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Barça ou Barzakh
Barça ou Barzakh, un autre monde ou l’autre monde, Barcelone ou l’au-delà. Ainsi commence le texte d’une carte blanche publiée récemment dans le journal Le Soir (28/9) par trois jeunes chercheurs de l’ULg, François Gemenne, Pierre Ozer et Abdoul Jelil Niang. Ils évoquent la situation dramatique de ces migrants africains qui, pour atteindre “l’eldorado“, c’est à dire l’Europe via les côtes des Canaries, sont prêts à une folle traversée en haute mer, parfois de plus de 2000 km, dans des embarcations totalement inadaptées, traversée dans laquelle, selon certains chiffres, de 6000 à 16 000 d’entre eux, hommes, femmes et enfants, ont trouvé la mort. Ce qui se déroule actuellement est un terrible aveu d’impuissance, au Nord comme au Sud. Qu’attendons-nous pour nous occuper réellement de ces désespérés, dont le nombre ne cesse de croître ? (...) Nous ne pouvons à nouveau remettre à plus tard la nécessaire réforme des politiques d’aide au développement. Cette réforme devra impérativement mettre fin à la corruption, au népotisme et à la mauvaise gestion des fonds. Elle devra surtout prendre véritablement en compte la dimension environnementale du développement, et mettre en place de véritables politiques de relance agricole et de lutte contre la désertification. (...) Chaque jour qui passe amène son lot de nouveaux naufrages. Il n’y a pas si longtemps, sur un autre continent, “la libertad y la muerte” (sic) représentait l’espoir de toute une génération. Il importe aujourd’hui que Barça ou Barzakh ne représente pas la désespérance d’une autre génération, sur un autre continent.
Liberté liégeoise
Bernadette Mérenne-Schoumaker, interviewée dans un dossier du magazine Le Vif-L’Express (22/9) sur le redéploiement de la région liégeoise. Quel est le trait distinctif des Liégeois ? C’est leur esprit de liberté. Nulle part en Wallonie et en Flandre, je ne retrouve cette façon d’être. Elle permet à certaines minorités de participer davantage à la vie publique. Il faut coresponsabiliser les gens, en faire des partenaires et mieux intégrer toutes les populations. Mais, pour que chacun se sente concerné, il faut qu’un certain nombre de conditions soient remplies et que le projet collectif ait réellement du sens pour chacun. Assisté social, vous ne vivez plus !
D.M.
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