

Fabrice Terlonge

Le bal aura lieu le vendredi 7 novembre, aux Halles des foires de Coronmeuse. Prévente des entrées dans les bureaux de la Fédé, dès le 21 octobre, place du 20-Août et au Sart-Tilman, ainsi qu'au Cercle des étudiants en sciences politiques. Prix des places: 10 euros le jour même. Navettes de bus depuis la place Xavier Neujean jusqu'au Halles des foires de 21 à 4h du matin.

 

Contacts: 04.366.31.99