Echo

L’avenir européen

L’Europe vient de célébrer les 50 ans du traité de Rome et, à Berlin, les chefs d’Etat ont signé une déclaration qui veut marquer leur ambition de relancer le processus européen. Mais où en est l’Europe ? Pour Quentin Michel, chargé de cours à la faculté de Droit, ce n’est pas tellement qu’elle fait du surplace, mais plutôt qu’elle ne progresse plus. Aujourd’hui, l’Europe doit faire face à une grosse difficulté : elle s’est élargie, mais elle n’a pas eu le temps d’adapter son fonctionnement. Or, à 27, et avec de si grandes différences entre les Etats en termes de population et d’activités, il n’est pas évident de discuter et tomber d’accord sur tout. (...) [L’Europe] doit redéfinir ses règles de fonctionnement (...) Le deuxième problème de l’Europe actuelle, c’est qu’elle est en panne de projets. Pour qu’elle puisse mieux fonctionner, il faudrait essayer de rassembler tous les Européens autour d’un grand “rêve”, un grand objectif qui les motiverait et qu’ils tenteraient de réaliser tous ensemble. (La Libre Belgique, 26/3).

Stéréotypes

Les équipes de Marie-Thérèse Casman et du Pr Marc Jacquemain de l’Institut des sciences humaines et sociales viennent de publier une enquête sur les stéréotypes sexistes véhiculés par la télévision. Il apparaît que ces stéréotypes fourmillent dans les émissions les plus regardées : les séries, les publicités, les clips, les dessins animés. Les jeunes sont donc très souvent en contact avec les modèles de féminité passive et de masculinité active proposés par les médias (...) les filles sont au minimum 20% plus nombreuses que les garçons à regarder les séries, note l’étude. Pour Céline Dizier, l’une des chercheuses, on a pu déterminer qu’il y a un lien entre le fait de regarder à haute dose des émissions très stéréotypées et le fait de les véhiculer soi-même. Certains jeunes sont plus exposés. C’est le cas des filles dont le capital culturel est le moins étoffé, et des plus jeunes, moins conscients de l’existence de stéréotypes. (Le Soir, 19/3).

D.M.