L’Aquapôle dans ses murs


Inauguration le 22 mars, journée mondiale de l’eau

Créé en 2003 à l’initiative de l’ULg, l’Aquapôle est un centre de recherche et d’expertise en sciences de l’eau. Le but étant de constituer un réseau scientifique structuré dans le domaine de l’eau, sans pour autant délocaliser l’ensemble des équipes de recherche, il était devenu prioritaire de disposer d’un lieu assurant la visibilité du centre. C’est chose faite dans un tout nouveau bâtiment situé au Sart-Tilman, entre le B52 des ingénieurs et l’Institut Montefiore.

Le cycle de l’eau
« Notre travail porte sur tous les segments du cycle de l’eau, naturelle ou anthropique, explique Anne Goffart, directrice de l’Aquapôle. Il n’y a pas de limites thématiques ou géographiques pré-établies. » Développé en partenariat avec la Faculté universitaire des sciences agronomiques de Gembloux et le Centre belge d’étude et de documentation de l’eau (Cebedeau), l’Aquapôle présente d’emblée un caractère multidisciplinaire. Forte de son réseau de collaborations qui couvre toutes les disciplines relatives aux sciences de l’eau, la nouvelle structure affiche un profil original que la nouvelle implantation au Sart-Tilman permettra certainement de dynamiser, en favorisant les synergies avec d’autres laboratoires universitaires wallons et en renforçant encore ses relations internationales.

A l’heure actuelle, plus de 150 scientifiques sont impliqués dans différents programmes de recherche et développement concernant la gestion de l’eau. Plusieurs projets visent à aider à la mise en œuvre de la nouvelle politique européenne de l’eau, en région wallonne essentiellement, mais aussi dans certains pays de l’Est ou en région méditerranéenne.

Le centre développe également des activités dans le domaine de la télédétection appliquée à la gestion des ressources hydriques. Les scientifiques utilisent par exemple des images satellites qui permettent de suivre les pollutions, quelles soient d’origine minière ou dues à des largages d’hydrocarbures. « Grâce à ces images, on peut notamment étudier les déplacements de ces nappes de pollution et prendre les mesures nécessaires pour gérer au mieux les situations de crise », explique Vincent Tigny, project manager à l’Aquapôle. Ces images sont aussi exploitées pour fournir des données sur la topographie du sol, sa couverture, son utilisation et son humidité. Selon Vincent Tigny, elles peuvent s’avérer très utiles dans le cadre de la prévention des inondations, par exemple.

Centre d’excellence

Mais l’Aquapôle développe aussi des activités dans les pays du Sud. Avec l’Agence nationale tunisienne pour la protection de l’environnement, il a déposé un plan visant à la mise en place d’un réseau national de contrôle de la pollution des eaux de surface. D’autres initiatives sont en cours au Sénégal et en République démocratique du Congo. « Ces exemples de projets montrent la diversité de nos actions, grâce à notre approche pluridisciplinaire et transversale, précise Anne Goffart. C’est d’ailleurs ce qui nous différencie des laboratoires classiques qui développent des expertises pointues, mais souvent très spécialisées dans une discipline. »

D’une manière générale, l’Aquapôle entend bien mener une démarche pro-active et a l’ambition de devenir le centre d’excellence dans le domaine de l’eau en région wallonne.

 

Gaëlle Gozzi

Photos: Jean-Louis Wertz

Contacts :
Vincent Tigny, project manager en télédétection, courriel vtigny@ulg.ac.be, ou Xavier Detienne, project manager en coopération au développement, courriel xdetienne@ulg.ac.be