Agel et Fédé

Nouveaux présidents pour les deux organisations estudiantines


Cédric Rosewick et Xavier Kuppertz
(c) Adrien Magnée

C’est flirter avec la litote que de dire que les présidents des deux organisations étudiantes de l’ULg ne sont pas des expansifs extravertis. Sauf, peut-être, dans de rares excès bibitifs. Mais Cédric Rosewick (23 ans, 2e bac en histoire de l’art et archéologie) et Xavier Huppertz (22 ans, 3e bac en criminologie) partagent un même dénominateur commun en guise de leitmotiv : créer de la vie sur le campus et éviter qu’il ne soit qu’un lieu d’étude.

Le 15e jour du mois : Qu’est-ce qui distingue vos associations, dans la mesure où elles sont toutes deux directement liées aux étudiants ?

Xavier Huppertz : L’Agel organise des fêtes folkloriques. La Fédé est plus culturelle au sens conventionnel, sans que ce ne soit péjoratif. Nous organisons les baptêmes, les saints… Mais nos grands rendez-vous sont la Saint-Torè et la Saint-Nicolas qui concernent au moins 10 000 étudiants.

Cédric Rosewick : En réalité, les associations sont complémentaires. Notre mission – celle de la Fédé –  porte sur le domaine socioculturel, autour de l’étudiant universitaire. En outre, depuis le décret de participation entré en vigueur en 2005, nous représentons les étudiants au sein des instances de l’ULg : conseil d’administration, bureau exécutif, conseils de Facultés, commission paritaire… En tout, 300 étudiants doivent être présents dans l’ensemble de ces organes. Et nous sommes censés toucher les
17 500 étudiants des campus.

Le 15e jour : Cette année, quels seront vos gros dossiers respectifs ?

X.H. : En ce qui nous concerne, c’est toujours la concrétisation d’une salle de guindaille dans les anciens locaux de Technifutur au Val-Benoît. Nous sommes allés les visiter avec les brasseurs et les autorités académiques, et il va falloir les mettre aux normes. Le coût est estimé à un million d’euros. Reste aussi à discuter du financement global… Mais ça devrait être la dernière année qu’on fait la Saint-Nicolas sous un chapiteau, avec une grosse organisation. Cette année, le cortège aura lieu le lundi 3 décembre, et le chapiteau le lendemain.

C.R. : Notre prochain événement, c’est le Bal de l’ULg, le 16 novembre. Il est organisé par une commission autonome rattachée à la Fédé et vous savez que les bénéfices sont destinés aux étudiants qui éprouvent des difficultés financières. L’autre dossier est le numerus clausus en première année de Médecine. Même chose en Médecine vétérinaire où il s’agit de limiter l’accessibilité aux étrangers. Enfin, nous allons nous battre pour que les étudiants puissent aussi imprimer leurs cours à un moindre prix, en marge des presses universitaires.

Le 15e jour : Quels sont vos moyens d’action ?

X.H. : En dehors des réunions avec nos 16 délégués des différents comités de baptême, nous essayons d’avoir les meilleurs contacts avec la Ville. Et parallèlement, l’asbl Maison des étudiants liégeois (Mel) est chargée d’œuvrer à l’amélioration de nos infrastructures.

C.R. : Nous avons été en contact avec l’Agel l’an passé, lorsqu’elle voulait faire construire une salle. Actuellement, le nouveau projet de transformation nous intéresse aussi dans la mesure où nous pourrions y organiser des concerts ou des expositions en dehors des manifestations folkloriques. Cela dit, c’est notre conseil d’administration, composé de 13 étudiants élus, qui assure la gestion quotidienne de la Fédé ainsi que les dossiers urgents. L’assemblée générale gère tous les dossiers de fond. Nous pouvons également nous exprimer au sein des conseils de Facultés. Mais je peux aussi demander un rendez-vous avec le Recteur, si un problème ne trouve pas de solution. Et si ça ne se règle pas, on peut taper du poing sur la table au CA de l’ULg, le dernier recours avant l’interpellation des médias.

Le 15e jour : Et question image ?

C.R.: On manque de visibilité, c’est clair. On connaît mal nos rôles et nos responsables.

X.H. : Vous ne faites pas qu’éditer l’Agenda étudiant ?

C.R. : (Rires) C’est vrai qu’avec 9000 exemplaires distribués, il marche pas mal. En plus, il est bien fait.

X.H. : Nous avons plus de visibilité puisque nous organisons des événements festifs auxquels les étudiants participent massivement. Mais les gens qui poussent la porte de la Fédé sont souvent plus impliqués dans la vie du campus.

 

F.T.