Univ’air Santé

Satisfaction (presque) générale

Tout le monde le sait : depuis le 1er septembre 2005, il est interdit de fumer dans les locaux universitaires, y compris dans les bureaux individuels, cafétérias et restaurants. Comment l’interdiction est-elle vécue ? Le comité de pilotage de l’opération “Univ’air Santé”, présidé par François Ronday, administrateur de l’ULg, fait le point.

Résultats très encourageants

Une enquête a été menée en octobre dernier auprès de la communauté universitaire. Près de 2500 étudiants et membres du personnel y ont répondu. L’analyse des réponses est terminée (voir les résultats sur le site www.ulg.ac.be/univairsante). Et pour le comité de pilotage, les résultats sont très encourageants car une très forte majorité des personnes sondées se disent favorables ou très favorables à la règle, qu’ils soient fumeurs ou non-fumeurs.

Les fumeurs ont pris conscience que la fumée pouvait déranger et même nuire à leurs collègues et condisciples. La plupart d’entre eux se disent même contents d’avoir réduit leur consommation de tabac ! Certains demandent l’installation d’abris pour les jours pluvieux. Il ne sera malheureusement pas possible de les satisfaire pour des raisons de coût, mais aussi de démarches urbanistiques non négligeables. En revanche, pour les nouveaux bâtiments et notamment le futur restaurant, ce sera désormais stipulé dans le cahier des charges.

Les non-fumeurs, quant à eux, se réjouissent d’un environnement enfin respirable dans les bureaux, couloirs et cafétérias notamment et se montrent reconnaissants vis-à-vis des fumeurs pour l’effort qu’ils consentent. Ils relèvent aussi que l’état général des bâtiments en bénéficiera : la fumée de cigarette dégrade considérablement les revêtements muraux et les sols en vinyle pâtissent des mégots mal éteints.

La perfection n’existe pas, bien sûr. Mais les objectifs de l’opération ne sont pas loin d’être atteints. Certes, les locaux de quelques cercles étudiants sont encore enfumés et l’on constate quelques indisciplines près de certains amphis situés un peu à l’écart... mais dans l’ensemble les étudiants se sont pliés au règlement. C’est aussi le cas de la majorité des enseignants, même si l’on repère çà et là quelques irréductibles. « Une sensibilisation des doyens à cet égard me paraît indispensable, pense François Ronday. Du côté de l’administration, cela a déjà été fait. »

Depuis le 1er janvier 2006, date d’entrée en vigueur de la loi anti-fumée sur les lieux de travail, il semble que la situation se soit encore améliorée. Les fumeurs tendent à modifier leur comportement (presque) partout et prennent l’habitude de sortir.

Cendriers

Les cendriers extérieurs n’ont pas tous pu être placés en septembre pour des raisons de budget et de disponibilité chez les fournisseurs. La dernière série a été installée en février, aux endroits souhaités par les responsables administratifs des bâtiments. Dès lors, plus d’excuses pour jeter son mégot par terre. L’administration des ressources immobilières a par ailleurs augmenté le personnel de nettoyage aux abords des entrées. La propreté, c’est l’affaire de tous ! Ne jetons pas la pierre uniquement aux fumeurs. Respecter notre environnement de travail et d’études, c’est aussi éviter de transformer les cendriers en poubelles ou les toilettes en dépotoirs. Nous avons tous un rôle à jouer, étudiants et membres du personnel, fumeurs et non-fumeurs, pour améliorer notre cadre de vie.

 

Stéphanie Taton

Site www.ulg.ac.be/univairsante, courriel univairsante@ulg.ac.be