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Formation en environnement
La situation géographique d’Arlon, aux frontières française, luxembourgeoise et allemande, est évidemment un atout pour conforter un centre de recherche et de formation. Dès la rentrée prochaine, le master en sciences et gestion de l’environnement se déroulera sur le site gaumais. L’objectif est de doter les étudiants de compétences pluridisciplinaires abordant de façon globale l’environnement, et ceci en tenant compte à la fois des aspects scientifiques et techniques ainsi que du contexte socio-économique. « Nous voulons également dynamiser la recherche, poursuit le Pr Jean-Pierre Thome, président du département des sciences et gestion de l’environnement. Les équipes sur place offrent en effet un spectre très large de compétences qui permettent de réunir à la fois des expertises scientifiques, techniques et sociétales. C’est inédit en Communauté française et cette originalité mérite d’être valorisée. »
La décision de créer une charge en “Energie et développement durable” entend conforter et développer les recherches existantes : évaluation des aspects thermiques de l’environnement au niveau de la biosphère, étude des conséquences sociales du réchauffement climatique, élaboration et mise en œuvre de stratégies à promouvoir. « Aborder les aspects techniques de l’utilisation rationnelle de l’énergie alternative, dans le bâtiment par exemple, évaluer les aspects sociaux tels que l’analyse de l’habitat, le confort et les aspects économiques, tout cela nous paraît pertinent », conclut le Recteur.
Grande Région
Le thème est très porteur… et très vaste ! Il est également considéré, à l’ULg, comme un domaine prioritaire puisque une cellule “Energie et développement durable” vient d’y être constituée sous la responsabilité du Pr Jean-Marie Hauglustaine. Il s’agit d’une cellule d’expertise dont l’objectif est d’éclairer la prise de décision en matière d’utilisation de l’énergie dans une perspective de développement durable. Les scientifiques d’Arlon travailleront en synergie avec cette cellule, sans négliger les collaborations en cours.
Des recherches avec les laboratoires de Luxembourg et de Nancy sur la construction en bois et le développement local en milieu rural constituent un autre axe de recherche prometteur. Et les relations Nord-Sud ne risquent pas d’être négligées : un master en gestion des risques naturels et un master en gestion de l’environnement pour les pays en voie de développement devraient y être organisés au moins pour une partie des enseignements.
Patricia Janssens
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