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L’université de Liège, par la voix de son
recteur Bernard Rentier, s’est engagée à devenir une institution de dimension internationale. Une ambition qui nécessite l’effort de toute la communauté et la mise en place, en son sein, de structures efficaces pour aider les chercheurs soit à accueillir leurs homologues étrangers, soit à participer activement à des programmes de recherche hors de nos frontières belges et même européennes. Le Pr Jean Marchal, conseiller du Recteur pour les relations internationales, a participé à la présentation d’un plan d’action en ce sens au conseil d’administration du 25 mars dernier.
Le 15e jour du mois : Le conseil d’administration a marqué son accord pour la création d’un conseil des relations internationales (CRI).
Jean Marchal : En effet. Exister sur la scène internationale nécessite certainement une recherche de pointe et un enseignement de qualité à tous les niveaux, mais requiert aussi une image de marque. Dans cette optique, nous avons réaffirmé notre volonté d’encourager les chercheurs non seulement à développer des contacts – voire des partenariats avec l’étranger – mais à recevoir, à Liège, des étudiants et des scientifiques distingués pour consolider notre image d’Université sérieuse et de qualité. Cette politique doit pouvoir compter sur une structure efficace qui seconde, au quotidien, les chercheurs. Le nouveau CRI veut être à la fois organe de réflexion, de coordination et d’exécution de cette politique et devenir, en quelque sorte, le portail “in et out” pour toutes les questions touchant à l’international.
Le 15e jour : Ce conseil va se superposer à l’actuel Ciri?
J.M. : Le conseil interfacultaire des relations internationales (Ciri), créé à l’initiative de Bernard Rentier lorsqu’il était vice-Recteur, est une structure chargée d’informer les autorités sur les relations internationales des Facultés. Le CRI sera plus complet et plus directement chargé de faire des propositions de politique et de stratégie dans ce domaine. Aujourd’hui la gestion des dossiers relevant des relations internationales se situe au sein de plusieurs administrations, principalement l’AEE, l’ARD pour les actions “Nord”, et le Cecodel pour les actions “Sud”, l’ARF, l’ARH , le service juridique ou l’ISLV étant aussi constamment sollicitées.
Je pense qu’il faut fédérer toutes ces compétences dans une dynamique de concertation sous la direction d’une cellule administrative en relation directe avec le CRI, lequel remplacera et le Ciri et la cellule des relations internationales actuelle. Présidé par le Recteur, le nouveau conseil sera composé du vice-Recteur, du conseiller aux relations internationales, de la directrice générale à l’enseignement et la formation, de la directrice de l’ARD et du gestionnaire administratif du Cecodel. Le responsable de la cellule administrative en fera bien sûr partie, et deux représentants seront désignés par chacune des Facultés, l’un pour le versant “Nord”, l’autre pour le versant “Sud”.
Le 15e jour : Quels sont les objectifs de cette politique ?
J.M. : Cette politique participe à notre volonté d’affirmer notre réputation internationale et, si possible, de faire partie des classements internationaux. Ainsi faut-il développer une stratégie cohérente qui s’appuie sur des ressources adaptées et sur une évaluation régulière. Ceci implique une concentration de nos actions dans des zones géographiques précises et limitées, avec une préférence pour les collaborations en synergie avec d’autres acteurs de notre région. D’autre part, nous devons veiller à assurer la pérennité des contacts avec des institutions partenaires qui ont inscrit le projet de collaboration dans leur plan stratégique : l’intérêt de la collaboration doit être réciproque. Enfin, un effort important sera consenti pour communiquer et informer, en interne comme vers l’extérieur, en collaboration constante avec la cellule des relations extérieures et ses unités de protocole, de presse et communication, d’information et de diffusion. Le CRI s’appuiera à l’étranger sur les services d’attachés et sur les réseaux d’anciens.
Le 15e jour : Pouvez-vous citer quelques exemples actuels de collaboration institutionnelle ?
J.M. : Nous avons déjà des collaborations institutionnelles avec les universités de Maastricht, de Sherbrooke, avec l’Unimep au Brésil, avec l’université de Sousse en Tunisie et l’université centrale en Equateur. Lors de la récente mission princière en Afrique du Sud, un contrat tripartite a été signé avec l’université du Kwazulu Natal à Durban et l’université de Lubumbashi. Ce qui n’exclut bien sûr aucune collaboration bilatérale individuelle ! Toutes seront encouragées pour autant qu’elles soient signalées et n’entravent pas la politique institutionnelle en développement. Il en va de notre crédibilité.
Propos recueillis par Patricia Janssens
Photo: ULg-TILT Houet
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