Concours cinéma

J’aurais voulu être un danseur

Un film d’Alain Berliner , 2007, Belgique/France/Luxembourg/UK, 1h45.
Avec Vincent Elbaz, Cécile De France, Jean-Pierre Cassel, Jeanne Balibar, etc.
Ce film sera à l’affiche du Churchill et du Parc

A 23 ans, François n’a plus rien à perdre. Orphelin, élevé par une tante acariâtre, il décide d’aller braquer une pharmacie muni d’une arme en plastique... et tombe sous le charme de la fille du pharmacien, Blanche. Il l’épouse et devient gérant d’une vidéothèque. C’est là qu’il va découvrir, par hasard, la séquence mythique de Gene Kelly dans Singin’ in the rain. La vision de ces pas de danse va réveiller en lui un désir profond : il veut devenir danseur de claquettes. François décide de tout quitter pour cette nouvelle passion délaissant Blanche, Antoine leur fils et son travail. Dans cette quête, il rencontrera Guy Maréchal qui porte mystérieusement le nom de son père disparu...

Fasciné par la comédie musicale, Alain Berliner, né à Bruxelles, adopte le film de genre pour traiter d’une thématique qui lui est chère : la répétition inconsciente d’un secret de famille. Le réalisateur se penche en effet sur les erreurs et les conduites qui se perpétuent, parfois instinctivement, de générations en générations. Dans J’aurais voulu être un danseur, quatre époques sont abordées. On passe subtilement de la fin de la Seconde Guerre mondiale à l’année 2003.

Le réalisateur choisit la forme légère de la comédie musicale qui se base sur l’idée naïve que les problèmes s’envolent en chansons. Mais qu’on ne s’attende pas à revoir fleurir la grande époque des comédies musicales américaines, car, si Gene Kelly devient le modèle de François, on est loin de la magie de Singin’ in the rain. Certes, les premières scènes dansées sont assez festives : couleurs vives et décor ludique. Mais on arrive vite à des numéros assez réalistes correspondant davantage à la réalité du protagoniste qui ne devient pas une grande star de la danse, mais se confine dans les petits cabarets. La musique aussi est loin de celle de Michel Legrand ou Cole Porter. C’est au groupe “Nouvelle vague” qu’il choisit de confier la bande son. De nombreux grands succès des années 88-95 sont traités de façon acoustique et intemporelle.

Une comédie musicale assez made in France avec les prouesses chorégraphiques de Vincent Elbaz et de Jean-Pierre Cassel qui fut, à l’époque, élève de Gene Kelly.


Christelle Brüll

Si vous voulez remporter une des dix places mises en jeu par le 15e jour du mois et l’asbl Les Grignoux, il vous suffit de téléphoner au 04.366.52.18 le mercredi 25 avril de 10h à 10h30, et de répondre à la question suivante : avec quelle actrice américaine Berliner a-t-il tourné en 2000 ?