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Dans le cadre des "Journées internationales de Liège" les 20 et 21 octobre prochains se tiendra, au Palais des congrès de Liège, un symposium qui risque de faire date. Non seulement parce qu'il constituera le premier colloque international du Réseau européen d'intelligence territoriale, mais surtout parce qu'il réunira - au même moment et en un même lieu - de nombreux acteurs du monde économique et du monde social, autour de la problématique "Territoire, bien-être et inclusion sociale".
Double
colloque
" L'idée est de travailler de concert pour redynamiser notre région, confie Guénaël Devillet, directeur adjoint du Service d'étude en géographie économique fondamentale et appliquée (Segefa-ULg) et coordinateur du colloque. C'est la raison pour laquelle nous organisons de façon concomitante dans un même lieu un double colloque : celui du Groupe de reconversion économique (GRE) et celui de Réseau européen d'intelligence territoriale (Reit). " Histoire de croiser les regards et de partager les expériences.
Porté sur les fonts baptismaux en 2003 à Besançon,
le Reit réunit des universitaires et acteurs
territoriaux de 13 pays actifs dans le domaine de l'intelligence territoriale.
Ses membres s'intéressent principalement aux régions en plein
redéploiement économique. Aujourd'hui, ils se penchent sur
Liège avec une méthode nouvelle. Quant au GRE, il présentera
quelques exemples concrets du développement économique liégeois.
Les passerelles prévues entre les deux colloques et la complémentarité
des interventions proposées constituent certainement une belle occasion
de rencontres entre responsables économiques, représentants
académiques et acteurs sociaux.
Si le "développement durable" est un concept clairement identifié aujourd'hui, celui d'"intelligence territoriale" est, lui, plus neuf. " Il s'agit d'appréhender toutes les facettes du territoire, explique Guénaël Devillet. Ce concept associe la composante spatiale et la dimension socio-économique d'un quartier, d'une région, d'une ville. Pendant longtemps, ces deux notions ont été étudiées séparément. Or, l'imbrication du social et de l'économique est une réalité qui doit soutenir nos plans d'action car il est certain que le développement économique, le bien-être et la cohésion sociale sont intimement liés. "
Une affirmation que le médecin Jean-Marie Delvoye partage entièrement. " Nous nous sommes rendus compte que les problèmes de santé de la population sérésienne - et notamment celle du quartier d'Ougrée-bas - ne pouvaient se résoudre sans aborder les questions de logement, d'emploi, d'endettement, d'éclatement des familles, etc., observe-t-il. C'est la raison pour laquelle nous avons créé en 2001 "Optim@", une asbl qui tente d'animer une réflexion globale sur le territoire et de favoriser la concertation entre différentes actions en vue d'un mieux-être général de la population. "
Quatre ans plus tard, Optim@ est devenue un véritable observatoire économique et social. Utilisant la méthode "Catalyse", il a déjà engrangé une multitude d'informations relatives à la population d'un territoire dans les domaines de la santé, de l'emploi, de l'habitat. " Notre base de données permet d'objectiver les besoins des habitants, poursuit-il, et de réfléchir avec nos partenaires à leur niveau de bien-être, étape indispensable à la mise en place d'actions sociales pertinentes. " Et c'est sur base d'un premier diagnostic que le "centre de ressources" a vu le jour dans le quartier. Trois permanents y travaillent avec pour mission de favoriser des projets menés à bien par les habitants. " L'idée est de canaliser le potentiel des habitants au profit de leur quartier. "
Approche intégrée
Optim@ tente d'apporter une réponse concrète à la dégradation du tissu social dans cette partie de l'agglomération liégeoise. L'association s'appuie sur une série de spécialistes qu'elle associe aux différentes étapes du projet depuis l'observation jusqu'à l'évaluation et la modélisation des actions. Guénaël Devillet, du Segefa, fait partie de ces universitaires engagés par Optim@. " Nous fournissons notre connaissance du territoire géographique et mettons aussi à leur disposition des méthodes faciles à mettre en place pour observer les phénomènes et les analyser. "
Forte de cette expérience particulière, Optim@ viendra témoigner au colloque et plaider - avec beaucoup d'autres - pour une approche intégrée des problèmes de la population.
Patricia Janssens
Photo: Belpress.com
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Programme - Jeudi 20 et vendredi 21 octobre. Introduction commune au Reit et au GRE, ouverture par le recteur
Bernard Rentier.
Colloque organisé par le Segefa-ULg et le GRE, avec la collaboration de l'asbl Optim@ et la SCRL Tr@me. Contacts: tél. 04.366.53.19, courriel info@liege2005.be, site www.liege2005.be/progreit.htm |
La méthode "Catalyse" entend mettre à disposition des acteurs de terrain des outils simples.
Mise au point par le Pr Jean-Jacques Girardot de l'Université de Franche-Comté en France, elle permet d'accéder à une connaissance globale du territoire. Celle méthode est notamment emplyée par Optim@ pour obtenir une "photographie" du quartier d'Ougrée-Bas. Celle-ci tient compte des besoins exprimés par la population, des services offerts à la communauté par les opérateurs et du contexte socio-économique du territoire envisagé.
C'est la prise en compte de toutes ces informations et de leurs interactions qui permet d'accéder à une connaissance complète d'un quartier, d'une communauté ou d'une région. Parrallèlement, la SCRL Trame assure l'acompagnement méthodologique sur les volets "action et partenariat" d'Optim@ ainsi que l'évaluation interne.
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