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Un regard rétrospectif sur la formation
Une autre série de questions portait sur la formation doctorale.
Interrogés sur leurs motivations initiales, les docteurs citent bien plus souvent le goût de la recherche (90 %) et la perspective d’une carrière académique (52 %). Parmi les choix offerts, une formulation proposait comme motivation à s’engager dans le doctorat le fait que ce travail constituait “ la seule possibilité d’emploi à la fin du deuxième cycle ” (peut-on encore parler de motivation dans ce cas de figure !). Cette réponse n’est pas dominante mais quelques particularités méritent d’être signalées. Ainsi, environ 30 % des docteurs en sciences naturelles citent cette motivation contre seulement environ 15 % des docteurs dans les autres disciplines. De plus, une certaine évolution temporelle a été remarquée : 25 % des docteurs diplômés en 1995 citent cette motivation contre seulement 15 % des docteurs diplômés en 1987 et 1991.

Figure 4: Motivation initiale des doctorants
A la question portant sur l’estimation de la durée du doctorat, le pic se situe à 4 ans (67 réponses), suivi de peu par les 62 réponses de docteurs ayant consacré 5 ans à leur thèse. Cette estimation subjective est inférieure à celle que fournit le calcul de l’intervalle entre le doctorat et le diplôme de second cycle. Il est donc possible de réaliser un doctorat en 4-5 ans, même si certains ont eu besoin de 6 à 10 ans.
En ce qui concerne le mode de financement de ces études, on note une prépondérance de statuts mixtes. C’est notamment le cas de la plupart des mandataires de l’IRSIA qui ont complété une bourse de trois ans par divers autres revenus. 25 % des docteurs ont un passé d’assistant au cadre des universités et 20% ont été mandataires du FNRS ou d’autres grands fonds. En revanche, le privé, les régions, les fonds spéciaux de la Communauté française, l’Etat fédéral semblent n’avoir financé qu’un très faible nombre de doctorats. Ces sources de financement se combinent sans doute avec d’autres pour gonfler la rubrique des statuts mixtes.
Invités à évaluer leur formation doctorale, deux tiers des docteurs s’estiment satisfaits de l’encadrement reçu et de l’équipement disponible, mais seulement 55% des budgets de fonctionnement. Même si ce sentiment est majoritaire, le nombre d’insatisfaits est important.