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Introduction: Le doctorat... et après?

En communauté française de Belgique, différents organismes subventionnent le doctorat sous forme de bourses (FNRS, FRIA, Fonds spéciaux de recherche, etc.). En même temps, sur le terrain, le travail de recherche s'effectue en grande partie grâce au temps et à l'énergie que peuvent y consacrer les doctorants. Il en résulte que le nombre de docteurs diplômés a régulièrement augmenté au cours des dernières années (voir Figure 1), et l'on peut se demander ce que deviennent ces docteurs une fois leur thèse présentée. Les universités n’engagent qu’une faible proportion des docteurs qu’elles forment ( environ 20%). En France, on entend souvent dire que pour les docteurs, le marché de l’emploi est saturé, et que leur formation très spécialisée suscite une réticence des entreprises (bien que la situation s’améliore, grâce notamment à l’action de l’association Bernard Gregory). Le doctorat est-il autre chose qu'une manière d’alimenter les universités en main d'œuvre ? Qu'en est-il exactement chez nous ?

 

Figure 1 — Évolution du nombre de doctorats avec thèse ou agrégation de l’enseignement supérieur en Communauté française de Belgique : statistiques du CIUF (1989-1997)

 

Pour y voir plus clair, l'association Objectif recherche a lancé une enquête auprès des docteurs diplômés voici 4, 8 ou 12 ans. Cette enquête visait à décrire la situation d’emploi des docteurs et à recueillir leurs avis sur la formation reçue. Plusieurs réunions du groupe de travail “ politique scientifique ” ont été consacrées à l’élaboration d’un questionnaire visant à cerner la situation présente, les perspectives d’avenir et l’analyse rétrospective  de la période dévolue à  la préparation d’une thèse par les docteurs qui ont surmonté avec succès cette épreuve. En fin de compte, considèrent-ils que le résultat en valait la peine ?