Téléphone sans fil

Le réseau internet permettra aussi de se parler

Bientôt de nouveaux téléphones arriveront sur tous les bureaux de l’ULg ! A l’étude depuis fin 2004, le remplacement des postes actuels est maintenant en route. Le Service général d’informatique (Segi) a en effet signé un contrat avec la firme Belgacom, laquelle remplacera progressivement la téléphonie digitale Siemens actuelle par une téléphone IP de marque Alcatel. Le 1er mai prochain, nous devrions, tous et toutes, disposer d’un nouveau téléphone.

L’appel d’offre lancé par le Segi au printemps 2006 fut européen. Après une comparaison des prix et des services offerts, le marché fut conclu avec Alcatel, par l’intermédiaire de Belgacom, le fournisseur. Son coût ? 900 000 euros. « Cela paraît énorme, admet Fernand Benedet, directeur du Segi, mais c’est la moitié de la somme déboursée en 1993. » Outre les trois centraux disséminés sur tout le campus et en ville, ce contrat prévoit la livraison de 3300 postes environ avant le 1er mai (1200 appareils resteront en effet en l’état : ceux des ascenseurs, des couloirs, des ateliers, etc.).

Objectif souplesse

« Notre système actuel a été adopté en 1993, explique Fernand Benedet. Sa technologie est complètement dépassée, à tel point que la maintenance des centraux n’est plus assurée par le constructeur. Il devenait donc urgent de choisir une technologie plus moderne, adaptée à nos nouveaux besoins. » En fait de nouveauté, il s’agit de se servir du réseau internet déjà bien connu en nos murs. Les communications téléphoniques seront transportées à l’aide du réseau de données IP, tout comme les informations échangées entre les ordinateurs qui y sont déjà connectés. On branchera simplement le téléphone entre le PC et la prise réseau murale. On parle de “convergence voix-données”. Cette évolution permet de ne maintenir qu’un seul réseau (IP) au lieu de deux (IP et téléphonie).

Dans cet enchevêtrement de textes, d’images… et de voix, ne risque-t-on pas de connaître quelques embouteillages sur le réseau, voire une panne complète ? Fernand Benedet se veut rassurant : « Notre taux de panne est extrêmement faible à l’heure actuelle et nous aurons à notre disposition un réseau plus puissant encore, ce qui, je le pense vraiment, est un gage de sécurité. »

Quel sera le look du nouvel appareil ? Fort semblable au nôtre, plus design, plus large, toujours doté d’un cornet, d’un écran et d’un pavé numérique. Seule nouveauté : il sera également doté d’un clavier. « Ce nouveau dispositif permettra par exemple de taper directement le nom de la personne que l’on souhaite joindre. Couplé à l’annuaire web, le téléphone affichera alors automatiquement le numéro. Plus fondamentalement, poursuit Didier Korthoudt, ce poste proposera les mêmes fonctions que le gsm : appels en absence, répertoire personnel, rappels, mémorisation de messages, etc. » Peut-être même pourra-t-on lui demander de transformer les messages en courriels, mais cela est encore à l’étude.

Associées à cette nouvelle téléphonie, un certain nombre d’expérimentations, liées aux nouvelles technologies de la communication, vont être menées par le Segi. Citons, par exemple, la mise en œuvre de “call centers” pour le “helpdesk” informatique, voire l’accueil des étudiants, des tests d’intégration de la téléphonie à Skype (téléphone via internet), à MSN (messagerie instantanée de Microsoft), visiophonie… Bref, tout un ensemble de services à la pointe de la technologie qui pourraient être adaptés à l’ULg dès validation technique. Côté économies, des tests d’interconnexion avec certains grands partenaires, tels que le CHU ou le MET, via internet, seront réalisés de manière à mesurer les économies potentielles.

Confidentialité

A ceux qui craignent les écoutes téléphoniques, le directeur du Segi répond avec flegme : « Les écoutes sont très difficiles à mettre en œuvre, mais nous avons pris des mesures pour empêcher toute dérive. Ainsi avons-nous prévu un “chiffrage” des communications, ce qui signifie, schématiquement, que la voix émise est traduite en chiffres lors de l’émission, acheminée ainsi jusqu’au récepteur et décodée en fin de course. Entre les deux cornets : impossible de saisir le sens des mots ! Nous restons très vigilants afin d’assurer une confidentialité stricte des conversations et du courrier électronique. »

 

Patricia Janssens

 

 

A propos du réseau

Toutes les personnes attentives l’ont déjà apprécié : le réseau wifi est devenu réalité dans notre Université. Depuis quelques mois maintenant, et dans la mesure où notre ordinateur portable est équipé d’une interface ad hoc, nous pouvons nous connecter où bon nous semble.

Plus de 700 bornes ont été placées sur le campus. Plus de 50 bâtiments sont ainsi couverts, au Sart-Tilman et au centre-ville; reste encore à équiper ceux de la rue de Pitteurs et les nouveaux bureaux de la tour Giga au CHU. A l’heure actuelle plus de 2000 utilisateurs chaque semaine éprouvent la souplesse de ce mode de connexion. Le Segi conseille vivement d’utiliser le réseau “ULg-Secure”, entièrement crypté et sécurisé mais nécessitant une configuration spécifique.

Contacts : informations sur le site http://wifi.ulg.ac.be