Nouveau président, même combat

L'association étudiante planche à nouveau sur l'acquisition d'une salle pour toutes les festivités


Etudiant en deuxième licence d'histoire, Frédéric Bisschops est le nouveau président de l'Association générale des étudiants liégeois (Agel). Sous couvert d'une certaine bonhomie, l'ancien délégué du comité de philo et lettres laisse apparaître une réelle détermination, une très bonne connaissance des dossiers et, paraît-il, un sybaritisme avéré dans les ambiances festives du folklore estudiantin.

Le 15e jour du mois : Comment s'est déroulé le premier rendez-vous de l'année ?

Frédéric Bisschops : Le bal des bleus s'est déroulé de la meilleure manière qui soit avec 500 personnes en plus que l'an passé. Le nouveau système de sonorisation a bien fonctionné puisqu'aucune plainte n'a été constatée par la police d'Angleur. Nous avons même reçu un mail de félicitations d'un comité de riverains !

Le 15e : De bon augure pour l'implantation du chapiteau au Val-Benoît ?

F.B. : Oui, le bourgmestre de Liège a confirmé au conseil communal qu'il nous délivrait une autorisation pour toute l'année. Mais cela reste une solution temporaire, et j'ai l'intention de faire avancer le dossier de l'acquisition d'une salle pour la rentrée académique prochaine. Il s'agit de trouver un bâtiment d'une superficie avoisinant les 1500 m2, insonorisé, desservi par une ligne de bus régulière et susceptible d'accueillir l'ensemble des guindailles étudiantes. Sans oublier les normes de sécurité et d'hygiène qui conditionneront également le soutien des autorités communales, plutôt favorables au projet. En regard des 35 000 euros engloutis chaque année dans la location du chapiteau, nous pourrions également envisager de faire construire.

Le 15e : Et en ce qui concerne la participation des nouveaux étudiants aux baptêmes ?

F.B. : Elle a un peu diminué cette année, mais elle reste supérieure de 20% par rapport à 2002. Cela dit, je suis favorable à ce que l'Agel représente davantage l'ensemble des étudiants puisqu'il apparaît qu'elle en a déjà la vocation. A terme, il s'agirait d'accueillir l'ensemble des étudiants du supérieur (ndlr : l'ex-Ages), les régionales et les comités indépendants comme la section beaux-arts de Saint-Luc.

Le 15e : Les toges se mueraient donc en capes ?

F.B. : Oui, le comité du Barbou a déjà ouvert la voie et porte officiellement la toge cette année, après une période d'essai d'un an. D'autres pourraient rapidement s'engager dans le sens de cette uniformisation en dépit de certains blocages provenant essentiellement des anciens capés et togés.

Le 15e : Un sujet de discussion durant le grand rassemblement de la Saint-Nicolas, entre autres nouveautés ?

F.B. : En marge des préventes, nous sommes en train de développer le concept des entrées "bob", qui consisteraient en une rétrocession d'une partie du prix de l'accès aux soirées sous le chapiteau aux étudiants qui déclareraient au préalable ne pas consommer d'alcool. En vue, évidemment, de reconduire ceux de leurs amis qui auront bu à satiété. Un contrôle à l'éthylomètre serait de mise à la sortie. En ce qui concerne le cortège du mardi 7 décembre à 14h, le parcours reste identique, à l'exception du grand retour du passage sous la trémie du boulevard d'Avroy.

Le 15e : La présidence Agel n'est toujours pas une sinécure ?

F.B. : J'ai eu l'occasion d'être assez proche d'Insaf, l'ancienne présidente, et de Quentin, son prédécesseur. Je suis donc bien conscient que la fonction mobilise pas mal de temps et d'énergie, mais je garde bon espoir pour mon mémoire… et puis c'est toujours enrichissant de dialoguer avec des interlocuteurs variés, entre les autorités académiques et politiques. Par ailleurs, les personnes qui constituent mon bureau travaillent avec ardeur et me déchargent d'une bonne partie du travail à effectuer.

 

Propos recueillis par Fabrice Terlonge