Service au rayon X

La protection des travailleurs au cœur des missions du SUCPR


Avant d'ouvrir ses portes le vendredi 10 juin au personnel scientifique et technique impliqué dans la radioprotection, le SUCPR a accueilli la rédaction pour revisiter 40 années de travail consacrées à protéger le personnel de notre Alma mater. L'université de Liège et le CHU présentent en effet de nombreux risques liés à l'utilisation d'appareils émettant des radiations ionisantes (appareils à rayons X, accélérateurs linéaires, cyclotrons, etc.) et à l'emploi de substances radioactives dans des activités de recherche et des activités médicales. C'est pourquoi l'ULg s'est dotée en 1965 d'un service chargé de faire appliquer et respecter l'arrêté royal de 1963 (revu en 2001) portant sur le règlement général de la protection de la population et des travailleurs contre le danger des rayonnements ionisants.

Les missions du SUCPR sont nombreuses et diversifiées : dosimétrie des travailleurs professionnellement exposés, contrôle périodique des installations, information du personnel, formation en matière de radioprotection et, enfin, intervention en cas d'accidents. " En 2004, le service a réalisé le contrôle dosimétrique de 3675 personnes, a contrôlé 59 installations universitaires et 42 installations du CHU, s'enthousiasme André Smons, chef du service et chargé des cours de radioprotection. Nous avons également consacré plus de 75 heures à l'information du personnel, notre cheval de bataille. "

En 1996, l'ULg a mis à la disposition du SUCPR une halle de gestion et de décroissance des déchets radioactifs. " Notre Institution peut désormais gérer plus de 90 % des déchets radioactifs elle-même, poursuit André Smons. Au-delà d'un intérêt financier, cette halle est garante de sécurité car, avant, les lieux de stockage étaient dispersés sur le campus et en ville sans surveillance permanente. La centralisation des déchets, dans un seul lieu de stockage surveillé et sécurisé, diminue tous les risques de piratage. "

La radioprotection moderne fait appel à des sciences diverses : physique nucléaire, radiochimie, radiobiologie, médecine et… droit. " La radioprotection est une pratique qui s'avère de plus en plus utile dans nos sociétés où l'utilisation des radiations ionisantes et les déchets radioactifs ne cessent de se multiplier, insiste André Smons. Outre les missions réglementaires, le chef de service du SUCPR assume des enseignements de radioprotection et de législation en facultés des Sciences, Sciences appliquées, Médecine et Médecine vétérinaire. "

 

Hugues Demeuse

Vendredi 10 juin, de 15h à 19h.
Contacts: SUCPR, allée du 6-Août 3, Sart-Tilman (Bât. B12b)
tél. 04.366.22.03, courriel Andre.Smons@ulg.ac.be