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Le Service d’étude en géographie économique fondamentale et appliquée (Segefa), qui fêtait ses 20 ans d’existence en décembre dernier, vient de déposer une synthèse d’envergure. Commandée par l’asbl Basse-Meuse Développement, cette étude concerne les trois communes formant le territoire : Oupeye, Herstal et Visé. Conçue à l’échelle intercommunale, elle permettra de relancer le développement économique de la zone et, par là, d’« assurer le développement de l’ensemble de l’agglomération », explique Mathieu Jaspard, chercheur au Segefa.
C’est sur base d’une quantité impressionnante de documents ayant déjà été réalisés sur ce territoire que le service a mené une réflexion globale afin de conseiller les élus. Quelles grandes orientations prendre en matière de développement économique et d’aménagement urbain, à court et moyen terme ? « Un des objectifs de la réflexion est d’éviter les conflits entre les zones d’activité économique actuelles et futures et les zones d’habitat ou les zones naturelles », poursuit Mathieu Jaspard. L’important dans ce projet est, en effet, de toujours garder à l’esprit une certaine cohérence spatiale.
Pour le Segefa, le développement devrait s’axer principalement autour du canal Albert, élément structurant de la Basse-Meuse. L’enjeu est d’asseoir le port autonome de Liège comme port international au départ de l’aménagement des différentes zones d’activités liées au canal. « Bien que le réseau fluvial soit un des aspects les plus positifs, c’est son caractère multimodal qui donne à l’agglomération liégeoise sa valeur ajoutée », précise Guénaël Devillet, directeur-adjoint du Segefa. La voie d’eau, le réseau de voies ferrées et les nœuds autoroutiers de Milmort et Cheratte forment, ensemble, un atout majeur pour les trois communes.
L’étude, qui s’est terminée en février, constitue une première étape : il faudra probablement mener des investigations plus spécifiques. « C’est une vue d’ensemble qui donne la cohérence d’un développement possible », note Guénaël Devillet. Le projet vient d’être présenté devant le conseil d’administration de la Basse-Meuse. Les cartes sont désormais entre les mains des décideurs politiques.
Ludivine Barset
Le Segefa, créé et dirigé par le Pr Bernadette Mérenne-Schoumaker depuis 1985, réunit sept géographes et a déjà plus de 250 études à son actif. Il constitue aussi un tremplin pour les jeunes chercheurs. Ceux-ci travaillent aussi bien pour le secteur public que privé à la croisée de deux grands domaines : le développement économique et l’aménagement du territoire. Le Segefa a ainsi déterminé dernièrement les grands axes de développement de la ville de Liège. Il se distingue même à un niveau international puisqu’il planche en ce moment sur l’extension de bâtiments de l’Union européenne au Luxembourg et a récemment rendu une étude d’incidence d’un port au Gabon. Au niveau européen, il participe à deux projets Interreg et vient surtout d’être intégré au sein d’une action de coordination du 6e programme cadre en matière d’intelligence territoriale. Contacts : tél. 04.366.53.19, courriel G.Devillet@ulg.ac.be |
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