Sans complexes

Une fête du personnel décontractée

« Une piste de danse recouverte de tapis, ça ne glisse pas assez », observait une experte campant entre les tables structurant l’espace de la grande tente greffée au château de Colonster pour la fête du personnel 2007. Mais à l’heure où les notes d’ambiance valsaient au rythme des zakouskis élaborés, les préoccupations d’Anne Goffin, grande coordinatrice de ce rassemblement transversal entre tous les employés de l’ULg, étaient ailleurs. Le rythme de navettes de bus amenant les convives devait coller au timing de la soirée. C’est que l’Administration des ressources humaines avait cette fois fait le pari d’insuffler un esprit nouveau à l’événement, en rompant avec la tradition des grandes tablées assises et en rejoignant le campus universitaire, après une série de délocalisations au Val Saint-Lambert ou à l’aéroport de Bierset (l’an passé). Sacrifiant à la vague dévastatrice des walking dinners, il s’agissait moins d’intégrer l’ère de la modernité que de « permettre aux gens d’être mobiles, de manière à faciliter la convivialité et les échanges. Ce que ne permettaient pas les repas assis », concluait Anne Goffin. « Et aussi de casser ces soupers qui se muaient en enfer, lorsque l’on était mal placés… Surtout pour les conjoints », surenchérissait sans ambages un amateur de vin.

Malgré la rupture, 550 personnes avaient répondu à l’invitation. On peut donc parler de succès, d’autant que la formule semble avoir suscité un regain d’engouement auprès des scientifiques et des académiques. Si le personnel administratif, technique et ouvrier constituait sans surprise le noyau homogène de la fête, il fallait être attentif aux tenues vestimentaires pour remarquer une plus grande diversité que d’accoutumée. Dépareillant le classique costume, les jeans se sont affranchis des vieux clichés, en remplaçant le pantalon en tissu bien repassé. Gageons que cette vague de décontraction gagnera également les étudiants de la Fédé à l’occasion de leur bal du mois de novembre, lequel n’accepte pas encore ce type de tenue à l’entrée du hall des foires de Coronmeuse.

« C’est une grande réunion de famille, confirmait le Recteur avant sa courte allocution (un autre signe de modernité). Un mélange entre les esprits liégeois et universitaires dans un esprit relax, tout comme la diversité des tenues vestimentaires. » C’est ensuite sur l’invitation de Bernard Rentier que la grande famille a levé son verre à l’université de Liège, cédant la place à l’orchestre Sunset Boulevard qui distilla des reprises de Jean-Jacques Goldman à un rythme propice aux déhanchements. Et tout compte fait, heureusement que le sol n’était pas trop glissant.

 

F. T.