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Que pensent les étudiants liégeois des restaurant universitaires ? En mai 2003, à l'initiative de l'asbl "Restaurants universitaires de Liège", Sodexho, société de restauration d'entreprises, a réalisé une enquête pour le savoir. 400 étudiants de 18 à 22 ans, toutes Facultés confondues, ont été interrogés ainsi qu'un échantillon d'enseignants, de secrétaires et du personnel d'entretien de l'université de Liège.
Menée pendant deux mois, l'enquête a montré d'abord que la moitié des étudiants prennent leur repas sur le campus, quatre fois par semaine environ. Deux sur 10 emportent leurs tartines, mais 41% achètent leur sandwich dans un restaurant universitaire. La moitié des étudiants sont globalement satisfaits des différentes petites restaurations et de l'espace mis à leur disposition; 20% sont mécontents. Notons que la gent masculine se montre plus commode et que les plus jeunes sont plus conciliants que leurs aînés.
Ceux qui manifestent le plus d'enthousiasme sont les "kotteurs", nettement plus enclins à prendre un repas chaud à midi : la rivalité avec les plats congelés tourne vite en faveur de Sodexho. Parmi la frange des insatisfaits, pointons du doigt deux catégories, les dispendieux et les regardants. Un tiers de la population étudiante dépense entre deux et trois euros pour le repas de 12h. " La palme des insatisfaits revient à la faculté de Philosophie et Lettres, relève Bernard Legrand, district manager de Sodexho. Il est vrai que la cafétéria de la place Cockerill est petite et, hélas, particulièrement enfumée. De plus, elle est en concurrence avec tous les bistrots et snacks des environs. "
P.G.
Les repas "santé" ou "saveurs du monde" sont désormais au menu des restaurants universitaires.
Du côté des restaurants universitaires, on note une réelle volonté de proposer une alimentation de qualité, variée et à un prix raisonnable : depuis novembre, le boulet-frites, le spaghetti bolognaise et un plat froid sont proposés à deux euros. Et les résultats de l'enquête ont débouché sur quelques heureuses initiatives. C'est ainsi que les restos proposent désormais des "repas santé" (équilibrés et pauvres en graisse), mais aussi des repas "saveurs du monde" qui peuvent surprendre nos papilles " Cependant, reprend Bernard Legrand, les grands standards de ventes demeurent les paninis, pizzas et soupes. Le "vite fait" l'emporte sur toutes autres considérations gustatives. "
En fait, les étudiants s'accrochent aux valeurs sûres. Au hit-parade
des sandwiches, le dagobert est en tête suivi par le thon mayonnaise
et le filet américain. Quant aux plats chauds, les must se résument
souvent aux frites et aux pâtes, talonnées il est vrai par
les "suggestions de la semaine". Une fatalité ? Sodexho
se retrousse les manches pour faire mentir le proverbe qui veut qu'"on
ait les restos que l'on mérite".
Virginie Gilon
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