Que faire une fois vétérinaire ?

Une rencontre entre les étudiants et les professionnels fait le point sur les débouchés.

Photo: Françoise Denoël

L'amphi 604 est noir de monde et si certains étudiants restent debout, faute de places, d'autres préfèrent s'asseoir sur les marches. On ne présente plus le problème du surnombre en faculté de Médecine vétérinaire. Pour une fois, les débats n'aborderont pas la question de la pléthore d'inscrits, mais porteront sur les possibilités offertes une fois le diplôme en poche. Désireux de chasser certains clichés, les organisateurs insistent d'emblée sur le fait qu'il n'y pas uniquement deux choix de carrière pour un futur diplômé : vétérinaire de ville ou de campagne. Un jeune docteur peut en effet se tourner vers toute une série d'options, parfois surprenantes et très éloignées des chiens ou des vaches. Si plus de 90% des docteurs en médecine vétérinaire s'orientent vers la pratique des animaux dits de production (médecine rurale) et/ou de compagnie (chiens, chats, chevaux), quelques-uns, de plus en plus nombreux, s'engagent sur des chemins moins connus mais tout aussi passionnants.

Pour en témoigner, la faculté a fait venir quelques professionnels issus de secteurs aussi différents que l'industrie alimentaire du bétail et du " pet food ", entendez par là l'alimentation des petits animaux, l'industrie pharmaceutique et agro-alimentaire (domaine de la production et du contrôle). Moins habituel, le secteur des cosmétiques était également de la partie ainsi que celui des assurances et de l'administration. A tout ce petit monde viennent quand même s'ajouter des praticiens "classiques ": petits animaux, bovins et équins, etc.

Les débats sont animés, vivants et les exposés alternent avec des séances de questions-réponses où les étudiants peuvent mieux cerner en quoi consistent ces autres orientations, parfois considérées comme un peu exotiques ou à tout le moins originales. A en juger par les commentaires échangés à la sortie de l'auditoire, il paraît clair que peu de participants se doutaient qu'un horizon aussi large s'offrait à eux. Manifestement, ce genre d'initiative, en plus d'attirer l'attention des étudiants sur toutes les facettes du métier, permet peut-être de susciter des vocations.

Invitée de marque de ce séminaire, Sabine Laruelle, ministre fédérale de l'Agriculture et des Classes moyennes qui, malgré un emploi du temps chargé, a tenu à rassurer les étudiants et la profession sur ses priorités et sur sa volonté d'être à l'écoute de leurs attentes.

François Colmant