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Le 15e jour du mois : Après huit années passées au vice-rectorat, vous venez d'être élu au poste de Recteur. Les conditions en 2005 sont-elles meilleures qu'en 1997 ?
Bernard Rentier : Indéniablement ! La situation financière de notre Institution est maintenant très satisfaisante, ce qui n'était pas le cas en 1997. Or, dans la mesure où les institutions universitaires sont beaucoup plus autonomes que par le passé, elles doivent veiller aussi à leur équilibre financier. C'est ainsi que l'équipe du recteur Legros a eu d'emblée comme principale mission de redresser les finances de l'Institution. Opération désagréable, très peu populaire mais par ailleurs indispensable... et réussie !
J'entamerai dès lors, à partir du 1er octobre, mon mandat dans de meilleures conditions, sur des bases plus saines. Par ailleurs, l'impulsion du Recteur Willy Legros a été décisive dans certains domaines : je pense aux spin-offs notamment mais aussi à l'organisation structurelle de l'Université. L'ULg a pris à l'époque un virage particulièrement risqué, mais la voie est à présent tracée et il est certainement plus aisé de la poursuivre que de l'imposer. Néanmoins, les défis ne manquent pas et je sais que la prochaine équipe aura fort à faire pour affirmer l'identité de l'université de Liège et lui garantir une place au soleil européen.
Le 15e jour : L'ULg continuera-t-elle à s'investir dans la région ?
B.R. : Plus que jamais. Une grande université ne peut se développer dans le désert : nous sommes intimement liés à Liège et vice-versa. Nous devons aider notre contrée à retrouver son aura économique et culturelle. Et si l'ULg constitue déjà une ressource majeure en termes d'analyse et d'expertise pour les administrations et les entreprises, il faut sans doute qu'elle s'implique davantage dans la création d'emplois, sans devenir pour autant un outil de reconversion, mais en assumant sa part dans l'essor du Pays de Liège et des ses environs. Sans en rester là, bien sûr. Il est de plus en plus évident que notre avenir se joue également dans l'Eurégio, c'est-à-dire avec les institutions voisines du nord de la France, du Luxembourg, d'Allemagne et de Hollande. Si nous avons déjà noué les premiers contacts, il reste à concrétiser les choses, tant dans l'enseignement que dans la recherche. Mais je suis convaincu que les collaborations transnationales sont la seule voie pour maintenir une offre de formations diversifiées et une qualité de recherches reconnue par-delà les frontières.
Le 15e jour : Sera-t-il possible de maintenir l'ULg en tant qu'université complète, publique et pluraliste ?
B.R. : C'est mon ambition. Je pense que l'ULg doit rester complète,
c'est-à-dire qu'elle doit proposer toutes les filières universitaires
aux étudiants d'ici et d'ailleurs. Mais cela ne veut pas dire que
toute l'offre doit être disponible au Sart-Tilman
La collaboration
avec les Hautes Ecoles, avec les universités de la Communauté
française et celles des pays voisins, seule, peut permettre de garantir
l'éventail des cursus. C'est un projet très ambitieux et nul
doute que le prochain vice-Recteur, Albert Corhay, y consacrera une part
de son temps et de son énergie.
Propos recueillis par Patricia Janssens
Pour en savoir davantage, consultez le site personnel de Bernard Rentier
:
http://bernardrentier.blogspot.com
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