![]() |
Chacun en a fait l’expérience : un temps maussade est mauvais pour le moral ! L’absence de lumière rend morose et, on le sait depuis peu, influe négativement sur notre santé. Explication scientifique : lorsque la lumière naturelle se fait rare, la synchronisation de nos rythmes biologiques circadiens s’en trouve perturbée, ce qui provoque des troubles divers (insomnies, états dépressifs, somnolence, prise de poids, fatigue, etc.) Foi de Scandinaves. Ceux-ci estiment en effet que 3 à 6% de la population – surtout des femmes – souffrent de dépression liée au manque de lumière. Dans nos régions, 15% des individus seraient atteints du “blues de l’hiver” ; en Laponie, ce chiffre avoisine 30% contre 1 ou 2% en Floride. Des statistiques qui permettent de faire un lien direct entre la luminosité et le bien-être et confortent nos impressions : un ciel trop gris est cruel pour le corps et l’esprit.
En automne et en hiver, exposé moins longtemps à la lumière du jour, notre cerveau fonctionne en mode “nuit”, ce qui, aux dires des scientifiques, produit des perturbations chimiques. En fait, il reçoit un message indiquant que nous sommes en fin de soirée ; il fabrique alors de la mélatonine pour favoriser le sommeil... à 10h du matin. Or, un taux trop élevé de mélatonine produit un effet fatigant et déprimant. Parallèlement, le taux de sérotonine trop élevé augmente également l’appétence pour les sucres. Les dépressions saisonnières ne seraient donc pas dues à des causes psychologiques, mais bien à des troubles biologiques. Logiquement aussi, elles s’accompagnent souvent d’une prise de poids.
Récemment, les médecins ont démontré qu’une exposition de la rétine à une lumière blanche de haute intensité était bénéfique aux patients atteints par ces troubles. On parle dès lors de “luminothérapie”, un concept bien connu dans le Grand Nord où de nombreux individus prennent leur petit déjeuner devant un écran de lumière.
La Wallonie n’est pas à la traîne en la matière. Dès la fin des années 90, Robert Poirrier, chef de service associé en neurologie au CHU et responsable du Centre d’étude des troubles de l’éveil et du sommeil, mit au point un casque à visière lumineuse commercialisé par la firme Schréder. Depuis lors, Vincent Moreau, du laboratoire Hololab (département de physique), et Robert Piorrier, du CHU, ont fondé une spin-off du nom de Lucimed et développé, avec leurs partenaires industriels, un dispositif original de luminothérapie faisant appel aux dernières innovations de la photonique et des nanotechnologies : la Luminette.

Système révolutionnaire, la Luminette permet de bénéficier des bienfaits de la luminothérapie sans devoir s’arrêter de bouger, de travailler, de lire. Il s’agit d’une paire de lunettes ergonomiques dont la conception se base sur l’optique diffractive. Elle offre un maximum d’efficacité thérapeutique tout en laissant une grande autonomie au patient. Avantage non négligeable, elle pourra se porter sur des verres correcteurs. C’est aujourd’hui le seul système qui – comme le soleil – fait pénétrer la lumière dans l’œil et atteint les zones de la rétine les plus favorables au traitement tout en maintenant la vision.
Aujourd’hui, la société Lucimed vient de signer son premier accord pour la distribution des Luminettes au Bénélux et en France : 20 000 exemplaires vont ainsi être fabriqués en Wallonie.
Pa.J.
Photos: Forum Média Production
| Contacts : Lucimed, tél. 085.240.680, courriel info@lucimed.com, site www.lucimed.com |
|
|