Archives du Quinzième jour du mois, mensuel de l'Université de Liège.
N°98. Novembre 2000.
Trois questions à Guy QuadenLeuro dans la tourmente Professeur extraordinaire en politique économique à luniversité de Liège et gouverneur de la Banque nationale de Belgique, Guy Quaden est à la fois un homme de réflexion et daction. De prestige et de simplicité. Il nous livre ses impressions sur leuro, lEurope et lheureuse croissance en Belgique.Le Quinzième jour : La monnaie unique européenne fait beaucoup parler delle depuis quelques semaines. Sa faiblesse est pointée du doigt. Les discours dun côté rassurants, de lautre alarmants senchaînent et sannulent. Quel regard portez-vous sur cette situation et sur leuro tout particulièrement ? Guy Quaden : Ce nest pas leuro qui est faible, mais son cours de change, sa valeur externe. La valeur interne de leuro est stable car linflation est faible. Cest une distinction importante. Léconomie européenne se porte bien, la croissance est soutenue et le chômage diminue globalement. Cet environnement favorable a, notamment, été apporté par la monnaie unique. Mais dans ce tableau positif, il y a effectivement cette déception : la valeur de change de leuro, donc sa valeur externe, est faible. Cette faiblesse a lavantage de soutenir les exportations de la zone, mais a comme inconvénients dêtre facteur dinflation et de risquer débranler la confiance des épargnants et investisseurs. Se pose alors la question du pourquoi ?. Tout dabord, on constate des mouvements de capitaux qui vont de lEurope vers les Etats-Unis, où les taux dintérêt sont plus élevés et la croissance, pour lheure, plus attrayante pour les investisseurs. Ensuite, leuro est encore une monnaie virtuelle, qui manque de visibilité. Le Q. J. : Concrètement, que faut-il donc faire pour changer les choses ? G. Q : Rendre la zone euro plus attractive en sensibilisant les investisseurs à la valeur intra-européenne de leuro et aux perspectives de croissance de la zone. Plus largement, je suis de ceux qui pensent quen Europe, il faut des réformes économiques, mais aussi politiques. Car lEurope na pas encore de visage. Dans lhistoire, on constate que la plupart des unions monétaires sont allées de pair avec des unions politiques. En Europe, cela na pas été de soi. LEurope politique est en effet encore loin. Le récent refus dadhésion du Danemark la encore démontré. A ce sujet, et contrairement à ce que jai parfois pu lire, le non danois na pas eu dénormes répercussions sur leuro. Quand lunion politique sera plus profonde, la monnaie européenne sen portera mieux.
![]() Guy Quaden (Photo F. Denoël) Le Q. J. : Et la Belgique, comment se porte-t-elle ? Et le baromètre des fameux critères de Maastricht, dont on ne parle plus beaucoup, est-il au beau fixe ? G. Q. : La Belgique est aujourdhui dans une situation déquilibre budgétaire. Cest déjà très bien car cela veut dire que la dette publique naugmente plus. Dans ce contexte de croissance, des excédents budgétaires pointent leur nez. Ils doivent dune part servir à réduire la dette publique, dautre part à réduire la pression fiscale et/ou à accroître les dépenses. Concrètement, trois choses importantes. Premièrement, réduire la dette publique est la meilleure façon de payer les autres dettes, comme les pensions. Deuxièmement, la diminution de la pression fiscale et para-fiscale ne peut se faire et se poursuivre que dans le cadre dun budget équilibré. Troisièmement, il est devenu nécessaire de procéder à des investissements publics, qui ont été quelque peu délaissés ces dernières années de vache maigre. Pour terminer avec les critères de Maastricht, il convient de rappelera que ces critères étaient établis pour rentrer dans lunion monétaire. Ils ont été nécessaires à notre pays dans la mesure où ils nous ont obligé à remettre de lordre dans nos finances publiques. Ce nest pas pour cela quune fois entrés, les pays peuvent faire ce quils veulent à nouveau. Il y a aujourdhui le pacte européen de stabilité et de croissance. En gros, tous les pays membres doivent, dans un contexte conjoncturel normal, présenter chaque année un budget à léquilibre.
Propos recueillis par Alain Vaessen
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Vendée Globe LULg participe au Vendée Globe.
