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Vague touristique
Le tsunami a ravagé des milliers de kilomètres de côtes de l'océan Indien, mais ces destinations habituellement de rêve continuent d'attirer les touristes. Choquant ? Le philosophe Edouard Delruelle élargit le débat. Les gens ne se posent pas de questions en fréquentant des hôtels luxueux dans des pays très pauvres comme Saint-Domingue, Cuba ou Madagascar. Ce tourisme de luxe n'est rentable que par une certaine exploitation de la main-d'uvre locale. Cela aussi devrait soulever l'indignation. En fait, il faut des catastrophes de ce genre pour s'apercevoir des situations habituelles (La Meuse, 4/1).
Crise politique ?
La rentrée politique de ce début d'année sera communautaire ou ne sera pas, prédisent tous les observateurs. Pourtant, le politologue Michel Hermans estime que si crise il doit y avoir, elle surgira plutôt du terrain socio-économique. Elle menace davantage le gouvernement sur les négociations interprofessionnelles que sur les questions institutionnelles. Sur le plan socio-économique au moins, libéraux et socialistes, du nord comme du sud, peuvent se reconstituer une virginité devant leur électorat, alors que "casser la baraque" sur le communautaire ne peut profiter qu'à l'extrême droite (Le Soir, 7/1).
Faillites record
La province de Liège est sur le podium des faillites d'entreprises en Belgique. Triste record, indicateur de la mauvaise santé de l'économie liégeoise ? Pas forcément, nuance le journal Le Soir (7/1) qui interroge à ce sujet deux experts dont le Pr Didier Van Caillie, spécialisé en diagnostic et contrôle de gestion des entreprises. Selon lui, le taux d'échecs était prévisible. Il ne faut pas perdre de vue, précise-t-il, que nous sortons de deux à trois ans de forte création d'entreprises. Dans l'horeca et le commerce, beaucoup n'ont pas le capital suffisant pour faire face et tombent en faillite quelques années plus tard ( ) Par ailleurs, l'éclatement de la bulle spéculative en 2001 a rendu le monde bancaire extrêmement frileux. La frilosité s'est étendue au monde des PME.Didier Van Caillie souligne également qu'avec les fonds européens Objectif 2, Liège a fait venir des projets moins intéressants qui ne pouvaient pas survivre sans aide publique, autrement dit ceux qui n'avaient pas trop d'argent à mettre. Mais toute la province n'est pas à la traîne : les zonings de Verviers et la région germanophone sont pleins et dynamiques.
Par ailleurs, le Pr Van Caillie estime que l'on n'utilise pas assez l'arme de la fiscalité pour faire revenir les entreprises en région liégeoise.
D.M.
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