![]() |
" Pour aimer, il faut être trois. L'amour et moi sommes deux
sans toi ", chantait Gainsbourg. Et pour valser ? La figure triadique
semble fondatrice de l'opérette Trois Valses, laquelle raconte
trois histoires d'amour ("La valse de l'adieu", "La valse
interrompue" et "La valse du destin"), vécues chacune
à trois époques différentes (1867, 1900 et 1937) par
un jeune homme et une jeune fille appartenant aux deux mêmes familles.
" D'un côté, résume le metteur en scène
Jean-Louis Grinda, les Grandpré, avec une danseuse de l'Opéra
de Paris, Fanny, dont la fille Yvette deviendra comédienne et la
petite-fille, Irène, actrice de cinéma. De l'autre côté,
les nobles de Chalencey, avec un lieutenant des Hussards, Octave de Chalencey,
dont l'héritier Philippe deviendra en 1900 un noceur ruiné
et désabusé et le petit-fils Gérard, un représentant
d'assurances, n'ayant gardé de ses aïeux que la symbolique particule.
Trois Valses, ce sont donc les rendez-vous ratés entre ces deux familles
pour finalement aboutir, au troisième acte, à une histoire
d'amour réussie entre Irène et Gérard. "
Les différentes tribulations amoureuses des héros, savamment orchestrées par Straus (avec un seul "s"), ne manqueront pas de faire valser le cur du public entre le rire et l'émotion. " Il s'agit d'une opérette raffinée, pleine de charme, amusante, jusqu'à être très drôle au troisième acte, se réjouit Jean-Louis Grinda. L'uvre est très bien écrite sur le plan narratif. Son découpage en trois époques permet d'obtenir trois univers très différents visuellement dans lesquels évoluent des personnages attachants. La pièce est également fort bien écrite sur le plan musical, puisque les musiques sont d'Oscar Straus, de Johann Strauss et de son fils homonyme. "
Le public devrait donc apprécier le retour d'un genre peu joué
et qui, par-delà une légèreté apparente, jouira
d'une mise en scène ne lésinant pas sur les moyens scénographiques.
" A l'occasion des fêtes, j'ai voulu proposer au public un
grand spectacle de divertissement assuré par un ballet, des churs,
de merveilleux interprètes et nos moyens techniques habituels (250
costumes d'époques diverses, par exemple) ", explique l'heureux
metteur en scène. Souhaitons que le public liégeois applaudisse
plus de trois fois cette opérette qui se danse à trois temps.
Hugues Demeuse
|
Du 17 au 19 décembre et du 28 décembre au 2 janvier. Contacts: ORW, tél. 04.221.47.22 |
|
|