Ce tour du monde à la voile en solitaire conduira
24 vieux loups de mer dans le grand Sud pour saluer les trois caps avant de revenir, si tout se passe bien, au point de départ : les Sables-dOlonne. Parmi eux, Patrick de Radiguès, à bord dun bateau dont lhydrodynamique à géométrie variable a été testée dans le bassin de carènes de lULg, un des plus performants dEurope, dirigé par le Pr Jean Marchal. La pire ennemie du skipper est la
solitude : chaque concurrent devra y faire face durant au moins 110 jours. Nous pourrons encourager Patrick -- qui a promis de donner régulièrement de ses nouvelles --
via le web sur le site http://www.spiritofbelgium.be
![]() Patrick de Radiguès, à bord dun bateau dont lhydrodynamique à géométrie variable a été testée dans le bassin de carènes de lULg
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La science perce les secrets de l'art Le Groupe interdisciplinaire darchéométrie de luniversité de Liège applique les techniques les plus pointues des sciences exactes pour létude des oeuvres dart et des monuments. Une collaboration plutôt inattendue.Créé en 1998, le Groupe interdisciplinaire darchéométrie a pour objectif détudier les monuments et oeuvres dart à laide de techniques telles que la radiographie, la dendrochronologie, la spectrométrie Raman, le Pixe, etc., lesquelles permettent den reconstituer la genèse pas à pas.
![]() Radiographie réalisée par Frédéric Snaps. Détail : visage de B. Soler (P. G.) Triple mission pour larchéométrie Ce groupe se compose dhistoriens de lart, dhistoriens et darchéologues, mais aussi de physiciens et de chimistes qui conjuguent leurs talents au service de lart. Premier objectif : diagnostiquer létat de conservation dune oeuvre. Cet examen permettra de détecter les effets parfois dévastateurs du temps et de guider déventuels projets de restauration. Deuxième objectif : lexpertise scientifique. Celle-ci précisera notamment lauthenticité de loeuvre, lépoque à laquelle elle a été réalisée, son attribution à un artiste, son identification comme un original ou une copie. La dernière mission pour larchéométrie consiste, selon Dominique Allart, porte-parole du groupe et chargée de cours en histoire de lArt et Archéologie, « à inviter au renouvellement de la réflexion dans le domaine des sciences historiques ». En dautres termes, découvrir la manière dont une oeuvre ou un monument a été conçu et réalisé permet de rendre compte des moyens et des connaissances auxquels les artisans et bâtisseurs avaient accès à lépoque. Ces renseignements viennent alors compléter les connaissances des historiens.
![]() Montage des radiographies réalisées par Frédéric Snaps sur la Famille Soler de Picasso (1903, Musée dart moderne et dart contemporain de la ville de Liège). (P. G.) Applications et techniques Les techniques sont nombreuses et diverses. Citons entre autres la radiographie qui offre la possibilité détudier la structure interne dune oeuvre et dy repérer des restaurations, limagerie numérique qui permet de visionner un objet dans ses trois dimensions, la dendrochronologie qui permet de dater une oeuvre en bois, etc. Larchéométrie sapplique à toutes les productions artistiques : monuments, tableaux, manuscrits enluminés, pièces de verre, vitraux, statues, etc. Ainsi, les recherches du laboratoire liégeois se sont aussi bien portées sur le vitrail de Léon dOultres à la cathédrale Saint-Paul que sur le mur denceinte du temple de Karnak en Egypte... Et le groupe nhésite pas à travailler sur des oeuvres plus récentes selon les demandes. Grâce à cette étroite collaboration entre art et science et au constant progrès technologique, larchéométrie ne cessera de nous plonger au coeur même des oeuvres dart afin de nous y faire découvrir les mystères de leur création.
![]() (Photo F. Denöel)
Stéphanie Noël
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Formation décalée mais pragmatique Au premier abord, ce qui distingue les futurs étudiants de la nouvelle licence en sciences de gestion de lentreprise à horaire décalé, cest une tenue vestimentaire sinspirant du cliché du jeune cadre dentreprise. On est ici plus proche du costume deux pièces que du tee-shirt au col fatigué. Et seules quelques rares barbes poivre et sel viennent égayer les rangs de mentons glabres, libérés de leur cravate.Mais outre ces spécificités dallure, nos économistes pragmatiques laissent transparaître des préoccupations plus directement liées à la perspective dun avancement professionnel. Comme ce cadre inférieur dun complexe cinématographique liégeois conscient de la nécessité détoffer son bagage académique pour accéder plus sûrement à de plus hautes fonctions. Lobjectif de cette nouveauté de lannée académique en cours est clairement avéré : offrir une formation mieux adaptée aux besoins dun public majoritairement engagé dans la vie professionnelle. Cette licence, en relation directe avec le nouveau décret de la Communauté française, sadressera plus particulièrement aux étudiants désireux dexploiter la filière dite des passerelles. « Dans la majorité des cas, les candidats issus de lenseignement de type court gagneront une année et bénéficieront dun programme modulaire et fractionnable », explicite Bernard Jurion, doyen de la faculté dÉconomie, de Gestion et de Sciences sociales (FEGSS). Entre autres moyens adaptés, les futurs licenciés auront en effet la possibilité de réaliser chaque année en deux, en ne payant globalement (à 2 ou 3000 francs près) quun seul droit dinscription. Une volonté de flexibilité que lon retrouve dans les horaires panachés offrant le loisir de choisir entre les modules de jour et les modules du soir.
