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Déclaration de principe
Les déclarations du prince Philippe s'inquiétant de la montée du Vlaams Belang ont suscité une marée de réactions. Le prince héritier avait-il le droit d'exprimer un avis relatif à la vie politique belge ? Au Nord, la presse a plutôt fustigé l'attitude du prince. Au Sud, les avis étaient presque unanimes pour reconnaître un droit de parole à Philippe. Pour le Pr Francis Balace, grand connaisseur de la monarchie, le prince Philippe, qui a l'intention de devenir le roi des Belges, devra un jour prononcer le serment dans lequel il se porte garant de l'intégrité du territoire. Il ne va tout de même pas applaudir un parti qui veut la mort du pays. C'est aussi son job qu'il défend ! ( ) Nos rois, nos princes sont des hommes comme les autres. On ne va tout de même pas leur demander de devenir des eunuques moraux ! (Le Soir, 2/12).La Constitution peut-elle apporter une réponse ? Ici aussi, les avis divergent. Pour le politologue Jean Beaufays, le prince n'est pas soumis au même devoir de réserve que le roi. Le prince jouit de la liberté de parole, comme tout citoyen belge. Il n'a pas commis d'infraction, il a respecté la loi (La Dernière Heure, 2/12). Mais l'avis du constitu-tionnaliste Jean-Claude Scholsem est opposé. Quand on parle du roi dans notre Constitution, cela évoque aussi, plus globalement, la fonction royale et donc aussi l'héritier de la Couronne ( ) Le Prince peut exprimer des choses fortes, jouer un rôle de représentation ; mais s'engager dans la politique au sens partisan du terme, c'est aller trop loin. (La Meuse, 2/12). Le mot de la fin de cette "affaire" est peut-être de François Perin, professeur émérite de droit constitutionnel. C'est un coup de sabre dans l'eau, mais (le prince) a apporté de l'eau au moulin crypto-séparatiste en Flandres. (La Libre Belgique, 2/12).
Recours
Une cinquantaine de professeurs liégeois soutiennent devant la Cour d'arbitrage un recours en annulation de certaines dispositions du décret 'Bologne". Mais le Pr Pierre Wolper fait entendre une autre voix, faisant le tri entre les points positifs, négatifs voire anecdotiques de la polémique. Ainsi, concernant la composition des Académies : ( ) le découpage qui a été fait n'est pas optimum, si on le considère d'un point de vue purement scientifique et académique. Notre conseil d'administration a adopté une motion regrettant cette situation. Mais je ne pense pas que la voie judiciaire soit la meilleure pour arranger cela. Le débat est politique. (La Gazette de Liège, 2/12).
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