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Alexandra Depré - 1e dauphine (3e commerce extérieur à l'Institut Sainte-Marie - Hemes), Agatha Orfano - Miss Unif (1er bachelier en langues et littératures modernes - ULg), Christel Vandervecken - 2e dauphine (1e licence en pharmacie - ULg), Elodie Van Lierde - Prix Internet (2e candidature en biologie - ULg)
" De nature très calme et posée, je prends la vie comme elle vient, je tente de la croquer à pleines dents tant que je peux. J'aime ce que j'étudie et la vie que je mène, c'est-à-dire très mouvementée." Ces paroles sont celles d'Agatha Orfano, la nouvelle "miss unif", juste avant son élection le 10 décembre au Palais des congrès. Avouez que ce sont bien là des paroles de miss. Ne manquait que le traditionnel poncif du type : " Je souhaite la paix dans le monde ", pour compléter ce discours laudatif.
La tête et les jambes
Eh bien détrompez-vous car, au risque d'être un brin iconoclaste (tout avantage pour la lauréate), cette étudiante en 1er bachelier en langues et littératures modernes n'était pas la plus écervelée parmi les 12 accortes prétendantes au titre. D'ailleurs, pour certaines d'entre elles, le postulat était clair : ne pas se prendre au sérieux et passer un bon moment.
Evoquant le giron universitaire, la compétition entre ces girondes se devait naturellement de relever le niveau, même si la dénomination correcte de miss "univ'" avait été chamboulée d'une lettre, pour lever toute ambiguïté vis-à-vis de la maison mère. Bien que les autorités académiques avalisèrent l'information par courriel et autorisèrent l'affichage sur le campus, aucun professeur ne faisait pourtant partie du jury. La plupart des sièges revenant à des sponsors, au fils d'un ministre homonyme avec une célèbre appellation de jambon et à un responsable du bal de l'ULg, seule caution véritablement étudiante.
Chapeautant l'événement, l'Association des étudiants en sciences commerciales et économiques en avait délégué les aspects logistiques à Nuits nobles. Cette jeune société, spécialisée dans la mise sur pied de soirées "clef sur porte", se fait fort de prendre tout en charge, en rétrocédant une partie des bénéfices générés à son commanditaire.
Gageant de l'affluence garantie l'an passé grâce à l'effet Millenium, les organisateurs tablaient sur 1 000 spectateurs potentiels. Or cette année, on était loin du compte, malgré un démarrage dilatoire et une importante délégation des futurs cadres commerciaux. Il aura donc fallu patienter une heure et demie en plus, par rapport à l'horaire prévu, avant que Caroline Fontenoy et Olivier Soquette, les deux présentateurs vedettes, fassent état de leur motivation débordante. Comme quoi, tout le monde ne prenait pas l'événement au premier degré. Le second, nul ne sait pourquoi, se livrait sans cesse à un jeu de plaisanteries triviales, cherchant manifestement à s'affirmer plus Liégeois que Liégeois.
Au coup de sifflet !
C'est alors que les miss ont ouvert le ballet, en tenue de ski, histoire de refroidir un peu ce viril public, venu admirer la faconde des blondes. Soudain, coup de sifflet!... Et les 12 sylphides se retrouvent en bikini. " Ah ! si ça pouvait marcher comme ça dans la vie ", relevait-on dans la petite foule. Indéniablement, les gracieuses ont travaillé d'arrache-pied pour présenter le spectacle réussi qui s'ensuivit. Une organisation parfaite, propre, exhaustive et communicatrice. Entre danses, déhanchements, bavardages et lingerie f(él)ine, tout était réglé au poil. Et puis, exception faite de deux ou trois ambassadrices facultaires un peu trop infatuées ou débordantes, elles méritaient toutes de gagner. Alors que l'enthousiasme du public aurait davantage adoubé la première dauphine (Alexandra Depré de Sainte-Marie), c'est en définitive la belle littéraire, Miss Italia Belgio 2002, qui l'emporta. Normal, c'était la plus jolie et la plus intelligente.
Fabrice Terlonge
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