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Génération d'emploi
A l'origine, l'octroi d'une prépension devait être compensé par l'engagement d'un jeune travailleur. Mais avec le temps, les dispenses se sont multipliées, la règle a été "oubliée", à tel point qu'aujourd'hui l'équilibre macroéconomique voulu au moment de l'instauration du régime de prépension est rompu. C'est ce que nous rappelle Jean-Pierre Voos, chargé de cours en ressources humaines à HEC-ULg, dans une carte blanche publiée par La Libre Belgique du 27 octobre dernier, la veille de la grève générale contre les projets du gouvernement pour les fins de carrière. Jean-Pierre Voos plaide pour un retour à ce lien entre générations car une société qui doit supporter un taux de chômage endémique de plus de 20 % - quasi 30 % en Wallonie - parmi ses jeunes de moins de 25 ans ne peut pas ignorer dans la gestion des départs en fin de carrière, la problématique de ces jeunes et rester aveugle devant le coût sociétal de ce problème. Alors, pourquoi ne pas mettre en place un système obligatoire de remplacement du futur prépensionné par un jeune et développer le tutorat par les aînés au lieu de se battre sur des âges fétiches de départ ? Et d'ajouter : Un jeune, c'est un investissement formidable de la société dans sa formation et sa réussite professionnelle. Le laisser "moisir dans l'inactivité", c'est amener le déclassement de toute sa formation, la mise sur la touche d'un consommateur potentiel et le désespoir du mal-être avec ses risques de délinquance et d'autodestruction.
Humanitaire versus militaire
Rage ou ironie ? Le ton est certes policé mais sans complaisance devant la bêtise humaine. On connaît le drame vécu par les Pakistanais après le séisme du 8 octobre, on sait aussi les difficultés rencontrées par les humanitaires pour accéder à certaines zones très reculées et isolées, mais ce que l'on sait (savait) moins, c'est que les dirigeants pakistanais eux-mêmes ont volontairement privé les secouristes de données satellites pourtant indispensables à la coordination efficace de l'aide. Pierre Ozer et Marianne von Frenckell, du département des sciences et gestion de l'environnement, nous en donnent la raison dans un texte paru dans La Libre Belgique (26/10) : ces données auraient pu rendre publics d'éventuels dégâts aux infrastructures militaires. Ce n'est que huit jours après la catastrophe que l'interdiction fut levée. Et pendant ce temps, sans indication, les secours terrestres ont buté sur des routes coupées par des glissements de terrain. Pendant ce temps, de multiples fractures ouvertes n'ont pas été soignées. Pendant ce temps, les survivants dans les décombres ont eu le loisir de voir venir la mort, doucement. Pendant ce temps, cette puissance nucléaire a délibérément fait le choix de délaisser des dizaines de milliers de blessés pour servir des intérêts militaires. Sans commentaires...
D.M.
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