![]() Forte de 20 années dexpérience en la matière, la faculté déconomie, de Gestion et de Sciences sociales continue également à organiser les formations complémentaires, continues et de troisième cycle. Un panel détudes à horaire décalé qui semble trouver un écho favorable du côté des directeurs des ressources humaines dentreprises interrogés qui relèvent, chez les diplômés concernés, « une perception plus large et plus complète sous langle de la gestion, une meilleure implication dans le métier avec une évolution positive dans la carrière ou une vision plus générale de la fonction ». Des résultats qui ne manqueront pas de motiver les futurs candidats.
F. T. Contacts : faculté déconomie, de Gestion et de Sciences sociales, tél. 04.366.31.71, e-mail egss.fchd@ulg.ac.be, site http://www.sig.egss.ulg.ac.be.fchd/ ou http://www.eaa.egss.ulg.ac.be |
Pour une université ouverte Il existe à lULg un service qui accompagne les étudiants en situation de handicap. Lobjectif est de leur permettre de suivre un cursus dans les meilleures conditions possibles. Catherine Daise, coordinatrice du service, fait le point.Se rendre aux cours, prendre des notes, passer des examens, travailler en bibliothèque sont des tâches anodines pour certains, mais très complexes pour dautres qui, à cause dun handicap, doivent dépenser plus dénergie, de temps et dargent. Lan dernier, huit étudiants ont été suivis par le Service daccompagnement de la personne en situation de handicap (SAESH). Il sagissait, pour la plupart, de personnes handicapées moteurs ou sensoriels.
![]() Accessibilité, oui mais encore... Les membres de la communauté universitaire entretiennent souvent des représentations très réductrices du handicap. Ils pensent, par exemple, que le handicap moteur ne cause que des problèmes daccessibilité. Or, un rythme plus lent, des problèmes dexpression orale ou écrite apparaissent parfois. Ils oublient aussi que pour les étudiants malentendants, le français est souvent une seconde langue après le langage des signes. « Les étudiants en situation de handicap visuel, outre leurs difficultés à prendre des notes, sont également confrontés aux problèmes daccessibilité. » Catherine Daise insiste sur le caractère ouvert de son service : « Lappellation du service mentionne la situation de handicap plutôt que lêtre handicapé car nous voudrions que tout étudiant en situation particulière de difficulté puisse se sentir concerné et prendre, sil le souhaite, contact avec nous. » Un accompagnement ponctuel (comme lors dune hospitalisation) est notamment possible. Des adaptations matérielles (ordinateur, écran-loupe, rampe daccès, etc.), didactiques (interprète, enregistrement, syllabus) et temporelles (délai supplémentaire pour les travaux, fractionnement du cursus...), ajustées aux besoins spécifiques de chaque personne, sont nécessaires. Cependant, faciliter laccès de lUniversité dune façon générale apparaît aussi important. Noms des salles en braille, boutons-poussoirs placés plus bas, logements étudiants adaptés : « Ces mesures affirmeraient une position concrète douverture par rapport aux diverses situations de handicap. » Comme un relais Le service daccompagnement agit comme un relais. Il accompagne mais ne prend pas en charge au sens propre létudiant : celui-ci reste le principal acteur dintervention. Trop souvent, les adaptations sont perçues comme une faveur. Or, constate Catherine Daise, « on demande aux professeurs de maintenir leur niveau dexigence. On ne leur demande pas de privilégier létudiant, mais dadmettre certains adaptations ». Il sagit de supprimer un désavantage social. Cest ainsi que lon a privilégié un travail en réseau « pour que lintégration fasse partie du projet institutionnel » : contacts interpersonnels entre étudiants, professeurs et assistants mais aussi collaborations entre les différents services universitaires (service social étudiant, service orientation, Cellule Emploi, service logement, service guidance, Royal cercle athlétique étudiant, etc.). Le service de Catherine Daise entretient également des relations avec des organismes spécialisés extérieurs à lUniversité, notamment pour les adaptations techniques, le soutien psychologique et les thérapies diverses. Issu du service de psychologie et pédagogie de la personne handicapée de Jean-Jacques Detraux, le service daccompagnement est né en 1996 sous limpulsion détudiants en situation de handicap inscrits à lULg. Cest un service jeune et qui manifeste toujours son envie dapprendre. « Au niveau de laccueil et de laccompagnement, conclut la responsable, nous avons beaucoup à apprendre des universités flamandes et françaises, qui ont une expérience dune vingtaine dannées. Non pas pour recopier leur système à lULg mais pour remettre en question notre manière de voir les choses... »
