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Certains pourront s'en étonner, voire s'en inquiéter. L'Institution serait-elle à ce point infatuée qu'elle ait besoin de solliciter des éloges ou, à l'inverse, serait-elle rongée par une maladie cachée qui nécessite un aussi long traitement ?
Rien de tout cela. Il n'est peut-être pas vain de rappeler que le programme d'évaluation de l'EUA, qui célèbre en 2005 sa dixième année d'existence, a pour objet d'aider les universités européennes qui le souhaitent à analyser et à mieux concevoir leur stratégie de développement et à se doter des instruments de mesure de la qualité indispensables pour optimaliser leurs ressources. L'exercice débute classiquement par l'élaboration d'un rapport d'auto-évaluation dans lequel l'Université est invitée à analyser sa situation et à définir ses ambitions, l'accent étant mis sur la planification stratégique à long terme, les processus décisionnels, les structures de gouvernance, ainsi que sur les procédures internes d'évaluation et de gestion de la qualité. Le premier exercice du genre entamé en 1998, a inspiré la réflexion et l'action du recteur Legros au cours de son deuxième mandat et ses résultats ont été exposés devant le conseil académique de l'Université lors de sa séance du 5 décembre 2001. La deuxième évaluation par l'EUA (2002) était une procédure de suivi souhaitée par les deux parties et destinée à vérifier la pertinence des orientations prises, la cohérence avec les objectifs initiaux, l'évaluation des difficultés et des obstacles rencontrés dans la mise en place des réformes. C'est avec la même volonté d'inscrire durablement l'Institution dans une stratégie à long terme et avec l'ambition d'y développer mieux encore la culture de la qualité que cette troisième évaluation est entreprise. En conformité avec les priorités de la nouvelle équipe rectorale, trois thèmes ont été retenus en vue d'une analyse plus détaillée : la gouvernance, l'enseignement et les relations internationales.
L'université
s'est résolument engagée dans la logique des évaluations.
Il est clair qu'elles ne sont que le pas de la porte qui mène aux
accréditations, puis aux classements et, qui sait, aux habilitations.
Si les évaluations de l'EUA s'intéressent prioritairement
à la gouvernance, il en est d'autres à visées plus
spécifiques qui émaillent depuis plusieurs années la
vie universitaire. A terme, on peut être assuré que toutes
les personnes employées par les universités seront confrontées
à une procédure d'évaluation. Il s'agit d'une nouvelle
culture interne qu'il faut accepter et à laquelle il est nécessaire
de s'adapter sans délai.
L'évaluation de la politique de recherche des universités a beaucoup moins progressé que celle de l'enseignement, à tout le moins sur le plan formel. En 2000, l'EUA avait lancé une initiative pilote d'évaluation institutionnelle de la stratégie de recherche. L'université de Liège faisait partie des établissements visités mais l'initiative a fait long feu. Depuis, et de manière de plus en plus pressante, les chercheurs et les services administratifs des universités sont sollicités par les organismes dispensateurs de crédits de recherche pour justifier l'utilisation des fonds alloués, dans l'esprit de la démarche de qualité appliquée par l'Union européenne. On peut légitimement craindre une dérive de l'évaluation de la recherche universitaire vers ce type de contrôles administratifs au détriment d'une saine réflexion sur les stratégies institutionnelles de recherche.
La culture de la qualité est présente à l'ULg. Elle
est cependant à systématiser et à organiser dans un
schéma global. Parmi ce qui existe déjà en matière
de qualité au sens large, on peut citer le plan 2002-2007 de rééquilibrage
budgétaire décidé par le conseil d'administration,
les plans dits "stratégiques" demandés aux Facultés
et aux départements depuis 2002 ou encore, depuis 1996-1997, les
évaluations systématiques des enseignements. Actuellement,
les initiatives se multiplient et ont un impact de plus en plus grand au
sein de l'Université. On peut citer la réforme fondamentale
de la formation des médecins ou la réorganisation de l'aide
à la pédagogie sous la houlette de l'Ifres. Elles nous conduiront
sans doute à envisager une gestion intégrée de la qualité
au niveau de l'Institution et à prévoir une structure de coordination.
L'évaluation 2006 a été commanditée par nos Autorités et est pilotée par un comité d'auto-évaluation réunissant toutes les composantes de la communauté universitaire. Elle se distingue des précédentes dans sa forme en réservant une large part à l'information interne. Non seulement Le 15e Jour du mois informera la communauté universitaire des travaux mis en chantier mais un site sera bientôt disponible sur l'intranet pour permettre à chacun d'interagir avec le comité de pilotage. Le rapport d'auto-évaluation et les conclusions des experts seront rendus publics également. Sur le fond, cette évaluation est aussi une mise en perspective de l'ULg dans le nouveau paysage universitaire dessiné par le décret "Bologne" de la Communauté française, par les académies et les écoles doctorales.
Le comité de pilotage
Photo: ULg - Tilt Houet
Voir site: www.evalulg.ulg.ac.be (disponible prochainement)
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Composition du Comité Pr Freddy Coignoul (président) |
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