A nos souhaits

Le Recteur plante le décor pour le futur


Photo: ULg-TILT Houet

L’année 2006 fut extrêmement stimulante. Scandée par des rendez-vous institutionnels majeurs (auto-évaluation, évaluation par les experts européens et consultation de l’ensemble de notre communauté sur l’identité de notre Institution) et marquée par quelques innovations (collège rectoral, conseil des administrations), elle restera dans les annales de l’université de Liège comme une année de réflexion.

L’heure du repositionnement est maintenant arrivée. 2007 sera l’année des choix. Et le budget que le conseil d’administration vient de voter le prouve : au service de la stratégie institutionnelle, il en reflète les axes majeurs. Certes, le “Projet ULg” n’est pas encore sur la table, pas plus que la définition à proposer pour l’ULg dans un futur plus lointain. Mais on peut cependant déjà dégager certaines valeurs et quelques chantiers à mettre en œuvre. En ce qui concerne les premières, manifestement les membres de notre Maison tiennent à ce qu’elle reste publique, complète et pluraliste. Quant aux seconds, ils comportent trois volets : assurer sa pérennité, sa notoriété et son dynamisme.

« La pérennité de notre Université est indispensable pour notre ville et notre région, indique Bernard Rentier. Renforcer sa notoriété et, partant, son attractivité tant nationale qu’internationale est notre premier souci afin de garantir la fréquentation étudiante et le recrutement de chercheurs. Il est essentiel dès lors de soutenir la qualité de son enseignement et de garantir l’excellence de sa recherche. Quant à la dynamique nouvelle, nous espérons la susciter en promouvant de nouvelles méthodes pédagogiques, en accordant à la recherche des moyens pour soutenir sa logistique, son administration, sa valorisation et, enfin, en accordant au personnel des avantages dans le cadre d’une évaluation rigoureuse. »

Maintenir une offre complète d’enseignement ne sera possible, souligne le Recteur, qu’en partenariat avec d’autres institutions belges et étrangères. « J’ai demandé à chaque Faculté de s’interroger sur le bien-fondé de ses spécialités. » L’objectif est bien sûr de développer ce qui est unique à l’ULg (le spatial et la faculté de Médecine vétérinaire, par exemple), de favoriser ce qui est original (le Giga, notamment) et ce qui fait notre force (les neurosciences, la sociologie des organisations, l’égyptologie et l’archéométrie, entre autres). Quant au site d’Arlon, il sera mis en valeur par le développement d’une filière “énergie” spécifique, en collaboration avec les Hautes Ecoles de la province de Luxembourg et avec les universités de la Grande Région.

En matière d’enseignement, le défi de l’année à venir sera d’amplifier les programmes de formation continuée et de conclure d’autres partenariats avec le Forem. « Créer l’Institut de formation continuée (IFC) est indispensable, poursuit le Recteur, comme l’est également la mise en place de l’Observatoire stratégique de l’enseignement (OSE), un outil d’aide à la gestion de la qualité dans le domaine de l’enseignement par le suivi des formations, des enquêtes d’adéquation, le suivi des diplômés, l’aide à la recherche d’emploi. »

Donner au conseil des relations internationales (CRI) les moyens de ses ambitions, réaliser le “Plan langues” sont encore deux objectifs au menu de 2007 pour préparer une internationalisation efficace. Sans oublier tous les projets d’urbanisme : il est prévu de construire un nouveau restaurant au Sart-Tilman, de rafraîchir les homes, de créer des auditoriums supplémentaires, de remettre en état le Foyer culturel, d’ouvrir une librairie, des salles d’étude et des salles d’informatique, de rénover certaines installations sportives, d’améliorer la mobilité vers et dans le domaine. En ville, il devient impératif de moderniser la cafeteria du bâtiment central, de regrouper les bibliothèques et de rénover l’ancien Institut Montefiore afin de créer le futur “campus Saint-Gilles”.

« Enfin, conclut Bernard Rentier, je suis très heureux d’annoncer que nous avons aussi l’ambition d’améliorer la qualité de vie pour tous et toutes dans notre Institution. Et de mener une véritable politique de gestion des ressources humaines, en stimulant notamment la motivation du personnel. »

 

Patricia Janssens