Echo

Wallon de l'année

Robert Halleux, directeur de recherches au FNRS, directeur du Centre d'histoire des sciences et techniques et membre étranger de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de l'Institut de France est élu “Wallon de l'année 2003 ” par l'institut Jules Destrée. Un hommage rendu pour l'ensemble de ses travaux et une distinction qui lui vaut d'être épinglé dans plusieurs journaux du 19 février. «  Je pense qu'il est nécessaire de partager le savoir, d'entamer une vaste campagne de vulgarisation scientifique de proximité. Nous devons (…) allers vers les gens pour leur expliquer le sens de notre recherche. (…) Ce qui se transmet de génération en génération, ce n'est pas le savoir-faire mais la capacité de l'acquérir et de le transformer  » Le Soir (19/2). Une analyse qui sous-tendra sans nul doute la mise en place du grand musée, à Liège, réunissant les collections universitaires scientifiques et artistiques, projet auquel participe activement le Liégeois une nouvelle fois distingué.

Affaire Dutroux

Le procès Dutroux qui a commencé le 1 er mars à Arlon est commenté sous des angles divers par les chercheurs de l'ULg. Le Pr Christian Mormont déplore qu'une réflexion amorcée par le ministre Taminiaux sur le traitement des délinquants sexuels ait été remise en cause par “l'affaire” «  Le délinquant sexuel est devenu le paria, le monstre absolu à écarter coûte que coûte. On est tombé dans l'irrationalité la plus complète (…) La pédophilie existe depuis la nuit des temps. (…) Croire qu'on va purifier notre société est un leurre (…) . La répression a tous crins n'y changera rien. Les Etats-Unis répriment très durement la délinquance, qu'elle soit sexuelle ou non. Le résultat : c'est le pays le plus criminogène du monde !  » Le Soir (24/2)

Frédéric Schoenarts, chercheur en sociologie, a une vision plus positive de l'évolution des choses. Dans Le Monde (2/3), il aperçoit quelques motifs de satisfaction quant à la réorganisation de la police. «  D'après lui, la prise en charge des enfants victimes de mauvais traitements a vraiment été améliorée. Lorsque des disparitions sont signalées “un arsenal de procédures plus riche et plus complexe” est rapidement mis en place . » Quant au Pr Edouard Delruelle (voir l'interview en page 12), il conclut son entretien au Soir (1/3) par ces mots «  Ce que j'attends du procès répond (…) aux deux temps de la formule du philosophe Antonio Gramsci, l'optimisme de la volonté mais le pessimisme de l'intelligence .”