Echo


Liège

Une récente étude intitulée "Liège 2020" réalisée par Hugues de Jouvenel (du groupe Futuribles) pour la SPI+ , évoquait quatre scénarios possibles pour l'avenir de Liège. L'un d'entre eux suggère de donner la priorité à de nouveaux secteurs économiques comme les biotechnologies, le bois ou l'eau. Avant de se tourner vers de nouveaux secteurs, il faudrait d'abord consolider ce qui existe, estime Henri-Jean Gathon, professeur d'économie à l'ULg ( La Libre Belgique, 22/1). Il y a des emplois à haute valeur ajoutée dans les secteurs de la fabrication métallique et dans l'industrie technologique. Dans ces domaines, nos concurrents ne sont pas les Indiens ou les Chinois, ce sont nos voisins directs.

Et de pointer quelques handicaps. Les PME sont confrontées à un problème de financement en raison de la frilosité des banques. Le financement du capital à risques est un problème en Belgique (…). A Liège, on a néanmoins Meusinvest qui peut remplir ce rôle de financement des PME. Michel Daerden, vice-président wallon, est persuadé pour sa part que l'année 2005 sera déterminante pour le pays de Liège (…). Liège va connaître un effet boule de neige où les initiatives privées succéderont aux grands projets publics, affirme-t-il dans La Libre Belgique (24/1). Et s'il estime que tous les ingrédients sont réunis pour que Liège redevienne une grand métropole européenne, il compte notamment sur l'ULg, ses spin- offs, ses centres de recherches, son parc scientifique et la nouvelle HEC-Ecole de gestion de l'université de Liège.

Féminisme

Le Conseil national des femmes belges fut fondé le 30 janvier 1905. Déjà 100 ans. Selon les féministes, l'émancipation de la femme constitue certainement la principale révolution sociale du XXe siècle. C'est vrai dans les sociétés occidentales et dans une partie de la population, répond Chris Paulis, chercheur en anthropologie à l'ULg. Il y a de plus en plus d'associations, de groupes qui oeuvrent en faveur des droits des femmes (…). Mais dans la réalité, et dans le travail des femmes sur leur propre mémoire collective, il y a encore beaucoup de choses à faire. Je suis largement d'accord avec Elisabeth Badinter quand elle dit que depuis quelques années on "fait fausse route", on se trompe sur ce qu'est le féminisme. (…) Ce qu'il faut ce n'est pas donner le pouvoir aux femmes, c'est partager de manière égale tout ce qui existe, parce que nous sommes, comme les hommes, des êtres humains et des citoyens. (…). C'est par les femmes que les choses peuvent évoluer, mais avec les hommes, et non contre les hommes. (…) (Le Soir, 29/1)


D.M.