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Qui ne s'est jamais un jour rêvé scientifique, perçant de vieux mystères, scrutant dans un microscope ou manipulant toutes sortes de fioles et autres produits instables ? Pendant une semaine complète, l'occasion sera donnée aux curieux de satisfaire leurs pulsions manipulatoires sur un thème qu'ils croient pourtant connaître sur le bout des doigts.
La vie en ville
Pour sa 5e édition, le Printemps des sciences fera en effet la part belle à la ville et à toutes les vies qui y coexistent. A côté d'un espace que l'homme pense avoir tout entier accaparé se cache pourtant une multitude de vies et d'activités insoupçonnées. Du monde aquatique au monde animal, du végétal au microcosme des électrons, plus de 200 scientifiques du Pôle mosan vont tenter, du 14 au 20 mars, de donner un autre regard sur nos vies citadines.
Une cinquantaine d'activités approcheront de nombreux secteurs :
si certains ateliers évoqueront la problématique de l'emballage
dans la ville, d'autres étudieront la physique du trafic ou encore
la physiologie du bistrot
En chimie, un atelier sera même consacré
aux odeurs et fragrances qui font notre quotidien urbain. Des émanations
de la friture d'à côté aux marrons chauds vendus place
Cathédrale, en passant par le steak grillé cuisiné
à la maison, nous sommes confrontés régulièrement
à ce que les chimistes appellent la "réaction de Maillard".
" En fait, on devrait plutôt dire les processus réactionnels
de Maillard, corrige André Cornélis, responsable avec
André Gerstmans de cet atelier odorant. L'expérience montre
comment certaines substances sont responsables de la couleur et de la saveur
de nombreux aliments comme le café, la croûte du pain ou même
la bière. Tout cela est dû à des réactions chimiques
entre certains composants de l'aliment, tels les sucres et les acides aminés.
" Et cette réaction de faire de nous des chimistes qui s'ignorent
à chaque fois que nous mettons nos aliments en contact avec des températures
élevées. Mais la réaction de Maillard peut également
se produire à des températures normales puisqu'elle est utilisée
par certains d'entre nous pour perfectionner leur bronzage
sans soleil
! Les autobronzants permettent, en effet, à certaines molécules
de réagir avec les acides aminés contenus dans la peau et
lui donner ainsi l'aspect plus ou moins brunâtre tant recherché
par ces temps de grisaille.
Photo: Tilt-ULg
Le Printemps des sciences, clap cinquième!
Collaboration fructueuse
Créé voici cinq ans avec l'objectif avoué de relancer l'intérêt des jeunes pour les études scientifiques et les sciences en général, le Printemps des sciences a aussi permis de tisser des liens entre les différentes sections scientifiques du Pôle mosan.
En perte de vitesse ces dernières années, les inscriptions
dans les filières scientifiques reprennent peu à peu la pente
inverse. Manifestement, la culture scientifique retrouve grâce aux
yeux du public : l'engouement que suscitent les diverses opérations
réalisées par la faculté des Sciences, l'ULg en général
et ses musées, en témoigne. Plus de 5000 élèves
du primaire et du secondaire (ainsi que leur famille) sont d'ailleurs attendus
lors de cette semaine de découverte avec - qui sait - peut-être
déjà des vocations naissantes.
François Colmant
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Contacts: Du 14 au 20 mars, grands amphithéâtres du Sart-Tilman. |
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