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Dans la société actuelle basée sur la connaissance,
la science et la recherche jouent un rôle plus important que jamais.
Paradoxalement, on n'observe qu'un enthousiasme modéré du
public pour le soutien à la recherche, et les vocations des jeunes
pour embrasser une carrière scientifique deviennent rares : les études
sont réputées difficiles, le parcours professionnel est exigeant,
l'excellence absolue est requise, l'avenir incertain, les découvertes
"rares"
Pourtant, les jeunes sont les forces vives de la création et de l'innovation nécessaires pour une société compétitive et dynamique. D'ici l'an 2010, des experts estiment que l'Europe aura besoin de 600 000 nouveaux chercheurs au moins, sans compter le renouvellement indispensable des staffs vieillissants.
Démythifier la carrière
Dès lors, la Commission européenne a mis sur pied en 2005 une série de manifestations destinées à attirer l'attention du public et des médias sur le rôle essentiel de la science et de la recherche dans notre société. Parmi elles, la "Nuit des chercheurs européens", proposée aux universités, centres de recherche et entreprises, le 23 septembre prochain. Les universités de la Communauté française de Belgique ont décidé de répondre ensemble à l'invitation de l'Europe, en organisant l'événement à Liège. Il clôturera une journée de travail rassemblant les scientifiques des quelques 31 réseaux d'excellence européens auxquels les institutions universitaires francophones participent.
" Il faut tout d'abord montrer aux étudiants et aux jeunes chercheurs que notre Université fait preuve d'excellence sur la scène européenne et qu'elle est bien active pour enrayer la chute du déclin de l'empire scientifique européen", nous explique Isabelle Halleux, directrice de l'administration Recherche et Développement. Les réseaux d'excellence européens constituent certainement un nud central de la stratégie insufflée en nos murs. Car, pour répondre aux attentes de l'Europe, il s'agit " d'ouvrir les portes de la recherche, de favoriser la communication en son sein et ainsi de s'intégrer durablement dans l'espace européen ". A l'heure de son sixième programme-cadre, près d'un réseau d'excellence subsidié sur deux compte au moins un partenaire wallon dans chaque domaine de la recherche appliquée.
Mieux informer les jeunes sur le formidable métier de chercheur est une priorité. Il s'agit de démythifier la carrière de chercheur. Loin d'être un ascète se nourrissant d'une quinzaine d'heures de travail par jour ou un savant fou solitaire doté de capacités intellectuelles hors normes, nécessairement en mal d'Amérique, " le chercheur est d'abord un travailleur comme un autre, un citoyen ordinaire, qui prend le bus, aime le foot ou le cinéma et donne le bain à bébé le soir ". Le jour, il fait un métier passionnant.
Garder les cerveaux
" L'espace européen est formidable pour les jeunes chercheurs. Ils peuvent y entreprendre une recherche scientifique de haut niveau, établir des coopérations internationales fortes et s'ouvrir sur le monde. " Maintenir nos cerveaux dans cette chère vieille Europe n'est pas un rêve pour la Commission. Le septième programme-cadre européen redonnera les moyens de développer des recherches de base plus attractives, de se doter d'infrastructures importantes et de promouvoir la mobilité. A Liège, le Giga se constitue de la sorte : médecins, biologistes, chimistes et autres spécialistes collaborent afin de promouvoir la recherche dans le domaine de la génomique et la protéomique, en conservant une proximité très forte avec le monde industriel. Cependant, si tous les projets sont passionnants, il faut bien savoir que la compétition entre laboratoires européens est très vive : le métier de chercheur est aussi un métier de battant
Marc Bechet
La
Nuit des chercheurs
Le 23 septembre à 20h, salle académique de l'ULg,
place du 20-août 7, 4000 Liège.
Conférence-débat animée par François Louis,
journaliste à la RTBF, sur le thème de la carrière
du chercheur et de la mobilité.
Autour de la table, notamment,
Kurt Vandenberghe, du Cabinet du Commisaire européen de la Recherche
J.Potocnik
Claire Demain, du Cabinet de Marie-Dominique Simonet, ministre de la Recherche
Edwin De Pauw, professeur à l'ULg, directeur du laboratoire de spectrométrie
de Masse
Marco Matiniello, directeur de recherche FNRS- Cedem
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Contacts : ARD, tél.04.366.52.43, courriel Isabelle.Halleux@ulg.ac.be |
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