![]() |
Le tabac est dangereux, cela ne fait plus aucun doute : il favorise le développement d'athéroscléroses, de maladies cardiovasculaires et de cancers. Il constitue, à ce titre, la plus importante cause de mortalité en Belgique. Si la plupart des fumeurs acceptent ce risque, les non-fumeurs, eux, n'ont rien demandé. Et pourtant, comme le disait un spot télévisé, " Quand vous fumez à côté d'un non-fumeur, il fume aussi. " L'agence internationale de la recherche sur le cancer renchérit à haute voix : le tabagisme passif augmente le risque de développer un cancer des poumons sans avoir jamais "grillé" une seule cigarette !
Bien que cette situation devrait sauter aux yeux des fumeurs, en Belgique, un arrêté royal a néanmoins été publié en 1990 pour leur interdire de fumer dans les lieux publics, c'est-à-dire les locaux accessibles à tous, et l'on pense aux hôpitaux, écoles, administrations, halls de gare et d'aéroport, etc. Les restaurants bénéficient - peut-être plus pour longtemps - d'un régime de faveur mais doivent réserver une zone "non -fumeurs" pour les adeptes de l'air pur. Amphithéâtres et salles de cours sont logés à la même enseigne, mais bureaux et laboratoires échappent à cette loi car ils n'apparaissent pas dans la catégorie des "lieux publics". Un nouvel arrêté royal devrait très bientôt mettre fin à cette exception.
P.G.
Une signalétique interdit déjà d'enfumer couloirs et salles de cours
Toujours dans les limbes au moment où nous bouclons, ce nouveau texte devrait - si les échos restent inchangés - étendre l'interdiction de fumer sur tous les lieux de travail. Cette mesure serait d'application dès le 1er janvier 2006, ce qui laisse aux entreprises et aux administrations publiques le temps de se préparer.
A l'ULg, depuis quelques mois maintenant, une signalétique apposée sur toutes les portes extérieures des bâtiments interdit d'enfumer les couloirs ou les salles de cours. Hélas, la consigne n'est pas toujours respectée On peut dès lors se demander si les choses changeront vraiment avec la nouvelle législation. Pour Marcel Résimont, responsable du service de la sécurité à l'ULg, la difficulté est manifeste. " Aucune police interne n'est prévue par le texte. A l'Université, les étudiants ne sont pas toujours très disciplinés et certains professeurs ne montrent pas le bon exemple ! En toute logique, nous avons pensé supprimer les cendriers dans les couloirs, mais les mégots risquaient de joncher le sol, ce qui aurait pu générer des accidents sérieux "
L'arrêté devrait pourtant faire bouger les choses dans le
sens où il prévoit que chaque employeur sera tenu responsable
du respect de l'interdiction de fumer dans les locaux professionnels. Une
mesure qui concernera et le personnel et les visiteurs. Ceux-ci devront
alors s'abstenir ou prendre l'air pour leur dose de nicotine, ce qui fera
du bien à tout le monde
Nicolas Detry
|
|