Julie Mensier
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Pleins feux sur la langue de Molière Wallon, picard ou normand. Argot, rap ou verlan. Durant six mois, le français saccommode à toutes les sauces en direct de Bruxelles, Lyon, Québec et Dakar. Demandez le programme !Depuis le 27 septembre et jusquau 14 janvier prochain, en simultané avec les villes de Lyon, Québec et Dakar, Bruxelles accueille une grande exposition sur la richesse et la diversité de la langue française. Tu parles ! ? Le français dans tous ses états - cest son nom -, audacieusement orchestrée par lécrivain et scénariste belge Bruno Peters (commissaire de lexposition), sest implantée à lEspace Méridien, juste en face de la gare centrale. Sur un parcours de 2000 m2 jalonné denregistrements sonores, de montages audiovisuels et doutils multimédias et interactifs, lexposition dévoile toute la vitalité du français à travers ses accents, ses particularismes et sa musicalité. Ludique, elle veut montrer que la langue de Molière ne se définit pas seulement par sa grammaire ou sa conjugaison. « Il sagit de rassurer le francophone de Belgique sur sa propre langue, fait remarquer Jean-Marie Klinkenberg, professeur à lULg et membre du comité scientifique de lexposition, car quand on parle de langue française, tout de suite on pense à une matière scolaire, alors que la langue est notre principal moyen de promotion personnelle. »
![]() Une exposition conçue comme un cheminement qui serait une sorte de traversée de la langue. (Photo Intégral Concept) Voyage au bout de la langue Pour Joël Benzakin, membre de lasbl Encore... Bruxelles, co-organisatrice de lévénement, « lexposition a été conçue comme un parcours en quatre grands mouvements qui serait une sorte de traversée de la langue ». Tout commence par Le couloir de Babel qui introduit le visiteur dans lunivers organique du foetus, passant progressivement dune atmosphère sonore cacophonique à lunivers des langues et enfin au grand continent du français, que le nouveau-né peut distinguer dune autre langue dès son quatrième jour. Arrive ensuite lécole, les premiers contacts avec lécriture. Cest lapprentissage de lalphabet, de lorthographe et de la narration qui, par contes et histoires, façonne rapidement limaginaire de lenfant. La deuxième étape fait arrêt sur lhistoire du français. Ici, on entre dans le domaine de lécriture pour y faire, décrit en écrit, le cheminement de la langue depuis ses balbutiements originels jusquà son établissement définitif en lieu et place du latin pluriséculaire. Occasion de montrer la sacralisation opérée par le dictionnaire dans lusage de la langue. Clin doeil aux formalistes et autres puristes. A mi-chemin, le visiteur circule en tous sens dans lespace de la francophonie. Sur un mur, la phrase de Cioran admoneste : « On nhabite pas un pays, on habite une langue. » Lexplorateur du langage se fond alors dans le royaume de la voix et de ses infinies variations. Sur des télévisions suspendues, des timbres dAfrique, dAsie, dAmérique et dEurope font résonner toute leur sensibilité à travers leurs inflexions particulières. Bruits de conversations de bistrots ou de dialogues de salons de coiffure. Cest quand quon va où ? La dernière étape fait escale sous le signe de la création. Petite pièce où le visiteur est placé face à un écran à partir duquel il peut voir et communiquer avec les personnes présentes dans les trois autres villes dexposition, Le Labylogue émerveille tous les esprits. Enfin, lacheminement vers la sortie est loccasion dune promenade en compagnie des créateurs dans la langue. Hommage à Hugo, Yourcenar, Gainsbourg et Devos, sans oublier le langage de la rue ... « Tas entendu schtroumpfer dcette expo toi ? Ouais, paraît kssest hyper nialgé ! ! Il faut que nous y allâmes... euh... que nous y allions... non!... euh... Caisse qui dit ? ? ? Il dit kssest 250 francs pour les adultes et seulement 150 balles pour les étudiants. Wouaaaw ! Cest donné... ? »
Jérémie Detober
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Ciné-club NickelodéonLe Héros sacrilège En opposant lindividu particulier à sa destinée de classe, Kenji Mizoguchi, le maître du septième art japonais, décrit dun oeil scrutateur et impitoyable une société fermée et hiérarchisée qui sacrifie lépanouissement personnel sur lautel des faux semblants. On est pourtant loin dun pessimisme fataliste. Il sagit au contraire de mettre en avant un personnage révolté qui entre en conflit avec labsurdité des contraintes sociales. Comme dans LIntendant Sansho et Les Amants crucifiés, la révolte est dautant plus belle quelle est inutile.
