BioSmile a le sourire

Une base de données Biotech et un moteur de recherche intelligent

BioSmile a pour objectif de renforcer la compétitivité de six régions du Nord-Ouest européen : la Wallonie, la Flandre, le Sud-Est de l’Angleterre, les Pays-Bas, l’Ouest de l’Allemagne et le Nord-Pas de Calais, dans le domaine des biotechnologies. A Liège, un millier de chercheurs sont actuellement employés dans ce secteur, au Sart-Tilman et dans le Parc scientifique, dans les entreprises, à l’Université ou dans les centres de recherches.

Nouveau moteur

Le projet s’articule autour d’actions concrètes liées à des structures existantes. « Chaque région-partenaire dispose d’un “Business Developer” qui identifie les organismes de recherche et les sociétés de biotechnologie potentiellement intéressés par des collaborations et des partenariats transnationaux, explique Jean-Louis Delforge, de l’Interface Entreprises-Université. Le “Business Developer” répond aussi, gratuitement et en toute confidentialité, aux demandes spécifiques des entrepreneurs. De plus, une base de données BioTech globale pour les six régions est continuellement mise à jour ». Pour la Wallonie, c’est l’Interface, avec BioLiège, l’interlocuteur-clef.

Récemment, Biosmile a mis on line son site internet. Celui-ci offre notamment l’accès à un moteur de recherches spécialisé, ce qui lui permet d’effectuer des investigations pointues dans le domaine des biotechnologies. Ce moteur de recherches, mis au point avec la société hollandaise Collexis®, révolutionne le modèle du genre. « Le but étant d’améliorer la rapidité et la “pertinence” des résultats », note Jean-Louis Delforge. Il a fallu plusieurs mois de travail pour ouvrir la voie à des solutions permettant d’affiner, avec une économie de moyens remarquable, le ciblage des résultats.

Cette recherche se fait à l’aide d’un algorithme permettant l’interprétation de la requête au travers d’un dictionnaire de concepts liés aux différents secteurs des biotechnologies. Outre des mots, l’utilisateur peut entrer des phrases, voire des descriptions conceptuelles. Le moteur fait lui-même l’analyse des données encodées : il établit une liste de priorités que l’on peut moduler, avant de commencer sa recherche dans les milliers de sites qu’il contient pour en extraire ceux dont le contenu correspond le mieux au concept recherché. Comme le fait remarquer Jean-Louis Delforge, « cela représente un gain de temps considérable ».

Collaborations actives

La méthode de recherche mise en place par BioSmile a donc deux intérêts majeurs : elle évite d’avoir à imaginer toutes les façons dont des tiers auraient pu décrire ce que l’on cherche, en passant non pas par des mots mais directement par des idées ou des concepts, et cela indépendamment de la façon dont ils sont exprimés sur les sites explorés. Elle permet aussi des recherches très ciblées : « Plus vous lui donnez d’éléments sur votre recherche, plus elle va l’affiner. » Contrairement à d’autres moteurs de recherche, l’ajout de termes permet d’obtenir un nombre de plus en plus réduit de résultats correspondant de mieux en mieux à votre recherche.

« Cet outil innovant permet ainsi de favoriser les contacts, mais aussi les collaborations entre les sociétés présentes en Europe du Nord-Ouest et de mieux faire connaître nos chercheurs, leurs études et le savoir-faire de notre Alma Mater. »

 

Samuel Ledoux