Retour au sommaire

La situation professionnelle des docteurs

Premier chiffre rassurant: dans 85% des réponses, l’intéressé bénéficie d’un salaire à temps plein. Nous n’avons reçu que trois réponses de docteurs au chômage ou sans revenus. Mais cela signifie également que peu de docteurs créent leur propre emploi (moins de 4% d’indépendants  Il existe néanmoins un nombre non négligeable (5%) de situations mixtes (salaires et activités d’indépendant).

Par ailleurs, plus de 40% des docteurs récemment promus ont un contrat à durée déterminée, ce qui n’est le cas que pour 2% des docteurs diplômés avant 1988 (Figure 2). Ce chiffre confirme l’existence d’une période de précarité dans les premières années après la thèse.

 

Figure 2 — Répartition des docteurs bénéficiant d’un contrat à durée déterminée en fonction de l’année d’obtention du diplôme

 

Si l’on examine la répartition des emplois par secteur, on constate que plus de la moitié des réponses  proviennent  du personnel des universités (54%). Le secteur privé marchand n’occupe que 18% des docteurs de l’échantillon, et ceux-ci proviennent essentiellement du domaines des sciences naturelles ou appliquées. Ici également, il existe des situations mixtes. Toutefois, on peut penser que la proportion de docteurs travaillant à l’université est surestimée dans notre échantillon (environ un tiers des questionnaires envoyés l’a été par courrier interne : nous avons donc à un taux de réponse supérieur pour cette catégorie, et sans doute aussi une plus grande probabilité de retrouver l’adresse d’un docteur s’il continue de travailler à l’université où il a présenté sa thèse).

 

Figure 3a — Sentiment de valorisation du diplôme de docteur en fonction du secteur d’activité

 

Les docteurs estiment que, globalement, leur diplôme est valorisé (Figure 3a), sauf en ce qui concerne les indépendants, les salariés du secteur privé non-marchand et, dans une moindre mesure, ceux du secteur privé marchand. Le taux de satisfaction, qui est de 90% à l’université, tombe à 60% dans le secteur privé. Le salaire (Figure 3b), se situe majoritairement dans la tranche de 70 à 100 000 francs nets, mais plus souvent dans la tranche inférieure de 50 à 70 000 francs pour les docteurs dans le domaine des sciences naturelles, avec des variations selon la discipline (chimie, physique, biologie). Quarante-trois docteurs (18%) indiquent que leur travail actuel n’implique pas de recherche.

 

Figure 3b —Salaire net en fonction du secteur d’activité. Notez que le salaire net est exprimé en francs belges (1 EUR=40.3399 BEF)