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Le Héros sacrilège. Shin Heike monogatari, Japon, 1955, couleur, 93 min. Réal. : Kenji Mizoguchi. Scén. : Yoshikata Yoda et Masashige Naruzawa. Int. : Raizo Ichikawa (Kiyomori), Michiyo Kogure (la mère), Yoshiko kuga (la fiancée), Naritoshi Hayashi etc.
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Ces plantes qui nous font du bien Jusquau 30 juin 2001, lObservatoire du monde des plantes ajoute à la variété de sa flore une exposition sur les plantes médicinales. Beaucoup dentre elles sont connues et utilisées depuis lAntiquité. Mais on ignore souvent quaujourdhui encore elles restent le premier réservoir de nouveaux remèdes.Un voyage en Amazonie, un périple dans la garrigue, une escale en plein désert et autres escapades originales, voilà ce quoffre, depuis quatre ans déjà, lObservatoire du monde des plantes. La nature y a fait son nid. Elle profite du moindre espace, saccroche à larchitecture du lieu pour finalement révéler au visiteur une profusion de quelque 2500 variétés de plantes, arbres et arbustes répartis dans quatre serres qui sont autant de microclimats. Sy sont glissées, depuis peu et jusquen juin prochain, 60 plantes thérapeutiques aux vertus le plus souvent ignorées. Lexposition, surprenante et captivante, veut insister sur le caractère vital que cette flore représente pour nous dans la mise au point de médicaments.
![]() Elles se défendent bien, et nous en profitons Bien sûr, la tradition orale a assuré la transmission dun savoir, parfois très précis et très élaboré, sur les bienfaits de la flore. Cette relation homme-plante, quasi originelle, sest étoffée au fil des générations. Peu à peu, et même si relativement peu de plantes nouvelles ont été exploitées, les connaissances ont évolué et lon a commencé à synthétiser leurs substances actives. La pharmacopée humaine continue dutiliser directement 20 000 des 400 000 espèces répertoriées. La plupart du temps, la substance active est issue du métabolisme secondaire, qui permet aux plantes de développer des stratégies de défense contre les prédateurs et compétiteurs (poisons, odeurs désagréables, substances irritantes, etc.), ainsi que des processus dattraction des pollinisateurs (phéromones, parfums, nectars, etc.). Parmi les milliers de molécules produites par ce métabolisme, lhomme sélectionne celles qui lui permettent de se défendre contre les agressions des autres organismes vivants pathogènes (champignons, bactéries, virus etc.) ou de corriger ses propres troubles métaboliques. À titre dexemple, la pervenche de Madagascar est précieuse contre la maladie dHodgkin (cancer des ganglions) ainsi que dans le traitement des leucémies aiguës. Sa synthèse chimique a modifié la perspective de survie de 5 % avant 1970 à 60 % aujourdhui. Celle-ci côtoie dans la serre tropicale lananas et le cocotier utilisés dans le cas de problèmes musculaires ou cutanés. Le savoir des saveurs Mais cette balade au coeur de la nature nest pas enrichissante seulement sur le plan du savoir; murmure de leau et diffuseurs dhuiles essentielles de thym, ylang-ylang, camphre, etc., ont aussi des vertus apaisantes. Tout invite le visiteur à laisser sémoustiller ses sens. Nous sommes loin ici de lexposition traditionnelle rébarbative, mais bien dans un véritable microcosme vivant où chacun, dépassant ses a priori, est à même de mieux appréhender ce lien si étroit entre plantes et médication. Nous invitant aussi à réfléchir sur les destructions sauvages des forêts équatoriales qui nous privent dune source de matière première essentielle dans la mise au point de futurs médicaments, lOMP nous encourage également à la prudence face aux dangers que représentent de mauvaises utilisations de la flore (risque de toxicité ou de contamination) car si la médecine par les plantes est efficace, elle nest pas uniquement une thérapie douce. Si vous désirez vous échapper quelques heures du stress quotidien, laissez-vous surprendre par les superbes serres de lObservatoire du monde des plantes.
