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La Fédération internationale des sociétés et instituts pour l’étude de la Renaissance (Fisier) a choisi la Belgique pour fêter son 50e anniversaire. Un colloque international se tiendra à cette occasion tour à tour à Liège et à Bruxelles.
« Liège a une longue tradition dans l’étude de la Renaissance et de la Réforme, explique le Pr Franz Bierlaire. Marie Delcourt inaugure le cours d’histoire de l’humanisme dès 1929. Créé à l’initiative du Pr Léon-E. Halkin, qui présida la Fisier de 1972 à 1989, l’Institut d’histoire de la Renaissance et de la Réforme de l’ULg dispense, à partir de 1969, des enseignements de 2e puis de 3e cycle. Et, tant en histoire qu’en histoire de l’art, les nouvelles maîtrises comportent une option “Humanisme, Renaissance et Réformes : genèses de la modernité”. »
Consacré à “L’intime du droit à la Renaissance”, le colloque évoquera en cinq sessions les figures du père de famille, du pasteur (ou du prêtre), du maître (d’école, de justice, de corporation, d’université), du juge et du prince. L’objectif étant d’analyser le droit tel qu’il pouvait être perçu au quotidien, tant dans les textes juridiques que dans le champ littéraire et, spécifiquement, dans l’œuvre d’Erasme.
« Alors que se mettent lentement en place les principes fondateurs qui organiseront le droit moderne, la Renaissance peut aussi être considérée comme la période durant laquelle le droit, sous des formes multiples et non stabilisées, commence à entrer dans la vie de chacun, précise Franz Bierlaire, auteur d’une communication sur “les droits et les devoirs du père de famille selon Erasme”. Erasme mais aussi Luther insistent sur le fait que l’on peut être un bon chrétien sans entrer dans les ordres, en étant un “bon mari” et un “bon père”. Promoteurs du laïcat, humanistes et réformateurs soulignent l’importance de la famille et s’intéressent aux droits et devoirs respectifs de ses différents membres. »
Si la figure du prince est à l’affiche d’une session, c’est sous l’angle du droit international et des relations diplomatiques (celles, par exemple, entre Philippe II, roi catholique d’Espagne, et les princes protestants allemands); le maître sera évoqué dans son rôle de recteur d’Académie ou de simple maître d’école; le juge notamment dans celui de confesseur; le pasteur à travers une institution célèbre : le Consistoire de Genève.
Chaque séance sera introduite par un exposé sur les emblèmes juridiques de Pierre Cousteau (1555-1560) en rapport avec le thème du jour.
Pa.J.
Colloque “L’intime du droit à la Renaissance” du 22 au 24 mars. Contacts : info@erasmushouse.museum |
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