Circuler mieux

Un nouveau plan de transport au Sart-Tilman est à l'étude

 

En novembre 2004, une enquête fut menée auprès du personnel, des étudiants et des visiteurs fréquentant l'un des trois pôles du Sart-Tilman : l'ULg, le CHU et LIEGE Science Park. « Comment gagnez-vous le Sart-Tilman ? » , demandait le formulaire. « En voiture », répondirent en chœur 90% du personnel universitaire et 55% des étudiants. Points positifs, l'enquête révéla cependant que 40% des étudiants voyageaient grâce aux bus 48 ou 58 et que le co-voiturage informel s'intensifiait légèrement.

Trois entités

Ces résultats nourriront utilement sans doute la réflexion poursuivie actuellement en vue de l'élaboration d'un nouveau plan de transport, lequel entend réduire la circulation sur le site d'une part et favoriser le développement durable d'autre part. Car la situation est préoccupante. « Le Sart-Tilman a la particularité d'être composé de trois entités distinctes – le CHU, l'Université et le parc scientifique – qui génèrent ensemble plus de 20 000 déplacements par jour et ce chiffre est en constante progression, explique Philippe Hanocq chercheur au département d'architecture et d'urbanisme de l'ULg. Cela provoque évidemment quelques embouteillages mais aussi des problèmes de parking et cela génère de la pollution. De plus, les développements à venir, comme le site du Bois Saint-Jean, poseront de réelles questions en termes d'espace d'accueil. »

Le but du prochain plan à l'étude est de sensibiliser la population à adopter d'autres moyens de locomotion que la voiture pour se rendre au Sart-Tilman. Tâche ardue quand on connaît les particularités géographiques du domaine et la difficulté pour de nombreuses personnes de laisser leur voiture au garage. « Accéder au CHU en vélo ou à pied paraît compromis lorsque l'on vient de Liège, mais des parcours cyclo-pédestres peuvent être envisagés sur le plateau du Sart-Tilman. »

Autre problème : les places de parking. « L'Université a déjà fait beaucoup d'efforts en ce qui concerne l'offre d'emplacements, poursuit le chercheur. Elle hésite, à moyen terme, à agrandir encore ses parkings, cela coûte cher et constitue un joli casse-tête urbanistique. »

Il faut en effet jongler avec les zones protégées, les espaces dédiés à la détente, le relief parfois difficile, etc. Pourtant, les nouveaux transferts vers le campus (HEC, les derniers laboratoires du Val-Benoît, le développement d'activités comme le projet Giga), vont générer dans un futur immédiat une demande additionnelle équivalent à quelque 1000 places de parking supplémentaires, si aucune alternative n'est proposée.

Bus et covoiturage

Quelques idées sont déjà dans les cartons. Il faut cependant en apprécier l'application et vraisemblablement faire des choix. « On pourrait rendre le parking payant, imagine Philippe Hanocq, comme l'UCL vient de le faire, ou inciter, via des moyens financiers, les navetteurs à délaisser leur voiture. Favoriser l'usage des bus est sans doute primordial. Il faut ici discuter avec les TEC pour éventuellement créer de nouveaux services ou améliorer ceux qui existent. Hélas, il semble que les bus essentiellement utilisés par les étudiants souffrent des grèves à répétition et d'un temps de trajet jugé prohibitif par rapport à la voiture. Il y a bien la ligne 58, plus rapide, mais qui ne dessert par les Guillemins. »

On peut aussi évoquer le concept d'un campus “Carfree” à l'instar de ce que développent certaines villes, en s'appuyant sur des options à la fois restrictives quant à l'accès de l'automobile (en tout cas de l'auto solo) dans un périmètre déterminé, et au contraire incitatives pour les usagers que l'on souhaite favoriser (les piétons, les cyclistes, les rollers, les “co-voitureurs” et les usagers des transports en commun). Ce qui positionnerait l'ULg comme un acteur de pointe dans le domaine du développement durable.

 

François Colmant

Dans le cadre de la "semaine de la mobilité", du 16 au 22 septembre, une réunion d'information et de sensibilisation sera organisée par le MET aux amphithéâtres de l'Europe le 16 septembre, de 9h à 12h.

Par ailleurs, l'ULg s'associe à la manifestation en organisant des "projets vélo" pour les bacheliers et les étudiants Erasmus
- vendredi 16: visite du centre ville à vélo
- mardi 20 et mercredi 21: visite du centre ville en nocturne

Contacts:

- pour les bacheliers: http://www.ulg.ac.be/guide/goBacheliers/index.html courriel Chantal.Rausenbaum@ulg.ac.be
- pour les Erasmus: http://www.ulg.ac.be/aeerni/ courriel Marta.Kucharska@ulg.ac.be

site officiel: http://semaine.mobilite.wallonie.be