Vinciane Pinte et Pablo Bogaty Exposition du 20 septembre 2000 au 30 juin 20001, à lObservatoire du monde des plantes, bât. B77, Sart-Tilman. LObservatoire est ouvert toute lannée de 9h30 à 17h, les WE et jours fériés de 13 à 18h. Accès gratuit pour les étudiants de lULg. Tél. : 04.366.42.72. Site : http://www.ulg.ac.be/omp/ |
Picasso à l'ULgPas beau Picasso ? Concluant un cycle intégré dans la dynamique de lexposition Picasso à lîlot Saint-Georges, François Mühlberger, jeune licencié en histoire de lart et archéologie, spécialiste en iconographie, a choisi daxer lune de ses conférences sur la Famille Soler, tableau appartenant à la ville de Liège. Le Picasso de Liège, entre tradition et modernité, voilà un titre qui, sous un aspect purement formel, pourrait bien remettre en question certains a priori globalisants à légard des toiles de Pablo Picasso, résolument définies comme avant-gardistes et anticonformistes.Se plaçant sous un angle purement iconographique, il apparaît que cette oeuvre de la période bleue fait preuve, en réalité, dun classicisme flagrant. Lon peut en effet établir, quant aux thèmes ou sujets choisis, un parallélisme évident entre la Famille Soler et les tableaux de certains maîtres anciens admirés par Picasso. « Ce quon peut démontrer grâce à liconographie, cest que des éléments classiques se retrouvent de siècle en siècle. En dépit de la volonté de rupture de certains peintres avec le style de leurs prédécesseurs, ils les respectent néanmoins dans la composition des sujets », relève François Mühlberger. Dans cette optique, le tableau détenu par la ville de Liège ressemble de manière assez évidente au Déjeuner sur lherbe de Manet, voire plus encore au Portrait de famille de Cornélis De Vos, trois siècles auparavant. Or le tableau, réalisé en pleine période bleue, préfigure la période cubiste, finalement plus révolutionnaire que le surréalisme. Loin de vouloir semer le trouble, lanalyse de François Mühlberger trouve sa justification dans lhistoire de loeuvre, réalisée en 1903. Il sagit dune commande de Benet Soler, tailleur de son état, en contrepartie de services vestimentaires rendus. En cette circonstance, il eût été malvenu de déformer les visages dune famille fort peu ouverte aux excentricités de la peinture.
F.T.
Conférence le mercredi 22 novembre, à 20h, auditoire Gothot, place du 20-Août, 4000 Liège. |
From University to a biotech start-up Comment stimuler la création dentreprises de biotechnologies à partir des universités ? Deux manifestations denvergure étaient consacrées à ce thème, preuve de sa vitalité.
Pendant des milliers dannées, les humains ont profité des capacités des organismes vivants de manière empirique : yogourt, bière ou fromage sont le résultat de biotechnologies. Mais, depuis 1953 (découverte de lADN, structure générale qui compose les gènes), les scientifiques nont cessé de décoder tout le processus complexe du vivant afin de trouver de nouvelles substances capables notamment de diagnostiquer rapidement de nombreuses maladies à partir dune simple prise de sang, de repérer ou de détruire des agents infectieux, de dégrader certains agents polluants. Le mot biotechnologies désigne en fait lutilisation des cellules vivantes - quelles soient animales, végétales, même à létat de micro-organismes - dans des processus industriels, y compris les fractions subcellulaires qui en dérivent. Cest une suite de techniques qui utilisent la biologie à un stade ou un autre. Des progrès notables furent ainsi réalisés en médecine, pharmacologie, agriculture ou encore au niveau des contrôles de qualité de lalimentation et de la préservation de lenvironnement. Du chercheur au producteur Dès 1980, luniversité de Liège a joué un rôle de pionnier dans le développement des biotechnologies en Europe. Elle compte maintenant près de 500 chercheurs qui investissent des domaines aussi variés que la génomique animale et végétale, lingénierie des protéines, lenzymologie, la toxicologie, la médecine vétérinaire, la biologie végétale, le traitement des eaux et des déchets, etc. Ce secteur connaît aujourdhui une forte croissance (proche de 25% en Belgique en 1998-1999) dont lévolution montre quil sera une importante source de création demplois et de richesses au XXIe siècle. Dans ce contexte, il nest pas étonnant de constater que parmi les 24 spin-offs de lULg en activité, 13 le sont dans le domaine des biotechnologies. Deux spécialistes du domaine renforcent aussi lInterface Entreprises-Université qui, en collaboration avec Gesval s.a. et Spinventure s.a., contribue efficacement à cet essor. Aux Etats-Unis et en Europe, le développement du secteur se manifeste par la création de nombreuses PME innovantes. Certaines dentre elles se sont lancées dans lexploitation de ces nouvelles connaissances sous forme de procédés industriels. Entrepreunariat Lenjeu crucial de notre proche avenir repose donc sur la capacité des entrepreneurs à transformer leurs innovations biotechnologiques en produits commerciaux. Le deuxième séminaire de bio-entrepreneurship, intitulé From University to a biotech start-up, leur était consacré le 24 octobre à lULg; il était organisé par la BBA (Belgian Bioindustries Association), lInterface Entreprises-Université de lULg et BioLiège, le pôle biotechnologique de notre Institution. Des spécialistes des biotechnologies et de la création dentreprises, mais également des entrepreneurs ont eu loccasion de débattre de ce sujet devant un grand nombre de participants. Quant au Pr Michel Delorme (associé au Pr Paul Beaulieu) de luniversité de Québec, il a fait part de son désir de collaborer avec lULg, notamment au sein du centre de recherche créé par Pierre-Armand Michel et Georges Hübner, professeurs à lEcole dadministration des affaires. Ce centre à dimension internationale, focalisé sur les aspects managériaux de lindustrie des biotechnologies, aura pour mission de développer les connaissances scientifiques et stratégiques sur la gestion des entreprises, sur la gestion des transferts de technologies et sur la dynamique des grappes dactivités industrielles des bio-industries. Dans le même sens, le potentiel scientifique et économique des zones de lEuregio Meuse-Rhin a fait lobjet dune conférence (LifeSciences in the Euregio Meuse-Rhine) le 9 novembre à Jülich (Allemagne), à linitiative de lEuregional Working Group Technology Transfer, dont lInterface Entreprises-Université est un membre actif. Le succès de ces deux événements majeurs a démontré, si besoin en était, la dynamique actuelle des biotechnologies.
