Participation étudiante

En cette année anniversaire, la co-présidence de la Fédé ne sera pas du gâteau

Photo: B. Reynaert

Geoffrey Piette et Jean-Yves Pirenne aux commandes de lea Fédé


Entre continuité et palingénésie, la Fédé s'apprête à souffler ses 30 bougies. Et à peu de choses près, autant de présidences. A l'heure où Nicolas Brugali et Olivier Cant, les deux anciens co-présidents, assurent une permanence téléphonique visant à permettre une transition en souplesse, leurs deux successeurs ont pris les rênes de l'association après avoir estivé tout l'été. Car outre le call-center mis à la disposition des nouveaux par les anciens, il est des traditions qui transitent au fil des mandats, chargeant d'emblée l'agenda de la nouvelle équipe, tels le discours de la Rentrée académique, l'"autre-pack", le bal et d'autres commissions de l'asbl.

Recentrer les actions

Mais, cette année, l'agenda est rendu un peu moins digeste, puisque de gros dossiers attendent Jean-Yves Pirenne et Geoffrey Piette à l'échéance des élections du 8 mars qui amorceront un remodelage de la participation étudiante au sein des différentes structures officielles œuvrant à la gestion de l'Université.

" Pour ne pas rater ce rendez-vous, il s'agira au préalable de conscientiser tous les étudiants par rapport à leur statut en général mais également en tant que consommateurs du "produit ULg" ", clame Geoffrey. Et puis, il y a le décret de Bologne qui entre en application cette année… Loin d'échafauder de complexes velléités sur cet ouvrage plus imposant, le nouveau duo a donc choisi une antienne relativement modeste : recentrer ses actions sur le campus et retravailler l'image de la Fédé auprès des étudiants de l'ULg. Des objectifs tout à fait réalisables.

Cette image, les co-présidents, tous deux issus de l'assemblée générale de l'année dernière, prennent aussi à cœur de la définir eux-mêmes. Opposition entre deux caractères distincts et complémentaires, entre Jean-Yves, l'historien au tempérament un peu digressif, et Geoffrey, en 1re licence (comme son alter ego) en sciences de l'éducation, plus succinct. Pour le premier, la Fédé est " le syndicat des étudiants et la principale ressource pour les projets estudiantins ". Et pour le second, trésorier du cercle Amnesty International, l'association demeure un " animateur de campus et l'avocat de la cause étudiante ". Tous deux étant mus par la conviction inébranlable qu'une structure interfacultaire fédérant la parole des étudiants conserve un rôle majeur sur le campus. Bien au courant des dossiers, le duo ne pêchera ni par impéritie, ni par manque de travail, bien conscient qu'il est déjà malaisé de combiner le boulot de président avec celui d'étudiant. Il ne leur reste que quelques loisirs dont un peu de vélo (en tandem ?) et du sommeil.

Au mois de février, une grande semaine culturelle marquera le coup du 30e anniversaire de la Fédé dont le logo fera peau neuve pour l'occasion. Des concerts, un enregistrement public du "Jeu des dictionnaires", une réunion de tous les anciens co-présidents ainsi qu'une exposition sont d'ores et déjà calligraphiés sur le tableau noir de la maison de la place du 20- Août. L'occasion de rappeler que tous les étudiants de bonne volonté y sont toujours accueillis les bras ouverts, et tout particulièrement ceux qui seraient intéressés par la mise sur pied d'une exposition retraçant l'historique de la représentation étudiante à l'université de Liège.

Un service à part entière

Relevant le tempérament badin qui habite chaque étudiant, l'on pourrait relever que, hormis le bal, l'association qui les incarne s'est départie des aspects festifs et folkloriques inhérents à la vie universitaire. " C'est volontairement que nous privilégions le côté sérieux de la représentation étudiante dans notre rôle d'animateurs socioculturels du campus, explicitent de conserve les deux présidents. Le côté festif est laissé aux cercles à qui nous offrons des outils logistiques comme des affiches, le téléphone ou des locaux de réunion. Une manière de s' impliquer sans avoir à gérer l'organisation. " La Fédé reste avant tout un havre d'étudiants au service des étudiants.

 

Fabrice Terlonge