Accord de la Saint-Valentin

L’Académie universitaire Wallonie-Europe s’associe à deux Hautes Ecoles

 

Signée le 14 février, une nouvelle convention lie désormais les destins de l’Académie universitaire Wallonie-Europe et des Hautes Ecoles Charlemagne et Robert Schuman. « C’est une première, s’enthousiasme la ministre Marie-Dominique Simonet, qui témoigne de la clairvoyance des recteurs et des directeurs d’établissement. » Les deux Hautes Ecoles avaient pourtant déposé, à la fin de l’année académique dernière, une demande officielle de fusion avec l’ULg. Mais face au moratoire sur les fusions imposé par la ministre, c’est la formule du “partenariat privilégié” qui fut retenue. Compte tenu des thèmes de collaboration envisagés et dans la mesure où la section agronomie de la Haute Ecole Charlemagne présente des affinités particulières avec la Faculté universitaire des sciences agronomiques de Gembloux (FUSAGx), le rapprochement s’est réalisé au sein de l’Académie.

Outre la mise en commun de certains moyens comme les bibliothèques ou l’équipement informatique, les collaborations concerneront de nombreux domaines d’enseignement. « Certaines de nos filières sont suffisamment proches pour que des synergies soient possibles et que des cursus mieux intégrés ou des passerelles soient mises en place, explique Georges Sironval de la Haute Ecole Schuman, notamment pour la formation en logopédie, infirmerie, kinésithérapie, pour l’éducation physique, les sciences biomédicales, les sciences appliquées et l’agronomie. » L’ambition est d’offrir aux étudiants un meilleur service qui combine à la fois l’enseignement de proximité et le cursus de pointe. « L’objectif est effectivement de tirer le meilleur parti des complémentarités et d’intensifier les échanges, souligne le recteur Bernard Rentier. Quant aux économies d’échelle qui seront réalisées, elles serviront à mener de nouvelles politiques telles que la lutte contre l’échec, par exemple. »

Est-ce une étape de la concrétisation du Pôle mosan ? « Certainement, poursuit Bernard Rentier. Cet accord montre la voie. J’espère qu’il séduira les autres pouvoirs organisateurs. » Six groupes de réflexion planchent déjà sur des propositions concrètes dans les filières à organiser dès la rentrée prochaine.

Pour la ministre, « ce qui importe, c’est qu’il soit possible aujourd’hui de faire des choses ensemble, alors qu’elles étaient inimaginables il y a quelques années à peine. » Pour le recteur de l’ULg, cet accord fait partie d’une politique institutionnelle globale. « Nous voulons que notre Université continue de rayonner dans son environnement car elle est devenue incontestablement l’atout majeur du redéploiement régional. Dans ce cadre, elle joue un rôle essentiel dans l’enseignement et la formation des jeunes et elle devrait se positionner clairement dans la formation continuée des adultes. »

Promouvoir une offre d’enseignement supérieur cohérente fait donc partie des priorités institutionnelles de Bernard Rentier, lequel compte sur une alliance du Pôle mosan et de l’Académie universitaire Wallonie-Europe pour dessiner la future carte de l’enseignement supérieur dans le sud-est de la Belgique.

 

Patricia Janssens