Patricia Janssens |
Peter Praet à lULg Le 23 novembre prochain, Peter Praet, ex-chef de cabinet du ministre fédéral des Finances et depuis peu directeur de la Banque nationale de Belgique (BNB), donnera une conférence à luniversité de Liège, sur le thème Culture européenne, Economie mondiale : un défi pour les wallons ?Peter Praet sexprimera ainsi devant des étudiants et représentants des entreprises sur notre façon de réagir face à linnovation technologique et aux nouvelles tendances des affaires, en sattardant sur les données macro-économiques de nos régions. Il y expliquera également pour quelle(s) raison(s) lEurope suit les Etats-Unis et de quelle(s) façon(s) on peut innover davantage. Il conclura en positionnant lentreprise européenne dans lactuel contexte de globalisation. Peter Praet aura la privilège de présenter une vue qui est à la fois celle de lentrepreneur, de lentreprise et de léconomie. Considéré comme un des plus brillants économistes belges, il a en effet été amené à assumer successivement le poste de Chief Economist au sein de la Fortis Banque, puis celui de chef de cabinet au ministère des Finances. Cette fonction lui a permis de contribuer activement au projet de réforme fiscale et à la préparation des réunions de lEuro-groupe. Habitué des cénacles internationaux, de la Commission européenne et du Fonds monétaire international, enseignant à lULB, il vient dêtre nommé directeur de la Banque nationale de Belgique. Cette conférence, organisée conjointement par la faculté dEconomie, de Gestion et de Sciences sociales de lULg et lUnion wallonne des entreprises liégeoises (UWEL) est gratuite et ouverte à tous. Elle se déroulera le 23 novembre prochain à 18h30 au Sart-Tilman, dans lauditoire de Méan (parkings 15 et 16).
A.V.
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Les absents ont toujours tort Luniversité de Liège se trouve au coeur de lAipu, une association internationale qui entend promouvoir la réflexion sur la pédagogie dans lenseignement supérieur. Rencontre avec Michel Delhaxhe, son secrétaire général.À lissue de la troisième édition du bal de lULg, les contempteurs de lan passé navaient pas manqué de se métamorphoser en thuriféraires. Et pour cause... Autant lavouer demblée, lévénement fut une incontestable réussite aux dires des 4500 rescapés qui bravèrent efficacement la grève des bus, les affres des 24h de Louvain-la-Neuve et la perspective dun lendemain de cours un peu nébuleux . Nous eûmes droit à une folle sarabande, cornaquée par le Recteur himself, qui eut vite fit dadopter les allures dune colonie de pingouins dopée à lEPO. Willy Legros, par ailleurs danseur virtuose aux dires de la co-présidente du Bal (Marie-Noëlle Charlier, pas flagorneuse pour un sou, était sa cavalière pour louverture), ne cachait pas sa satisfaction : « La gestion de lévénement par nos étudiants ne cesse de saméliorer. Lon voit quon a affaire à de vrais universitaires soucieux de faire toujours mieux sans hésiter à se remettre en question. Dailleurs, les personnalités présentes pour nous soutenir prouvent lintérêt dune telle manifestation qui pourrait bien devenir LE bal de la ville de Liège. »
![]() (Photo Ch. Gauder) Une réaction prise sur le vif qui nous démontra avec force arguments que sa légendaire sympathie pouvait se muer en une franche... bonne humeur que daucuns esprits espiègles attribueront, à tort (il va sans dire), à une consommation plus quhonnête... de jus dorange. Devant les excellentes prestations du DJ et du groupe Wall Street, la convivialité était donc à la hausse. Et lorsque la catalepsie se substitua insidieusement à lesprit festif, lheure vint de regagner cahin-caha le moelleux réconfortant de sa couette en pensant, selon sa paire chromosomique, aux bâillements coquins des décolletés affriolants ou à ces torses masculins dénudés un peu gauchement sous les feux de la rampe. Bref, à lineffable poésie de lan prochain.
