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Le destin de Liège, petit bourg, se scelle le jour où l'évêque Lambert y est assassiné au début du VIIIe siècle. Les pèlerins affluent alors sur le lieu du martyre de Lambert, si bien que son successeur décidera de transférer à Liège la capitale du diocèse. Les nombreux religieux qui viennent peupler la bourgade entraînent dans leur sillage commerçants et artisans. Liège grandit rapidement et prend l'allure d'une véritable petite ville ecclésiastique. Charlemagne y installe sa villa et y fait de nombreux séjours.

En 972, arrive Notger, son nouvel évêque. Avec lui, Liège n'est plus seulement la capitale d'un diocèse mais aussi celle d'un Etat, une Principauté, qui va gérer ses affaires en toute indépendance pendant plus de 800 ans ! Notger fait construire une enceinte fortifiée tandis qu’un palais et une cathédrale voient le jour sur ce qui s'appellera plus tard la place Saint-Lambert. A son heure de gloire, la Principauté de Liège couvrira près d'un tiers de la Wallonie actuelle.

Pendant plusieurs siècles de luttes sociales, de guerres et de troubles politiques, les Liégeois montrent constamment leur ferme volonté de rester Liégeois et libres. La révolution française trouve un écho à Liège en août 1789 : l’évêque est chassé de la ville tandis que nobles et clergé doivent renoncer à certains privilèges. Mais la révolution annonce la fin de l'indépendance liégeoise. Les territoires de la Principauté seront bientôt séparés et annexés successivement à la République française et au Royaume des Pays-Bas. En 1830, les Liégeois participeront aux combats qui donneront naissance à la Belgique.

Aujourd'hui, avec ses 200 000 habitants, Liège est la plus grande agglomération wallonne. Toute son histoire a contribué à forger "l'esprit liégeois". Le mot liberté a, pour ses habitants, toujours résonné avec une sonorité particulière. C’est cet attachement à la liberté que symbolise encore le Perron.

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Palais de Justice

La gigantesque place Saint-Lambert (Le Centre), devant la façade classique (XVIIIe siècle) l’ancien palais des Princes-Evêques du pays de Liège, s’étend aujourd’hui là où jusqu’en 1793 s’élevait la gigantesque cathédrale Saint-Lambert, détruite par les Révolutionnaires. Des piliers en treillis marquent de nos jours l’emplacement de ses anciennes colonnes.


L’église Saint-Jacques passe pour la plus belle église de style gothique flamboyant (début du 16e siècle) au monde : l’extérieur doit être rénové ; l’intérieur l’a été, et sa peinture de la voûte comme du chœur sont spectaculaires.


Dominant l’ancien quartier du centre, places du Marché et Saint-Lambert, l’étonnant dôme rond de l’église Saint-André - Le Centre - (milieu du 18e siècle). Cette église n’a servi au culte qu’une vingtaine d’années. Depuis la Révolution liégeoise, contemporaine de la Révolution française (été 1789), elle a été transformée en entrepôt puis en garde-meuble. C’est aujourd’hui une salle d’exposition. A l’arrière, on devine les deux cours du palais des anciens Princes-Evêques du pays de Liège.

Le site du mémorial interallié se compose d'une basilique et d'une tour. En tant que première ville à s'être efficacement opposée aux envahisseurs en 1914, Liège a été choisie comme lieu d'édification d'un monument interallié. Offerts par les nations alliées, plusieurs monuments y sont intégrés.



L’Hôtel de Ville de Liège (Le Centre), de style et d’époque classique, 18e siècle, vient lui aussi d’être admirablement restauré et repeint comme il l’était à l’origine, avec un enduit rouge « sang de bœuf » vif… malgré la persistance du vieux surnom, médiéval, de l’Hôtel de Ville de Liège : la Violette (à cause d’un magasin à l’enseigne de cette fleur au 14e siècle !). A droite, le fameux Perron liégeois, monument signifiant l’attachement des Liégeois aux libertés.

Le Perron liégeois est une colonne sur une estrade (perron), symbolisant dans tout le pays de Liège, depuis le Moyen Age, la droiture de la justice et la fierté des libertés. Du perron étaient proclamés les nouvelles et les actes du pays. Le monument initial a été embelli. De haut en bas, on y voit désormais : une croix, une pomme de pin allégorie de l’éternité, trois Grâces, le perron lui-même sur son estrade de trois marches, des lions images de souveraineté, et plusieurs étages d’une fontaine.



La seconde façade du palais des Princes-Evêques (Le Centre) est plus récente (1850) : elle a été construite dans un style néo-gothique chéri des Liégeois. C’est aujourd’hui la résidence du gouverneur et la salle du conseil de la province belge de Liège.

 

Le musée Curtius (Le Centre), du nom (latinisé !) de l’armateur liégeois Jean De Corte, est une « folie » architecturale déroutante de la Renaissance mosane. A l’époque où il fit édifier son palais (début du XVIIe), Corte était l’homme le plus riche de la ville. A l’intérieur du bâtiment, on trouvent aujourd’hui diverses collections archéologiques, ainsi que le Musée du verre.

Sa rénovation toute fraîche, aux couleurs éclatantes, épate autant les Liégeois que les visiteurs !

 

Charlemagne est né à Liège en 742 (Quartier Guillemins - Avroy). Il est mort à Aix-la-Chapelle (Aachen, à 45 km à l’est de Liège, mais en Allemagne) en 814. Il avait été couronné empereur (de l’Empire romain) d’Occident la nuit de Noël de l’an 800, par le pape.

Les Allemands le croient allemand (Karl der Grosse), les Français, français (Charlemagne); parfois, les Italiens, italien (Carlomagno). Il est unanimement vu comme le Père de l’Europe.

 


C'est ici, à la Basilique St-Martin, au pied du Publémont, que se déroula en 1312 la Mâle St-Martin, un épisode important de la lutte pour le pouvoir à Liège.

La nouvelle tour carrée fut achevée vers 1410. Restaurée en 1840 en 1871, elle est basilique depuis 1886.

 

<-- Une des œuvres du Trésor est le Buste-reliquaire de saint Lambert, réalisé à Aix-la-Chapelle par l'orfèvre Hans von Reutlingen, avant 1512. Symbole par excellence de la patrie liégeoise, le Buste-reliquaire de saint Lambert assiste aux grandes cérémonies d'Ancien Régime. Une gravure de 1653 du célèbre artiste liégeois Michel Natalis a popularisé le buste à travers toute l'Europe.

 

Horloge à six cadrans d'Hubert Sarton, célèbre horloger liégeois (1748-1828) -->


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
Université de Liège
Mars 2005 - Cellule Internet