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La publication d’un écrit scientifique s’apparente souvent à un parcours du combattant. Trop peu savent qu’il existe depuis 1920 une fondation qui peut rendre cette démarche moins hasardeuse : la Fondation universitaire. Dès sa création, cette institution s’est engagée à assurer la coordination de la recherche et l’apport d’une aide financière aux publications scientifiques.
Depuis cette époque, les présidents se succèdent, mais les engagements demeurent. Joseph Denooz, chargé de cours au département des sciences de l’Antiquité, est membre pour l’ULg de la Commission des publications et des subsides. « La Fondation universitaire se consacre aujourd’hui essentiellement à l’organisation de conférences et à la publication de travaux scientifiques originaux et inédits, sous forme d’ouvrages, de périodiques ou d’illustrations », explique-t-il. Toutes les disciplines sont concernées mais à Liège, ce sont surtout les sciences humaines qui ont recours à la fondation. Une des dernières publications a été réalisée dans le domaine de la géographie linguistique : il s’agit du 6e volume de l’Atlas linguistique de Wallonie (ALW). Pour solliciter un crédit auprès de la Fondation universitaire, il suffit de télécharger le formulaire ad hoc sur le site de la fondation, et de soumettre le dossier en l’accompagnant de deux exemplaires du travail prêt pour la publication et ce, trois fois par an. Chaque dossier est ensuite examiné par deux experts désignés par la commission, l’un francophone, l’autre néerlandophone. Le montant du crédit alloué peut atteindre 10 euros par page, somme non négligeable pour de jeunes chercheurs. « Les francophones épuisent rarement les sommes disponibles », déplore Joseph Denooz. On se réveille ?
Emilie Nahon
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