F. T.
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Valérie et David tiennent les rênes de la Fédé La Fédération des étudiants a de nouveau une direction bicéphale. Valérie Kupper et David Straet, deux étudiants en droit de 22 ans, prennent en effet les commandes pour lannée académique nouvelle. Deux personnalités enthousiastes qui se complètent bien.« Cest laspect associatif de la Fédé et les projets intéressants que proposent les différents cercles qui la composent qui nous ont attirés », explique David. Brun aux yeux vifs, il déambule entre les locaux du rez-de-chaussée... pour se replonger dans ses dossiers. Pour lui, le domaine de lenseignement prime. Structuré, prolixe, plutôt nerveux, il sexprime : « Je veux créer une commission pour relancer la réflexion sur les problèmes rencontrés par les étudiants tant au sein de lUniversité - engagements pédagogiques, évaluation des enseignements - quau niveau communautaire - vers une politique générale pour un enseignement de qualité et une plus grande liberté daccès (bourses, numerus clausus). La Fédé est ouverte à toute problématique universitaire; elle est à lécoute de tous les étudiants. Je crois que les étudiants ny pensent pas assez. »
![]() Deux sourires à la tête de la Fédé (Photo F. Denoël) Blonde, la silhouette fine, Valérie est absorbée par plusieurs documents. Posée, souriante et compréhensive, elle répond efficacement à toutes les sollicitations. « Lavantage de la co-présidence, cest non seulement une certaine répartition des tâches mais entre nous, il y a une réelle complémentarité dintérêts. La présidence est aussi un moyen de faire entendre notre voix dans les hautes sphères de lUniversité. » Elle voit plutôt le versant culturel de notre vie estudiantine via les projets comme le passeport Opthémus ou le Bal de lUniversité. « Il faudrait réduire le fossé qui existe entre les étudiants dune part, et de lautre, les autorités académiques. La Fédé donne la possibilité de créer des liens, de rapprocher tout le monde, même si, malheureusement, nous ressentons une certaine étanchéité entre la Fédé et les étudiants. Pourtant, il faut le savoir, la Fédé permet aux étudiants dêtre écoutés grâce à ses nombreux représentants qui siègent dans les différentes organisations de gestion de lUniversité. » Alors, si vous avez des projets à réaliser, des problèmes au sein de lInstitution ou simplement des questions qui vous brûlent les lèvres, nhésitez plus : des oreilles sont là pour vous écouter !
Marilyn Mahy
Contacts : Fédé, tél. 04.366.31.99
site http://www.student.ulg.ac.be/fede/
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Livres à coeur ouvert, les yeux fermés « Pardon. Désolée, je dois encore passer. » Pas évident de se frayer un chemin dans les allées étroites de la bouquinerie de la Croix-Rouge, surtout avec une pile dun demi-mètre de livres et revues sur les bras. Imperturbable, le monsieur se colle contre le rayon Histoire, me laisse passer, les yeux toujours rivés sur son livre. La concentration est de mise dans les petites pièces de la bouquinerie. Certains scrutent lentement les rayonnages à la recherche de la perle rare. Dautres tournent et retournent les pages dun ouvrage, le posent, le reprennent, relisent quelques pages, puis se décident. Dautres encore savent très bien ce quils cherchent, comme cette jeune fille qui, pour un travail scolaire, a besoin dun livre qui nest plus édité. Les derniers emportent frénétiquement tout ce quils trouvent; ils découvriront leurs achats plus tard. « De toute façon, à ce prix-là, pourquoi se priver ! »Apparemment, ils furent nombreux à trouver leur bonheur lors de la grande bouquinerie de la Croix-Rouge des 20, 21 et 22 octobre derniers, puisque plusieurs milliers de livres, du polar de poche au livre dart, ont trouvé acquéreurs. Une aubaine pour ces acheteurs, bouquinistes, amateurs, étudiants ou simples curieux, qui trouvent quantité douvrages variés à partir de 20 francs. Une opération réussie pour le service des bibliothèques de la Croix-Rouge de la province de Liège, qui gère une centaine de bibliothèques en hôpital, en maison de retraite, en prison ou à domicile : grâce aux fonds récoltés lors cette vente, elles améliorent leur infrastructure et peuvent acquérir des livres neufs, des livres à grands caractères plus adaptés pour les personnes dont la vue est déficiente, des cassettes audio, mais aussi des livres pour enfants. Raison de plus pour ne pas se priver daller jeter un coup doeil à la bouquinerie, ouverte toute lannée. Cest aussi un bon plan pour les étudiants qui veulent se constituer à coût mini une maxi bibliothèque de référence de livres très classiques, quils soient en français ou dans une autre langue.
C.E.
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